Mercredi 1 juillet 2009
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La Fête de la fraternité se tiendra le 19 septembre au Zénith de Montpellier, dès 11 heures et jusqu'à la fin de la soirée.

Pour nous aider à organiser et réussir une journée que nous souhaitons festive, familiale et réflexive, vous pouvez faire un don à Désirs d'avenir.

 

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Par Arno - Publié dans : Désirs d'avenir 86000-Poitiers
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Mercredi 13 mai 2009

Je vous invite tous à venir sur mon blog principal et à faire connaître ce site à vos contacts

 

 

Le site

 

http://segoleneroyal2012.over-blog.fr/

 

Et à vous abonnez à la Newsletter de ce site

 

Bien à vous, Arnaud Fage

Par Arnaud Fage - Publié dans : Désirs d'avenir 86000-Poitiers
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Dimanche 25 janvier 2009

Changer de modèle économique : du local au global

Chères amies, chers amis,

Aujourd’hui, j’ai présidé, à la Maison de la région Poitou-Charentes, une conférence sociale réunissant les entreprises et les salariés (et leurs organisations syndicales et professionnelles), ainsi que les acteurs de l’économie sociale et des représentants des comités d’entreprises.

Nous avons adopté
un plan d’actions dans le cadre de cinq priorités (pour consulter le détail, rendez-vous sur le site de la Région) :

  • Soutien à l’activité économique avec 83 millions d’euros d’investissement en Région et 50 millions pour le financement des entreprises ;

  • Création de 4 700 stages de formation et la création de 300 emplois pour ceux qui en ont le plus besoin ;

  • Mise en place d’aides à la mise en œuvre de véhicules à un euro par jour pour les salariés d’entreprises volontaires de la région, ainsi que pour les stagiaires de la formation professionnelle, avec 2 000 premiers bénéficiaires dès 2009 ;

  • Renforcement du dialogue social par une aide aux comités d’entreprise des sites industriels en difficulté économique et la création de comité de bassins d’emplois ;

  • Soutien aux filières qui innovent et s’engagent dans le développement de la croissance verte pour créer les emplois de demain (filière bois, filière sur l’énergie renouvelable avec le plan photovoltaïque, la filière de l’agriculture biologique, l’écotourisme).


Dès demain, j’irai sur le terrain constater la bonne mise en œuvre de ces efforts de la Région en faveur de l’emploi, en me rendant à Parthenay dans les Deux-Sèvres. Après une rencontre avec les petits producteurs agricoles sur le marché, je rendrai visite à des créateurs d’entreprises grâce aux
Bourses régionales Désir d’entreprendre.

Dans le même esprit, je présiderai lundi la Commission permanente du Conseil Régional qui sera consacrée au développement de l’apprentissage, à la création du service public régional de la formation professionnelle et à la mise en œuvre de l’ambitieux plan régional de développement du photovoltaïque.

Cet engagement de la puissance publique au niveau régional est indispensable mais ne suffit pas. La crise économique et financière que nous traversons nécessite une réflexion globale sur le système capitaliste tel qu’il fonctionne – ou plutôt dysfonctionne.

C’est le sens du
déplacement d’étude à Belém au Brésil que je vais effectuer de mercredi à lundi pour participer au Forum social mondial, à l’invitation du Recteur de l’Université de Belém (ce déplacement est financé sur fonds privés et personnels, c’est-à-dire ni par la région Poitou-Charentes ni par Désirs d’avenir).

Depuis le premier Forum social mondial à Porto Alegre en 2001, la réflexion sur un autre monde possible est impérative. J'ai d’ailleurs accueilli dans ma Région, à deux reprises, les universités d'été d'Attac parce que
je crois salutaires ces débats et ces échanges dont les militants altermondialistes ont pris l'initiative contre la pensée dominante il y a une dizaine d'années et aujourd'hui en déroute.

J'ai toujours été et je suis plus que jamais convaincue qu'on ne peut pas rebâtir une proposition alternative et crédible aux désordres actuels du monde sans être à l'écoute de tous ceux, sans exception, et en particulier des militants, des associations, des citoyens qui s'engagent sur le terrain, qui résistent à la folle logique du profit à tout prix, qui inventent d'autres façons de poser les bonnes questions et d'autres façons de faire.

La 8ème édition du Forum Social qui se tient à Belém revêt une importance particulière, non seulement parce cette grande rencontre revient dans le pays fondateur qui lui donna son impulsion originelle, mais également parce que l'état du monde (en proie à une crise financière, économique, sociale, écologique, politique, morale...) témoigne dramatiquement de l'échec des politiques ultra-libérales et de l'idéologie qui fut celle de la révolution conservatrice dont on voit aujourd'hui les dégâts planétaires.

Un cycle se clôt

A nous de faire que celui qui s'ouvre, au-delà des promesses sans lendemain de moralisation superficielle, remette réellement les choses d'aplomb en redonnant aux citoyens un vrai pouvoir de décision sur le destin collectif.

Le Brésil et le travail conduit par le président Lula permettront, sur place, d’approfondir deux idées :

  • C’est un laboratoire de pratiques politiques innovantes (dont le Budget participatif créé à Porto Alegre, très largement mis en pratique dans tout le pays, et que j’ai repris en Poitou-Charentes au travers du Budget participatif des lycées) dont certaines peuvent être reprises en France.

  • C’est un grand pays, non pas émergent mais émergé, qui comptera de plus en plus dans les nouveaux équilibres du monde.


Plusieurs sujets abordés par le Forum social de Belém seront, à mes yeux, majeurs :

  • La crise alimentaire ;

  • Les biens publics dont l'accès libre doit être garanti à tous (l'eau, la culture, l'éducation, le net, etc.) avec, entre autres, le problème du brevetage du vivant ;

  • La lutte contre l’esclavage moderne avec une charte d’engagement signée par quatre états brésiliens dont le Para, la région dont Belém est la capitale, qui en détient le triste record (notamment dans les grandes propriétés agricoles) ;

  • La situation et l’avenir de l’Amazonie (une journée lui sera dédiée) au travers de trois dimensions : le changement climatique, la biodiversité et le respect des peuples indiens.


Tous ces sujets sont un concentré des grandes questions de la mondialisation marchande et du productivisme court-termiste à l'opposé d'un développement respectueux des équilibres écologiques.

Et puis, enfin et toujours,
la démocratie participative sera au cœur du Forum : de l'élaboration des décisions ("partager les décisions pour prendre les bonnes", disons-nous en Poitou-Charentes) au contrôle citoyen de l'application des politiques publiques (rendre des comptes). Je suis d’ailleurs fière que le travail de la Région Poitou-Charentes sur la démocratie participative ait été labellisé dans le cadre de « 2009 année de la France au Brésil » par le comité franco-brésilien d’organisation.

Voilà en quelques mots les raisons de mon déplacement d’étude au Forum social mondial de Belém.

Mais je vous rendrai compte bien sûr au fur et à mesure les débats qui s’y tiendront et les entretiens que j’y aurai (à commencer, dès mon arrivée, par un rendez-vous avec le président du Parti des travailleurs du brésil, Ricardo José Ribeiro Berzoini).

Cordialement,

Ségolène Royal

La plus belle définition de la démocratie (Lettre d'Amérique 5)


"Mon voyage en Amérique s'est achevé aujourd'hui. Une nouvelle ère a débuté, le changement est en marche. Barack Obama a pris une décision symbolique, la première : comme il l'avait promis, la prison de Guantanamo sera fermée d'ici un an. L'Amérique est fière à nouveau, fière du visage qu'elle offre au monde.

En quittant Washington, en dialoguant à l'aéroport avec des Américains, je sens une confiance nouvelle, dénuée d'arrogance. Je mesure la force tranquille que donne la volonté de renouer avec un destin collectif. Un pays divisé est un pays affaibli, nerveux, aux aguets, perméable aux tentations violentes. Un pays uni est fort, capable de surmonter les épreuves sans chercher à en imposer aux autres.

Les réunions de travail que j'ai eues mercredi m'ont confirmé la volonté de changement et de résultats des nouvelles équipes en place. Au Sénat, je me suis entretenu avec Amy Klobuchar, une jeune sénatrice du Minnesota, étoile montante du Parti démocrate et spécialiste des questions environnementales. Signe encourageant, elle souhaite qu'à Copenhague l'année prochaine, un accord soit enfin signé par tous les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, au premier rang desquels les Etats-Unis et la Chine.

Elle s'est montrée par ailleurs confiante sur les chances de bonne entente et de coopération entre la Maison blanche et le Sénat, tout accord international de cette envergure devant être ratifié par la « Chambre des Etats ». Le fait que Barack Obama et Joe Biden en soient issus (pour la première fois depuis l'époque Kennedy/Johnson) explique cet optimisme.

Nous avons évoqué les réticences de l'industrie automobile américaine à changer ses habitudes. La demande  a évolué, les familles durement touchées par la crise préfèrent désormais des voitures plus économes en carburant. Mais l'offre américaine n'a pas su s'adapter,  avec pour conséquence la crise majeure que traversent des géants comme General Motors.

Pour toutes les entreprises automobiles qui cherchent à modifier leurs gammes de voitures en faveur de plus petites cylindrées, Amy Klobuchar propose de mettre en place, à titre transitoire, des compensations financières. Idée pertinente  à étudier  : la relance de l'économie et l'avènement d'un nouveau modèle de développement respectueux de l'environnement sont plus que jamais liés.

Au Congrès, j'ai eu également une réunion avec James Oberstar, président de la Commission des Transports à la Chambre des Représentants. Personnage très chaleureux, James Oberstar est par ailleurs francophile. Il m'a remis en détail la partie « investissement » du plan de relance, Etat par Etat, dépense par dépense.

Le montant global du plan Obama est de 800 milliards de dollars sur deux ans, soit 3% du PIB chaque année. Le stimulus sur l'économie américaine est considérable, grâce notamment à un crédit d'impôt de 1000 dollars par an qui touchera 150 millions d'Américains. 85 milliards de dollars concernent les seuls investissements en infrastructures, avec un volet environnemental important :

* 30,25 milliards pour les autoroutes et les ponts (l'engorgement du trafic conduisant à une hausse très importante de la quantité d'essence consommée) ;

* 12 pour les transports en commun ;

* 5 pour les voies ferroviaires ;

* 5,25 pour l'aviation ;

* 14,275 pour les infrastructures vertes (assainissement de l'eau par exemple) ;

* 7 pour l'ingénierie des corps d'armée américaine ;

* 10 milliards pour les constructions fédérales ;

* 400 millions consacrés à l'administration du développement économique ;

* 734 millions pour les gardes-côtes ;

* 55 millions pour l'administration maritime ;

* 45 millions pour le Saint-Laurent.

C'est donc un programme de modernisation sans précédent depuis le New Deal de Roosevelt en 1932 qui sera adopté dans les prochains jours. Peut-être pourra-t-il servir à acheter les TGV qui font si cruellement défaut aux Etats-Unis ! James Obestar soulignant le besoin d'équipements en trains à grande vitesse, je lui ai en tout cas suggéré d'acheter la technologie française développée par Alstom !

A la FED, la banque centrale américaine, j'ai eu un entretien avec le Gouverneur Warsh, un des quatre membres du Board. Entretien d'une grande franchise, révélateur d'un changement d'état d'esprit. Interrogé sur l'origine de la crise financière, le gouverneur a eu des mots durs à l'égard des institutions chargées de la régulation financière, parlant même de « paresse »  et de « complaisance ».  Lucidité salutaire, qui devrait rendre possible de nouvelles pratiques.

La journée de mercredi, consacrée aux problèmes financiers, économiques et environnementaux s'est achevée par un déplacement au Lincoln Memorial. Pour Barack Obama, Abraham Lincoln est le président capital de l'histoire américaine : c'est lui qui a eu le courage d'abolir l'esclavage le 1er janvier 1863 ; lui aussi qui a eu la force d'âme de prôner sans relâche l'unité de la nation.

Au centre de ce lieu de mémoire trône la statue majestueuse de Lincoln, devant laquelle Martin Luther King prononça en 1963 son célèbre « I have a dream ». Et à côté, gravée dans le marbre, l'adresse qu'il prononça à Gettysburg, avec cette formule lapidaire qui offre la plus belle définition de la démocratie : « Un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».


Ségolène Royal

Sur une petite phrase et sur l'essentiel (Lettre d'Amérique 4)


Chères amies, chers amis,

Je viens de prendre connaissance des commentaires moqueurs sur les radios, ce matin, au sujet d’une de mes déclarations sur la campagne de Barack Obama, que j’aurais « inspirée ».

Je comprends que cette phrase ait pu surprendre ceux qui, à distance, n’avaient ni le son ni l’image : « Son ego est devenu totalement démesuré ! », se sont-il dit…

Alors, quelques précisions pour les rassurer.
Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c’est à une question amicalement provocatrice d’un des journalistes que j’ai répondu de façon humoristique ! Intention bien comprise par l'AFP, comme on peut le voir sur la vidéo de l'interview et comme en atteste la dépêche*.

Sur la campagne et l'utilisation d'Internet, c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer de Barack Obama, et peut-être même, ici ou là, à le « copier ».

La force de l’événement vécu ici et dans le monde m’a impressionnée… mais pas au point de perdre la lucidité !

Il y a bien d’autres événements majeurs à vivre… Comme, par exemple, cette interview très symbolique de Colin Powell sur CNN et je voudrais vous en dire quelques mots. Car elle est révélatrice du nouveau climat politique américain.

Dans cette interview, Colin Powell, ancien chef d’état-major interarmées et ancien secrétaire d’Etat de George W. Bush, a répondu sans détour sur la question de la perte de leadership moral des Etats-Unis, conséquence de la politique étrangère menée après 2001 (souvent contre l’avis de Colin Powell lui-même).

Il a reconnu dans une interview très forte, et avec beaucoup de calme que nombre de décisions de l’administration Bush avaient miné la position des Etats-Unis et décrédibilisé leur parole et leur influence dans le monde : l’invasion de l’Irak, les entraves aux droits de l’Homme à Guantanamo ou Abou Ghraib, les enlèvements secrets de personnes suspectées de terrorisme, leur internement secret et leurs tortures dans des prisons hors du territoire américain.

Il a salué la phrase du nouveau président Barack Obama selon laquelle « la sécurité de la nation ne pouvait pas être assurée aux dépends des libertés. »

Il a beaucoup insisté sur l’influence positive du trajet personnel de Barack Obama sur la jeunesse noire en particulier.

Dans un troisième temps, il a salué l’invitation lancée à John McCain de dîner avec les Obama la veille de l’investiture. Il a salué l’élégance du geste et de la réponse du challenger battu.

Colin Powell y a vu le signe de ce bipartisme dont l’Amérique et son président auront tant besoin pour vaincre la crise, intérieure et extérieure. D’ailleurs, les décisions que Barack Obama a prises dès aujourd’hui en sont le signe. D’une part, l’arrêt immédiat des interrogatoires musclés à Guantanamo. D’autre part, il a réuni les chefs d’état-major pour parler de l’Irak et de l’Afghanistan. Enfin, il a réuni ses conseils économiques pour continuer la mise au point, par le dialogue avec le Congrès, du plan de lutte contre la crise économique et financière.

J’observe que la crise est venue des Etats-Unis et de leur système de surendettement des ménages destiné à compenser les bas salaires.

Espérons que ce changement de politique américaine permettra l’émergence d’une gouvernance mondiale avec des règles où la finance sera au service de l’économie et l’économie au service de l’humain."

Ségolène Royal

* Vous pouvez lire ci-dessous la dépêche AFP, publiée après la conférence de presse de Ségolène Royal le 19 janvier à Washington

"A Washington, Royal retrouve "beaucoup de ses convictions" chez Obama

WASHINGTON (AFP) — L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle française, Ségolène Royal, a déclaré lundi à Washington retrouver "beaucoup des convictions" qui sont les siennes chez Barack Obama, dont elle a prévu d'assister à l'investiture de 44e président des Etats-Unis.

"Ce que je trouve formidable dans le discours et la démarche de Barack Obama, c'est à la fois la volonté d'unité et l'idée que chaque citoyen peut participer, doit contribuer à rechercher les solutions du futur", a déclaré Mme Royal lors d'une conférence de presse.

"C'est aussi l'idée que les solidarités et la justice sont des idées-clés de l'émergence d'un nouveau modèle de société", a-t-elle poursuivi. "Donc, je retrouve beaucoup de convictions qui sont les miennes et qui, je pense, vont permettre au monde d'avancer vers la paix, la sécurité et la justice".

Mme Royal, qui doit assister mardi à la cérémonie d'investiture du premier président noir des Etats-Unis, a dit vouloir "partager avec le peuple américain un moment historique exceptionnel".

"Il y a un espoir formidable que la nouvelle Amérique, Barack Obama, puisse engager les Etats-Unis d'Amérique vers des solutions qui répondent à la crise" mondiale, a observé la présidente de la région Poitou-Charentes.

"Ce que nous devons chercher ensemble, c'est un nouveau modèle de société, comment on répond à la crise du capitalisme", a-t-elle estimé.

Mme Royal devait être reçue mercredi par le président de la commission des Transports de la Chambre des représentants, James Oberstar, et par un des gouverneurs de la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis."

Source : Désirs d'avenir

Disparition de notre ancien collaborateur Olivier Marmey


Ségolène Royal et toute l’équipe de Désirs d’avenir présentent avec tristesse leurs condoléances à la famille d’Olivier Marmey, qui a disparu ce week-end. Il était un militant engagé dont l’amitié nous manquera. Il faisait un travail remarquable dans l’équipe vidéo de Désirs d’avenir. Nous nous associons à la douleur de ses proches.

Source : Désirs d'avenir


Le discours de Barack Obama

" Mardi 20 janvier, Washington, au café Millot, Dermon Avenue

Depuis ce café très proche des cérémonies, je vous envoie cette lettre.

Dès cinq heures du matin dans un froid glacial, des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants de tous âges, de toutes les couleurs et de toutes conditions - ce que Barack Obama a appelé le « patchwork of our heritage » - ont convergé vers le Mall pour vivre ce moment historique. Comme s’ils voulaient s’assurer que tout cela était bien vrai !

Et c’est sans compter les milliards d’autres qui, à travers les écrans de télévision du monde entier, et je pense en particulier au continent africain, avaient au même moment les yeux rivés sur cette façade ouest du Capitole.

La cérémonie d’investiture a eu beaucoup d’allure. Barack Obama est sans conteste très charismatique et il se dégageait de cette immense foule, joyeuse et pleine d’espoir, une véritable force démocratique.

Que retenir du discours de Barack Obama ?

Vous le lirez en entier, mais voici les idées et les citations qui m’ont marquée :

  • Tout d’abord un diagnostic sans concession sur la crise économique et sur la violence du monde, qui sont « la conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. »


  • L'Amérique est une nation d'immigrants « qui ont pris des risques » - des hommes et des femmes anonymes -, « qui ont souffert de la morsure du fouet. » Concorde, Gettysburg, Normandy, Khe Sahn sont les quatre batailles auxquelles Barack Obama a fait ensuite référence pour mobiliser les énergies de la nation.


  • La démocratie fait chaque citoyen, qui, par son action, doit accompagner la prise de responsabilité de l’Etat.  Il y aura une transparence absolue de tous les systèmes d’aides.


  • « Cette crise nous a rappelé que sans surveillance le marché peut devenir incontrôlable, et qu'une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis. » Il faut donner à chacun l’occasion de réussir sa vie. Ce n’est pas de la charité.


  • La sécurité de ne peut pas se faire aux dépens des libertés.


  • « Nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur. »


  • L’Amérique a vocation à dialoguer avec le monde entier. C’est parce que les Américains ont connu la ségrégation qu’ils sont conscients de la nécessité de parler à leurs anciens adversaires.


  • « Le monde a changé et nous devons évoluer avec lui. » Mais nous devons le faire, a-t-il ajouté, « avec nos valeurs de toujours ».


  • « Ce qui nous est demandé maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité » (« the new area of responsability »).


  • « C'est le prix, et la promesse, de la citoyenneté (…) C'est la raison pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré. »


Ce discours a duré vingt minutes. La foule était saisie par ces paroles, par cet appel constant à chacun pour qu’il se mette en mouvement, par la force du symbole et la volonté politique.

Des centaines de personnes se sont ensuite déplacé paisiblement du Mall vers Constitution Avenue pour assister au défilé qui montrait si bien la diversité de l’Amérique.

Tout-à-l’heure, nous sommes passés devant une maison sur laquelle est affichée en grandes lettres : « 20 janvier 2009 : la fin d’une erreur »."


Ségolène Royal

Ecouter sans tenir compte ! Un comble...

Par Jean-Louis Bianco, député


"J'écoute mais je tiens pas compte". Voici ce qu'a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement ce 20 janvier sur la réforme de la carte militaire.

Une telle déclaration - qui visait tous les "conservatismes" qui s'opposeraient à ses réformes - est  symptomatique de sa conception du pouvoir. Cela signifie qu'il est pour lui inutile de prendre en considération les appréciations de ceux avec qui il serait en désaccord. Nous avons là la confirmation du pouvoir d'un seul, d'une véritable monocratie.

Nicolas Sarkozy a également déclaré : "On ne voulait pas l'armée italienne, on a eu Carla. C'est quand même plus agréable, en tout cas pour moi". Au-delà de l'humour quelque peu déplacé du chef de l'État, on se demande ce qu'il y a de drôle dans la suppression de 54 000 postes civils et militaires...

Source : Désirs d'avenir


Premières journées à Washington

Lettre de Ségolène Royal, depuis Washington
 

Dimanche 18 janvier

Première journée de déplacement a Washington. Bain de foule à pied, au milieu de plusieurs centaines d’Américains venus, malgré le froid glacial, écouter le message de fraternité et d’unité délivré par Barack Obama. L'émotion est palpable partout. On sent une effervescence. Une attente aussi. Comme le dit celui qui sera président dans quelques heures, nous vivons un « defining moment », un moment historique. Un moment qui ouvre à nouveau l'espace des possibles.

Dimanche, sur le Mall de Washington, au pied du Lincoln Memorial, était organisé un concert-symbole, dont vous avez sans doute vu les images. Le nom de ce concert : «We are one». L'événement est énorme, comme le disent les Américains et Barack Obama lui-même. Le Lincoln Memorial est porteur d'une mémoire vive, une mémoire d'espoir, une mémoire de combat.
 

Symbole, parce que devant ce même mémorial, il y a 70 ans, Marian Anderson, grande chanteuse lyrique américaine noire, produisait avec l'appui de la première dame Eleanor Roosevelt, un concert ancré encore aujourd’hui dans les mémoires. Quelques temps auparavant, l'association des filles de la révolution avait en effet dénié à Marian Anderson le droit de chanter au Constitution Hall de Washington. Devant le Lincoln Memorial, c'était donc un concert de revanche qu’elle offre au public, un concert pour la justice, pour le droit, pour la dignité.

Vingt ans plus tard, en 1963, c’est en ce même endroit que Martin Luther King prononçait un discours resté dans l'Histoire : « I have a dream ». Et là encore que, avant-hier, le premier président noir des Etats-Unis, qui prêtera serment tout à l’heure, fredonnait les airs des plus grands chanteurs de sa nation.

Le Lincoln Memorial est la pierre angulaire, le lien de mémoire de la démocratie américaine dans la capitale fédérale. En face, on voit le Capitole. Au Nord, la Maison Blanche. Et au Sud, le Jefferson Memorial. Magnifique évocation dans l'espace de cette unité que Lincoln avait toujours recherchée et qui inspire, dans chacun des gestes, le nouveau président américain.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Barack Obama a choisi, comme Lincoln l'avait fait en son temps, de se rendre à Washington pour son discours d'investiture en prenant le train à Philadelphie, ville fondatrice de la démocratie américaine.

Ce que j'ai vu dimanche lors de ce concert, c'est une nation rassemblée, fraternelle, dépassant ses divisions pour prendre son destin en main. Les gens voulaient partager leur émotion en toute simplicité et avec sobriété. Il y avait des familles américaines de toutes origines, de toutes conditions, des enfants, des personnes âgées, des Noirs, des Blancs, des Latinos. Tous étaient là pour affirmer leur détermination à faire face aux défis de notre temps. Tous étaient là pour dire leur fierté. Tout simplement.

Lundi 19 janvier

En me rendant à Washington avec Pierre Yves Le Borgn, secrétaire de la Fédération des Français de l’étranger du PS, Christian Monjou, historien des Etats-Unis, j’ai voulu être avec le peuple américain, au milieu du peuple américain. Pour ressentir et partager sa joie, pour témoigner aussi de notre espoir. Car nous avons toujours été ensemble, Américains et Français, quand l’espoir d’un monde meilleur était possible.

La France a été le premier ami des Etats-Unis. J’ai été marquée hier par la visite du Mont Vernon, lieu de résidence de Georges Washington, celui que La Fayette appelait le Père de la liberté. Au Mont Vernon, les clés de la Bastille offertes en gage d’amitié sont toujours précieusement conservées. Symbole que ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous sépare.

Nous pouvons redevenir les partenaires que nous avons été : c’est encore ce que me disait lundi matin Craig Kennedy, le président du German Marshall Fund, l’un des plus grand centre de réflexion américain sur les relations entre les Etats-Unis et l’Europe. L’Amérique de Barack Obama ne réussira pas sans l’Europe ; et nous avons besoin des Etats-Unis pour affronter la crise économique.

J’aurai l’occasion d’en parler mercredi avec James Oberstar, représentant du Minnesota, président de la Commission des transports de la Chambre des représentants, qui a travaillé très étroitement avec l’équipe économique d’Obama sur le volet industriel du Plan de relance. C’est également un point que j’aborderai lors de mes contact à la FED, la Banque centrale américaine.

Pendant sa campagne électorale, pendant la période de transition, Barack Obama a incarné le meilleur de l’Amérique. Il a incarné cette Amérique qui vit encore l’idéal des Pères fondateurs, l’Amérique qui se rassemble autour des principes posés il y a maintenant plus de deux cent trente ans dans la Déclaration d’indépendance. Cette élection est le signe d’une ouverture de l’Amérique. Ouverture à elle-même. Ouverture au monde. Elle lève l’espoir d’une résolution commun des grands enjeux de la planète.

En ces jours mémorables, nous espérons que Barack Obama aura la lucidité et la clairvoyance de comprendre que le monde aujourd’hui est multipolaire et qu’il ne peut en être autrement. Il a la chance de remettre l’Amérique au coeur du monde, non pas en agissant seul, mais en choisissant la voie de la coopération.

Nous devons devenir de vrais partenaires."

Ségolène Royal


Suite du programme de visite aux Etats-Unis

Mercredi 21 janvier

Matin : Mémoriaux Roosevelt et Jefferson

Fin de matinée : Entretien avec M. James Oberstar, President de la Commission des transports de la Chambre des representants

Après-midi : Governor Warsh, Board of Governors of the Federal Reserve (FED)

Après-midi : Entretien avec Mme Amy Klobuchar, Sénatrice du Minesota

Par Arnaud Fage - Publié dans : Désirs d'avenir 86000-Poitiers
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Dimanche 25 janvier 2009

L'investiture de Barack Obama


"Chères amies, chers amis,

Je pars aujourd'hui à Washington, où je resterai jusqu'au 21 janvier.
Je me rends dans la capitale américaine pour assister à
l'investiture de Barack Obama.

L'Inaugural Address d'un président des États-Unis, plus encore que le discours délivré à l'annonce de sa victoire, est le moment où il définit la signification de son élection. Mesurer la portée de cet évènement est essentiel à qui veut comprendre les Etats-Unis d’aujourd’hui, la situation mondiale et, comme en miroir, notre rôle, à nous Français et Européens.

Il ne suffit pas de dire que, par la couleur de sa peau, Barack Obama symbolise la réconciliation « raciale. » Il s'agit plutôt de comprendre pourquoi la réconciliation des États-Unis avec eux-mêmes a toujours dû passer par la réconciliation entre les différentes communautés, depuis le « péché originel » de l’esclavage.

Cette réconciliation est déjà en marche. Par un recours constant à la démocratie participative, Barack Obama est parvenu à toucher tous les Américains, par delà leurs appartenances raciales, sociales ou religieuses. Il a ainsi contribué à vivifier une démocratie américaine pervertie par la collusion entre intérêts économiques et politiques que l’administration Bush entretenait sciemment.

Cette réconciliation a aussi des prolongements politiques et économiques, déterminants dans le contexte actuel de crise. Barack Obama a redonné au pouvoir politique une légitimité qui, de Reagan à Bush, lui avait été trop souvent déniée. Il pourra ainsi s'appuyer sur l'État central pour relancer et réguler l'économie américaine. Certes, il y a du Lincoln et du Martin Luther King dans Obama, mais encore du Franklin Roosevelt.

Sur le plan international, son élection a levé un verrou et, dans une certaine mesure, élargi l’univers des possibles. Elle rend enfin envisageable l’idée d’une réconciliation des Etats-Unis avec le monde et ouvre ainsi la voie à une résolution commune des grands défis de notre temps. Crise économique et sociale planétaire, crise environnementale qui menace la survie même du genre humain, crise énergétique, crise des matières premières, crise alimentaire, crise militaire au Moyen-Orient : rarement plus qu'en ce début de 21e siècle, l'humanité n'a pris conscience d'habiter le même monde, et rarement la nécessité de son unification ne s'est faite sentir avec autant d'urgence.

Comme je l’écris dans Si la gauche veut des idées, la « mondialisation » est contradictoire : entre une interdépendance économique et financière d’un côté et une intégration politique inexistante de l’autre. La question de ce siècle est donc celle de la cohérence à inventer entre mondialisation économique et nécessaire mondialisation politique. Pour la France et l'Europe, la question se décline : quelle serait leur place dans cette mondialisation politique ? Une chose est certaine : les Etats-Unis ne pourront agir seuls.

Pour l'Europe, je tire une recommandation : engager une nouvelle étape de notre intégration, pour qu'un jour nous puissions parler au reste du monde d'une seule voix, plutôt que de dialoguer de manière dispersée avec des partenaires différents, comme nous le faisons encore trop fréquemment.

Pour la France, j'en tire deux perspectives. D’une part, reprendre l'initiative de l'intégration européenne. D’autre part, diversifier nos amitiés. Nous devons ouvrir un dialogue constructif avec l'Amérique du Sud, l'Afrique, l'Inde, la Chine, le Moyen-Orient. En me rendant au Chili, au Proche-Orient et en Chine pendant la campagne présidentielle, en me rendant depuis en Argentine, en Inde et au Maroc, j'ai tenté, à ma mesure, de montrer cette préoccupation.

L’investiture de Barack Obama sera l’occasion, pour moi, de me rendre dans les différents lieux de Washington symboliques de l’histoire politique américaine. Je serai accompagnée par M. Christian Monjou, spécialiste de l’histoire des Etats-Unis et des relations franco-américaines.


Ainsi, je compte visiter :

Le Lincoln Memorial

Abraham Lincoln, l’homme de la Proclamation d’émancipation des esclaves noirs (1863), garant de l’unité américaine pendant la Guerre de sécession, est une des figures historiques dont se réclame Barack Obama. Le mémorial qui lui est dédié est un lieu particulièrement symbolique : Martin Luther King, autre inspirateur du nouveau Président, y prononça son célèbre discours « I have a dream » (1963). Un concert s’y tiendra à l’occasion des cérémonies d’investiture, autour du thème de l’unité (« We are one »).

Le Franklin Delano Roosevelt Memorial

"FDR" est l’homme du New Deal et de la lutte contre la Grande dépression qui suivit la Crise de 1929. Un message politique : la réaffirmation du rôle de l’Etat pour assurer la prospérité économique des Etats-Unis. Une actualité immense…

Le Smithsonian American Art Museum

L’identité politique américaine et ses mythes fondateurs à travers les tableaux du Musée d’art américain : Indian Gallery (George Catlin), Cape Cod Morning (Edward Hopper)…

La résidence de Georges Washington à Mont Vernon

Premier Président des Etats-Unis, Washington est un des Pères fondateurs de la nation américaine. Sa résidence abrite encore aujourd’hui les clés de la Bastille, symbole de l’ancienneté des liens entre la France et son pays.

Au cours du déplacement, j’aurai également des contacts destinés à évoquer la situation économique et sociale. Des entretiens avec des experts ayant travaillé sur la relance de l’économie américaine sont notamment organisés par M. Philippe Aghion, professeur d’Economie à l’Université Harvard. Je rencontrerai par ailleurs des chefs d’entreprise français installés aux Etats-Unis.

Les rencontres suivantes sont prévues :

Entretien avec le Président du German Marshall Fund (GMF)

Le GMF est un des grands think tanks américains. Promoteur d’une meilleure coopération et d’une plus grande compréhension entre les Etats-Unis et l’Europe. Un pont entre nos deux continents.

Participation à la journée Matin Luther King, dédiée au bénévolat

Washington est l'une des villes américaines où les inégalités sociales sont les plus criantes. Il sera particulièrement utile de voir comment travaillent les associations et les acteurs sociaux dans les quartiers déshérités de la capitale. Seront organisées :

•    Une rencontre avec une association de quartier (Bibliothèque Martin Luther King), à l’occasion d’une distribution d’aide alimentaire à laquelle participera le Maire de Washington, M. Adrian Fenty.

•    Une réunion de travail avec quatre associations investies dans l’animation sociale et l’« organisation de communautés » (community organizing). Inspirée de l’action et de la méthode de Saul Alinsky, cette forme d’intervention sociale vise à renforcer la capacité des habitants de quartiers populaires à agir sur leur vie et redevenir maître de leur destin.  Elle a profondément influencé Barack Obama, qui fut lui-même community organizer dans un quartier noir de Chicago et Hillary Clinton, qui rédigea un mémoire sur les travaux d’Alinsky."

Ségolène Royal

Sarkozy et l'immigration : l'imposture démasquée


A lire absolument : les deux pages remarquables de Patrick Weil, directeur de
recherches au CNRS dont les travaux nourrissent de longue date nos réflexions, publiées dans
Le Monde du 15 janvier 2009 sous le titre « Politique d'immigration : le dessous des chiffres ».

La politique de Nicolas Sarkozy de 2002 à aujourd'hui y est rigoureusement
décortiquée et décodée : falsifications statistiques, contre-vérités multiples,
instrumentations électorales, atteintes aux droits élémentaires, inégalités de
traitement... Discriminations, arbitraire et inefficacité à tous les étages, dont la
France, malheureusement, ne sort pas grandie.

Vous pouvez retrouver l'article en cliquant ici.


L'équipe de Ségolène Royal

Protéger la petite épargne, c'est le devoir de l'Etat

Communiqué de Ségolène Royal


"Une fois de plus, la confiance de millions de Français est trompée. Tous ont été inondés de publicité en faveur du Livret A et voilà que la petite épargne est brutalement frappée. On nous a grugés.

Les banques ont été renflouées sans contreparties, la rémunération des banquiers et des traders n'est toujours pas réglementée, mais l'épargne populaire, elle, est sacrifiée. Protéger la petite épargne, c'est le devoir de l'Etat. Je demande donc au gouvernement de ne pas toucher à sa rémunération."


Source : Désirs d'avenir

Précarité chez les patients et les personnels de santé


Pascal Terrasse, député de l'Ardèche, critique les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'hôpital.

Voir la vidéo sur le lien ci-dessous

http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/le-blog/precarite-chez-les-patients-et-les-personnels-de-sante/15-01-2009

Source : Désirs d'avenir



L'action de la Région Poitou-Charentes pour soutenir l'emploi, le pouvoir d'achat
et l'activité économique


Face à la situation économique dégradée que connaît le pays depuis plusieurs mois, la Région Poitou-Charentes s'est engagée pour agir concrètement et rapidement pour soutenir l'emploi, le pouvoir d'achat et l'activité économique.Dès que la crise financière a eu des impacts sur le comportement des banques, Ségolène Royal a réuni le 10 octobre 2008 les représentants des entreprises, des banques et les partenaires de la Région (OSEO, Banque de France) pour analyser la situation, partager les constats et élaborer en commun des mesures de soutien. Ces premières mesures ont été présentées le 20 octobre 2008 et adoptées par le Conseil régional le 24 octobre.

La Région a aussi réorienté son budget pour 2009 pour développer l'emploi et l'activité économique autour de cinq grands axes :

  • libérer les potentiels de la croissance verte ;

  • soutenir les PME, les créations d'entreprises et l'innovation ;

  • investir dans le capital humain ;

  • renforcer les infrastructures et les services publics ;

  • accélérer l'entrée dans la société numérique.

Enfin, pour compléter ces mesures, la Présidente de Région a réuni une conférence sociale régionale pour l'emploi à la mi-décembre pour discuter des mesures à prendre en début d'année. Une nouvelle réunion se tiendra le 21 janvier pour arrêter les mesures qui seront soumises à la Commission Permanente du Conseil Régional le 26 janvier.

  1. Sauvegarder l'emploi

A court terme, l'action de la Région vise à permettre le maintien de l'emploi dans les principaux bassins de vie du Poitou-Charentes, confrontés à des arrêts d'activité importants (CAMIF à Niort, sous-traitance automobile à Châtellerault, difficultés cumulées de plusieurs entreprises moyennes à Rochefort, etc...).

Dans ce cadre, la Région a renforcé son soutien aux dispositifs de reprise des entreprises par les salariés licenciés, notamment sous forme coopérative, avec les bourses régionales « Désir d'entreprendre » pour les SCOP : la Région double l'apport personnel des sociétaires (jusqu'à 5000 euros par personne), de manière à renforcer le capital de la SCOP (Société Coopérative de Production). La conférence sociale régionale pour l'emploi travaille aussi sur la création d'un fonds de participation (apports en capital et en prêts participatifs) pour le secteur coopératif.

La Région entend également mobiliser les dispositifs de relance des emplois aidés, en signant une convention avec l'Etat pour soutenir la création de 300 emplois en contrat d'accompagnement vers l'emploi dans les lycées, les associations et les structures de formation, en veillant à la qualité des emplois offerts (contrats d'une durée de deux ans et temps de travail le plus proche de 35 heures hebdomadaires).

L'un des outils de soutien à la création d'emploi en Poitou-Charentes est constitué par l'aide régionale à la création d'entreprises (bourses régionales « Désir d'entreprendre »), qui peut atteindre 10 000 euros, avec un objectif de 2000 créations d'entreprises aidées en 2009, soit un potentiel de création de plus de 3000 emplois. Plus de 6000 entreprises ont été créées en région depuis 2004.

Plus largement, le budget pour 2009 vise à soutenir l'activité et l'emploi dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, touché par une baisse des carnets de commandes, avec une hausse de 20 % des investissements financés par la Région cette année, concentrée sur les projets relevant d'une maîtrise d'ouvrage de la Région pour assurer leur mise en oeuvre rapide.

  1. Soutenir les entreprises en difficultés

La dégradation de la situation économique et financière à l'automne 2008 a montré l'importance de soutenir activement les PME. Après la réunion de travail avec les banques et les PME du 10 octobre, le plan régional adopté le 20 octobre dernier vise à permettre de mieux répondre à leurs besoins :

- pour permettre aux PME de financer leurs projets de développement (accroissement de leur taille,

réponse à de nouveaux marchés), la Région a débloqué 1 million d'euros pour garantir des prêts pour un volume de 12 à 15 millions d'euros, dans le cadre des ofnds de garantie régionaux avec des financements d'OSEO (PME) et de la SIAGI -société de caution mutuelle de l'artisanat et des activités de proximité (pour les petits commerces et les artisans) ;

- pour répondre aux besoins de trésorerie des entreprises et face à la tension sur les lignes de découvert accordées par les banques, la Région co-garantira des prêts de moyen terme, mis en place par OSEO : avec un coût de 600 000 euros : cet effort permettra de financer 50 % de plus d'entreprises par rapporta ux objectifs fixés par le Gouvernement ;

- pour accompagner les projets innovants, la Région augmente la dotation du fonds régional d'innovation (+ 2,4 millions €). cela va se traduire par un doublement des moyens affectés en 2009 à l'innovation. Elle crée aussi un nouveau fonds de capital risque (doté de 2 millions €) pour les projets des entreprises industriels de taille moyenne.

Cela doit permettre à chaque partenaire de faire son métier : les banques prêter, les entrepreneurs développer et innover, la Région encourager les initiatives et garantir le dialogue entre partenaires.

Face à la faiblesse des fonds propres des entreprises de la Région, de nouveaux outils financiers ont été initiés cette année, en favorisant l'apport en capital ou en prêts participatifs dans les entreprises, avec notamment la constitution de fonds d'investissement de proximité, doté de 1,3 million d'euros dans sa première tranche de décembre 2008. DE nouvelles tranches (4 millions €) sont prévues en 2009. La création du nouveau fonds de capital risque qui est en cours de constitution, pour soutenir les projets industriels conséquents, participe de la même orientation. Les travaux en cours pour mobiliser l'épargne salariale vont aussi dans le même sens.

  1. Mobiliser les moyens en faveur de la formation

Investir dans le capital humain grâce à la formation : grâce aux crédits pour l'éducation et la formation qui représenteront en 2009 plus de 52 % du budget régional, l'action pour l'amélioration de la formation et de la qualification des habitants de la région sera fortement amplifiée en 2009.

La nouvelle politique régionale de la formation professionnelle, engagée en 2005, verra de nouvelles avancées avec notamment la mise en place du compte formation universel régional. Avec pour objectif de permettre à chacun d'obtenir un niveau de qualification supplémentaire, en donnant une seconde chance à ceux qui n'ont pas obtenu un niveau suffisant de formation initiale et en permettant à ceux qui sont déjà formés de progresser. Le compte reconnaît un droit inversement proportionnel à la formation initiale, appréciée en niveau de formation. L'année 2009 verra une montée en charge des interventions de la Région, avec l'objectif d'un doublement à terme du nombre de stagiaires de la formation professionnelle.

Pour permettre aux publics les plus réfractaires à la formation d'acquérir une qualification et ainsi leur assurer une meilleure sécurité de l'emploi, un Service Public Régional de formation professionnelle va être créé au 1er juillet 2009 qui proposera des parcours individualisés et une pédagogie spécifique pour accompagner 3000 personnes par an vers des métiers offrant des débouchés réels. Il permettra d'être plus efficace que le dispositif actuel des marchés publics et constitue un nouveau volet de la réforme de la formation professionnelle en Poitou-Charentes.

Les actions de validation des acquis de l’expérience (VAE) seront amplifiées pour contribuer à cet objectif, tout en adaptant les formations aux besoins de chacun. Pour permettre aussi à ceux qui sont touchés par un licenciement de rebondir et de disposer d'une nouvelle qualification, le contrat régional de sécurisation des parcours professionnels, garantissant un revenu de 90 % du salaire net jusqu'à 1,5 SMIC pendant 18 mois, sera progressivement généralisé. Dans le même esprit, pour ceux qui sont sortis du système éducatif sans formation, l'engagement première chance, après les expérimentations conduites en 2008, sera plus largement ouvert, en combinant accès à une formation qualifiante et réponse aux besoins de recrutement des secteurs en tension.

En direction des jeunes, le budget 2009 veillera à accroître les efforts contre le décrochage scolaire, notamment au travers de l'accompagnement scolaire et de l'apprentissage des langues étrangères, pour éviter que ne se constituent, dès le lycée, des inégalités d'accès aux outils nécessaires à l'insertion professionnelle et sociale. Dans le même esprit, à l'issue de l'évaluation en cours des bourses régionales de la découverte, le soutien aux stages professionnels à l'étranger sera renforcé.

L’objectif fixé en 2005 de créer 2500 places d’apprentissage, répondant aux besoins de formation et aux demandes de recrutement des secteurs qui recrutent, sera atteint à la rentrée 2009. Alors que la Région est déjà parmi celle qui ont le taux d'apprentis le plus élevé du pays, la mobilisation accentuée en 2009 va permettre de développer encore l'apprentissage, notamment dans les filières d'enseignement supérieur (un tiers des places nouvelles) et dans le secteur public.

Enfin, l'accès à la culture pour tous, priorité régionale affirmée depuis 2004 avec le doublement des crédits consacrés à la culture sera poursuivi en 2009, avec des moyens en hausse dans un budget régional globalement stable, notamment pour soutenir les investissements culturels, contribuant ainsi à maintenir à un niveau élevé la demande de travaux dans un secteur professionnel d'excellence.

  1. Favoriser la recherche et l'innovation

Grâce à l'adoption du plan régional pour l'innovation en octobre dernier, la Région dispose aujourd'hui d'un cadre d'intervention lui permettant de soutenir activement les projets innovants. Outre le projet de véhicule électrique régional et la SEM Valagro, les actions conduites au soutien de l'innovation seront amplifiées. Le soutien régional à la recherche constitue aussi une priorité du budget 2009, en accélérant les projets programmés en 2007.

Accélérer l'entrée dans la société numérique : Le budget pour 2009 sera aussi l'occasion d'accélérer l'entrée dans la société numérique. La couverture Internet du territoire régional sera finalisée, grâce à la licence Wimax accordée à la Région et qu'elle met à la disposition des opérateurs qui couvrent les départements où se déploie ce mode de couverture.

Pour que les outils Internet progressent dans les PME, la Région doublera en 2009 son action grâce au chèque TIC des créateurs d'entreprise, en se rapprochant de l'objectif que toute entreprise créée avec le soutien de la Région dispose d'un accès Internet et d'un site commercial. Le réseau mis en place entre les créateurs verra ses actions renforcées.

Enfin, en direction des habitants des quartiers populaires, après la mise en œuvre cet automne du service sur le site des Couronneries à Poitiers en direction de 2500 logements, la Région étendra sur Châtellerault et à Angoulême son action pour l'égalité d'accès à Internet dans les logements sociaux. Les études pour la couverture des autres agglomérations de la Région seront engagées.

  1. Encourager le développement de nouvelles activités industrielles et des nouveaux métiers qu'elles génèrent

Libérer les potentiels de la croissance verte : Pour répondre aux besoins de création de nouvelles activités, favoriser celles qui seront durablement installées sur notre territoire et agir contre le changement climatique, la Région adécidé dans son budget pour 2009 de peser sur les trois leviers que constituent le soutien aux éco-industries et aux éco-produits, à l'éco-construction et aux énergies renouvelables.Le développement des éco-industries et des éco-produits doit permettre de soutenir le développement rapide en région de filières économiques nouvelles dont l'émergence depuis 2004 a déjà permis la création de 15 000 emplois, notamment dans le cadre du pôle régional de compétitivité des éco-industries.

A ce titre, le développement du véhicule électrique régional sera fortement soutenu en 2009 pour permettre la disponibilité de véhicules non émetteurs de gaz à effet de serre, proposés à bas coûts et produits en région. L'objectif est de permettre la production dès la fin de l'année de 10 à 20 000 véhicules électriques par an, destinés aux collectivités et aux entreprises, mais aussi aux particuliers.

Le soutien à la production industrielle d'éco-matériaux constituera le second enjeu de l'année 2009. La montée en charge de la société régionale d'économie mixte Valagro Carbone Renouvelable permettra à la Région de soutenir activement les projets innovants en favorisant les transferts entre recherche et entreprises.

Compte tenu des enjeux économiques et énergétiques de l'habitat, l'année 2009 verra aussi la mise en place du réseau régional de l'éco-habitat. Il aura vocation à constituer l'outil de recherche-développement, de mobilisation et de diffusion de tous les partenaires associés aux projets permettant de construire et de réhabiliter avec des matériaux écologiques en veillant à moins consommer d'énergie, voire construire en masse des bâtiments passifs sur le plan énergétique.

La mobilisation de la filière bois, encore sous-exploitée en région, constituera une action prioritaire en 2009 avec la plan régional pour l'autonomie énergétique des petites communes, proposé par le jury-citoyen réuni en mai 2008 sur le changement climatique.

Le budget pour 2009 permettra aussi d'assurer la montée en puissance des dispositifs, uniques en France, mis en place par la Région avec la Caisse des dépôts pour la construction de logements sociaux neufs économes en énergie et la réhabilitation des logements sociaux pour réduire fortement les charges énergétiques de leurs habitants. En 2009, le budget régional permettra la construction de 650 logements neufs et la réhabilitation de 350 logements dans le parc social, avec l'objectif d'éliminer en six ans tous les logements qualifiés de « passoires thermiques ».

Le troisième levier favorisant l'émergence d'une croissance verte est celui des énergies renouvelables. La Région a fait siens les objectifs européens en la matière, car atteindre une production de 20 % d'énergies renouvelables est essentiel pour la lutte contre le changement climatique mais aussi pour éviter le prélèvement de la rente pétrolière sur l'économie régionale.

La première action consistera en 2009 à permettre aux habitants de la région de participer à cet effort grâce au micro-crédit régional à 0 % énergie verte qui vient d'être mis en place : en 2009, 2000 micro-crédits seront proposés pour que chacun puisse s'engager dans des travaux de maîtrise de l'énergie et de production d'énergie renouvelable, en bénéficiant d'une avance sans coût, pour que ceux qui ne disposent pas des ressources nécessaires puissent le faire.

La seconde action sera le plan régional photovoltaïque, appuyé par la Banque européenne d'investissements, dispositif sans précédent en Europe, pour accélérer la production d'énergie photovoltaïque par les entreprises et les collectivités. Grâce à ce financement global de 400 M€, le Poitou-Charentes sera en pointe dans ce domaine et la Région favorisera ainsi l'émergence d'une filière économique nouvelle grâce à la production décentralisée d'énergie.

Enfin, dans le cadre du plan régional pour le bois et la forêt, un effort conséquent sera produit en 2009 pour engager l'émergence d'une filière bois-énergie de proximité, s'appuyant sur une exploitation raisonnée du potentiel forestier régional et la constitution d'un réseau de transformation et de distribution, contribuant notamment à l'autonomie énergétique des petites collectivités.

L'administration régionale montrera l'exemple avec l'amplification du programme de maîtrise de l'énergie et de développement des énergies renouvelables dans les bâtiments régionaux, avec l'objectif pour 2015, en anticipation sur le calendrier européen, de couvrir 20 % de ses besoins avec des énergies vertes, grâce à une réduction de 20 % de ses consommations, une baisse de 6 % étant déjà constatée depuis 2004.

Source : Désirs d'avenir

Par Arnaud Fage - Publié dans : Désirs d'avenir 86000-Poitiers
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Dimanche 25 janvier 2009

Voeux de Ségolène Royal à la presse régionale

"Chers amis de la presse régionale,

C’est avec grand plaisir que je vous retrouve cette année encore pour cette présentation conviviale de vœux.

C’est à vous et par votre intermédiaire que j’adresse mes vœux de bonne et heureuse année 2009 aux habitants de notre Région, en ayant une pensée particulière pour ceux qui souffrent, qui sont dans la solitude, qui connaissent le chômage.

Avant d’évoquer ce que sera l’action du Conseil Régional en 2009, je souhaite saluer votre profession et le rôle capital que vous jouez dans notre démocratie, au moment où existent du côté du pouvoir des tentations – et pas seulement des tentations ! – de reprise en main de la presse. Voltaire disait : « Soutenons la liberté de la presse, c’est la base de toutes les autres libertés, c’est par là qu’on s’éclaire mutuellement ». Continuez donc à nous éclairer. Servez-vous de la liberté de la presse et elle ne se s’usera pas. Il faut saluer à cet égard le refus de deux journalistes, pour protéger leur indépendance, d’accepter la Légion d’honneur que le pouvoir voulait leur décerner sans même qu’elles l’aient sollicitée.

L’année 2008 a vu des êtres humains mourir de froid et des banques être renflouées à coup de milliards d’euros. Ce paradoxe n’est plus acceptable. L’économie doit se mettre au service de l’humain et les banques au service des entreprises. Un autre modèle de développement économique est possible. Ce nouveau modèle passe notamment par l’intervention de la puissance publique, particulièrement des collectivités territoriales qui ont la capacité de jouer un rôle d’impulsion quand le marché ne remplit pas son devoir. Le véhicule électrique régional à 5000€ en est l’illustration parfaite, j’y reviendrai tout à l’heure.

En 2009, la Région Poitou-Charentes assumera pleinement sa responsabilité en donnant au potentiel économique régional le coup de pouce dont il a besoin pour surmonter les difficultés actuelles liées à la crise économique. C’est ainsi qu’elle engagera toute sa puissance d’intervention dans 12 chantiers, sans augmenter les impôts pour la 4ème année consécutive et en diminuant l’endettement de la Région grâce son leitmotiv : un euro dépensé doit être un euro utile.

Emploi :

plan de relance régional discuté et décidé en janvier
Après la première conférence sociale régionale pour l'emploi tenue il y a quelques semaines, nous avons pris rendez-vous fin janvier pour la mise en oeuvre concrète des mesures :
- soutien à la création d'entrepises avec 2000 bourses tremplins désir d'entreprendre,
- soutien aux filières touchées par la crise en région : par exemple la métallurgie avec une contribution régionale de 2 millions euros au plan de soutien décidé au niveau national entre les professionnels et l'Etat, la mise en place d'un groupement d'employeurs pour amortir les chocs conjoncturels et mutualiser les emplois,
- de nouvelles aides régionales à la consolidation des entreprises, avec des fonds de capital risque,
- soutien accru à l'innovation, après le très bon cru 2008 avec de beaux projets comme Ouest Outillage à Bressuire où je me suis rendue jeudi, grâce à un fonds régional de l'innovation doublé, ainsi qu'à la garantie de prêts et d'emprunts relais de trésorerie ;
- réduction des délais de paiement des marchés publics de la Région à 30 jours pour améliorer la trésorerie des entreprises ;
- soutien aux salariés avec des aides pour ceux qui travaillent dans les PME sans comités d'entreprise, accompagnement des salariés licenciés pour un accès plus rapide à l'emploi (aide à la mobilité, ...).

Croissance verte :

Le Plan Photovoltaïque Régional
Portant sur des investissements de plus 400 millions d'euros, il vise à permettre l'installation de 650 000 m2 de panneaux avec une production annuelle de 73 Gwh (soit 1,5 fois ce que l'ensemble du pays a produit en 2007). Cela représente la création de plus de 1 000 emplois en Poitou-Charentes. Dès maintenant, les premiers travaux sont engagés (par exemple, au titre de la couverture photovoltaïque des lycées, un opérateur vient d'être désigné pour celui de Venours). En mars 2009, la Région mettra en place le fonds de financement grâce au prêt sollicité auprès de la Banque européenne d'investissements.

Le véhicule électrique régional
Ce grand projet, que l'industrie automobile française n'est pas parvenue ou n'a pas voulu mener à bien, verra le jour grâce à la mobilisation de la Région et des entreprises cette année. Le projet d'un véhicule électrique propre « zéro émission polluante » , à bas coût et novateur, présenté au Mondial de l'Automobile 2008, se concrétisera en 2009 dans la Vienne (Chauvigny) par Eco Mobilité qui assurera la commercialisation du 1er véhicule électrique : la Simply City, dans un premier temps auprès des collectivités et des entreprises.

Le microcrédit régional « énergie verte à 0%»
C'est un prêt d'une durée de 6 à 60 mois pour les particuliers, dont les intérêts sont pris en charge par la Région Poitou-Charentes. Parce qu'un logement bien isolé permet jusqu'à 30 % d'économies d'énergie et parce que les énergies renouvelables contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique, la Région a créé ce prêt pour permettre aux ménages en difficulté d'acquérir des installations en énergies renouvelables pour leur habitation ou d'opérer des travaux de maîtrise de l'énergie. Les intérêts des microcrédits, pouvant allant jusqu'à 8 000 euros, seront pris en charge par la Région.
Le microcrédit régional énergie verte à 0% est déjà opérationnel avec 2500 prêts prévus en 2009. Nos objectifs : l'excellence environnementale et le soutien au pouvoir d'achat pour les habitants de Poitou-Charentes.

Formation :

Un nouveau service public régional de la formation professionnelle en juillet 2009
La Région a décidé de mettre en place en 2009 un service Public Régional de Formation, avec l'ouverture de 3 000 places sur l'ensemble du territoire régional. C'est une réforme importante des actions régionales, car actuellement la formation en France profite encore trop souvent à ceux qui sont déjà les mieux formés.
Le système des marchés publics conçu pour l'achat de travaux ou de produits, n'est pas adapté pour amener à la qualification et à l'emploi ceux qui en auraient le plus besoin. Le nouveau service public sera plus exigeant vis-à-vis des organismes de formation : un accueil sans test de sélection, puisque les organismes ont tendance à choisir les personnes les plus proches du profil idéal et c'est donc une première barrière pour les plus faibles qui doit être abolie ; une pédagogie qui s'appuie sur le geste professionnel pour amener à en tirer des règles et des concepts ; un référent unique qui aide à définir le parcours spécifique de chacun et accompagne la personne tout au long de la formation ; la possibilité d'être délivré des problèmes quotidiens pour suivre sa formation : l'hébergement, la restauration, l'accessibilité du site de formation sont autant de conditions de réussite.

Lycée Kyoto
A la rentrée 2009, le 1er lycée 100% énergies propres d'Europe ouvrira ses portes à Poitiers, dans le quartier Saint-Eloi. Un chantier exemplaire et unique en Europe en termes d'excellence environnementale, initié et porté dans son intégralité par la Région Poitou-Charentes.
Si vous le souhaitez, vous pouvez suivre toute l'actualité au jour le jour de ce chantier sur le blog du lycée kyoto.

Rentrée 2009 :

300 places supplémentaires d'apprentissage
Depuis 2005, la Région s'est engagée à créer 2500 places d'apprentis. Avec les 300 places nouvelles créées en septembre 2009, cet objectif sera atteint, avec le développement de l'apprentissage post-baccalauréat et dans les grandes entreprises. L'avance qu'avait la région dans ce domaine a été amplifié et permet de répondre aux besoins des jeunes d'avoir un métier et à la demande des entreprises comme des consommateurs (les nouvelles formations correspondent aux attentes: métiers de la croissance verte, utilisation des nouvelles technologies dans les formations techniques, développement des services à la personne, etc.)

Logement :
1000 logements construits ou rénovés grâce à la région, avec des factures énergétiques en baisse
La Région Poitou-Charentes est la seule à avoir passé un accord avec la Caisse des dépôts pour accorder des prêts à taux zéro pour la construction ou la rénovation de logements sociaux. La contrepartie, c’est d’offrir des logements à très faible consommation énergétique, pour que les locataires paient moins en chauffage que dans leur précédent logement. Ce programme sera amplifié en 2009.

Après la voiture électrique : la maison écologique ! La région a lancé fin 2008 un appel à projets auprès des concepteurs et des constructeurs de maisons individuelles pour qu'ils créent une maison économe en énergie avec un coût de revient de 80 000 euros pour un T3.
Traditionnellement, on met en avant des coûts supplémentaires si on veut disposer d'une maison verte. Notre idée, c’est de rendre la maison écologique dès sa conception, ce qui réduit les coûts et correspond à la demande des familles.

Agriculture :

mise en place d'une organisation des producteurs et augmentation de la commande publique de produits bio
Après de bons résultats en 2008, avec une nette augmentation des exploitants agricoles produisant bio, l'année 2009 verra la mise en place d'une organisation des producteurs en lien avec la filière agro-alimentaire pour mieux répondre à la demande de produits bio et développer le secteur en région. Du côté de la demande, la Région poursuit l'augmentation des repas bio dans les lycées, avec une cible de 20 % de repas bio à la rentrée 2009 dans la majorité des établissements.

TER :
poursuite de la modernisation des matériels, nouveaux services et campagne d'adhésion pour les trajets domicile travail

L'année 2009 verra la montée en charge du plan de modernisation du TER avec la mise en services de nouveaux trains sur le réseau, de nouveaux services, pour continuer à répondre à la forte hausse du trafic : + 40 % depuis 2004. Pour tenir compte de la mise en place du chèque transport, les salariés du Poitou-Charentes seront encouragés à prendre une carte TER pour leurs trajets domicile travail.

Handicap :

mobilisation régionale autour de l'agenda 22
L'agenda 22 est un plan régional destiné à faciliter l'intervention de chaque collectivité au titre de ses compétences pour mieux prendre en compte les personnes en situation de handicap. Cela va de la continuité des déplacements sans obstacles d'un lieu à en autre, en utilisant, par exemple, les transports publics, la voirie, l'accès aux bâtiments collectifs et aux services ; l'accès de tous les jeunes handicapés à l'éducation, à tous les niveaux de formation, de la maternelle à l'université ; dans le domaine culturel et pour les grandes manifestations publiques, la gratuité pour l'accompagnateur de la personne handicapée, pour faciliter son accès à la culture et à ces manifestations. Nous vous donnons rendez-vous le 9 mars au forum régional Agenda 22 que nous organisons pour découvrir toutes ces actions.

Internet :

parachever la couverture du territoire régional et aller vers un objectif de "100 % de nouvelles entreprises connectées"
En 2009, la couverture du territoire de Poitou-Charentes par l'Internet à haut débit s'accélérera. Que ce soit en milieu rural ou dans les quartiers C'est un enjeu important d'aménagement du territoire et de compétitivité pour les entreprises.
Dans le même esprit, la Région accorde à tous les créateurs d'entreprises qu'elle soutient un chèque TIC pour que toute nouvelle entreprise se dote d'un accès internet et crée son site. Là aussi, c'est un gage de développement d'activités nouvelles.

Conclusion :

Comme vous pouvez le constater, la Région Poitou-Charentes ne faiblit pas dans ce qui fait sa spécificité et sa force : l’innovation, l’imagination et la volonté politique alliées à un sens aigu des difficultés et des attentes des habitants de la région, et la capacité à remettre en cause ses politiques pour être toujours plus efficace.

Pour terminer, je vous renouvelle mes vœux, ainsi que ceux des élus qui m’entourent, de bonne et heureuse année 2009."

Source : Désirs d'avenir

Le mépris du Parlement


David Assouline réagit sur la réforme de l'audiovisuel extérieur.

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http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/le-blog/le-mepris-du-parlement/12-01-2009


Source : Désirs d'avenir

La vraie question : le procureur de la République


Jean-Pierre Mignard répond aux questions liées à la réforme de la justice.

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http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/le-blog/la-vraie-question-le-procureur-de-la-republique/09-01-2009


Source : Désirs d'avenir

Oui, l'arrêt de la guerre est possible !

Quiconque est aujourd’hui sincèrement attaché aux droits légitimes des peuples palestinien et israélien – un Etat viable et souverain pour le premier, une sécurité garantie pour le second – ne peut qu’être atterré par l’offensive militaire israélienne. Révolté par le calvaire des habitants de Gaza. Angoissé pour la sûreté à laquelle aspire la population israélienne.

Il y a deux ans, je me suis rendue à Gaza et en Israël à la rencontre des dirigeants puis j'ai longuement dialogué avec des groupes de jeunes étudiants. Des deux cotés, ces jeunes parlaient avec les mêmes mots, la même passion, le même regard farouche : «
On veut faire naître nos enfants dans un monde en paix et on en a assez de la peur. »

Aucune victoire militaire de Tsahal ne garantira la sécurité d’Israël. Est-il possible d'arrêter ce conflit sans fin où les chances de paix sont périodiquement gâchées, parfois des deux côtés en même temps, par le choix à répétition de la politique du pire ? Quelle solution politique, équitable et durable, le permettra ?

Après avoir en équipe écouté, observé et analysé, je vois plusieurs jalons solides d'une paix juste et durable. Les voici.

Tout d'abord, la supériorité des armes n’a jamais mis à l’abri d’une défaite politique, elle l’a même parfois hâtée et c’est encore plus vrai aujourd’hui où l’opinion mondiale, informée comme jamais, voit sur ses écrans le déluge de feu qui s’abat sur Gaza, cette immense prison à ciel ouvert asphyxiée par le blocus et quotidiennement pilonnée.

C’est l’honneur d'Israël que des voix s’élèvent en son sein pour s’opposer à une guerre qui n’atteindra aucun des objectifs, officiels et officieux, que lui assigne le gouvernement israélien : ni l’arrêt des tirs de roquette sur les villes du sud ; ni le démantèlement du Hamas, au contraire installé en fer de lance de la résistance ; ni même la restauration de la capacité de dissuasion de l’armée israélienne, ébranlée après l’invasion du Liban ; ni même le message adressé à l’Iran et au « terrorisme » car les principaux bénéficiaires de cette opération brutale et, à terme, contre-productive, ne sont ils pas les djihadistes les plus obtus et les réseaux d’Al Qaida ?

Marek Halter a rencontré à Damas Khaled Mechaal, le chef du Hamas, à la veille du déclenchement de l’offensive israélienne. Celui-ci lui a dit, rapporte-t-il, que le Hamas qui prônait jadis dans sa Charte la destruction pure et simple de l’Etat d’Israël, était aujourd’hui « prêt à un accord sur la base des frontières de 1967 ». Qu’est-ce que cela signifie ? Une reconnaissance de facto de ce que le Hamas appelle désormais « l’entité israélienne ». Ce n’est pas – pas encore – une reconnaissance de droit de l’existence de l’Etat d’Israël et de son droit à la sécurité mais, dit Marek Halter, « c’est une avancée », qui rappelle d’ailleurs celle jadis accomplie par l’OLP.

Cette reconnaissance nécessaire, n'est-il pas vain d’en faire un préalable absolu à toute discussion alors qu’elle devra faire partie du package si l’on en vient enfin à des négociations sérieuses, équitables parce que respectueuses des droits des deux peuples et impliquant leurs représentants tels qu’ils sont et non tels que les uns ou les autres les voudraient a priori ?

L’Europe doit enfin assumer avec force l’immense responsabilité historique qui est la sienne dans cet interminable conflit. Un peu d’histoire et de mémoire n’est pas inutile pour remettre les choses en perspective. Ce sont des persécutions - l’affaire Dreyfus et les pogroms tsaristes, un crime contre l’humanité - la Shoah,  tous perpétrés en Europe, qui ont conduit tant de survivants à mettre leur seul espoir dans un Etat-refuge. Ne l’oublions jamais.

Les Palestiniens peuplaient cette terre réputée « sans peuple pour un peuple sans terre » et en furent massivement expulsés. Il ne s’agit pas de faire tourner la roue de l’histoire en arrière mais de ne pas oublier que, colonisations britannique et française inclues, cette histoire est aussi la nôtre.

Deux nations se sont constituées dont les peuples ont aujourd’hui des droits qui doivent être conciliés pour qu’ils puissent, l’un et l’autre, coexister dans la sécurité et la dignité.

Trop de pourparlers et d’accords de paix sont jusqu’à présent allés d’échec en échec, en dépit des rares moments où l’on s’est pris à espérer que la raison et la justice l’emportent grâce à quelques responsables suffisamment visionnaires et lucides qui, tous, ont aujourd’hui disparu et, pour certains, ont été assassinés par les extrémistes de leur camp.

Yitzhak Rabin fut l’un d’eux. Il eut le courage de comprendre que l’escalade guerrière conduisait à l’impasse politique et que la sécurité d’Israël, avec laquelle il ne transigeait pas, exigeait une perspective crédible pour les Palestiniens. Cette « doctrine Rabin » est plus que jamais d’actualité. Les grandes lignes d’une paix honorable et efficace sont connues, il n’y a rien à inventer et plus d’alibi derrière lequel se cacher pour, une fois encore, en détruire les chances.

Pour ses responsabilités passées et pour sa responsabilité présente dans l’équilibre du monde, l’Europe doit peser de tout son poids pour que cette guerre de trop qui ne règlera rien soit enfin la dernière et pour que les enfants de Sdérot et de Gaza aient enfin droit à une vie normale dans des sociétés qui ne soient plus dominées par la peur et la haine de l’autre.

L’urgence, c’est l’arrêt immédiat des hostilités suivi d’un cessez-le-feu durable, avec envoi d’observateurs ou de forces internationales chargés d’en vérifier le respect. L’urgence, ce n’est pas seulement, des deux côtés, le silence des armes : c’est aussi l’arrêt de la colonisation dans les territoires occupés et la levée du blocus qui a fait de Gaza un immense ghetto paupérisé en proie, avant même l’intervention militaire israélienne, à une catastrophe humanitaire et sociale, nourrissant frustrations et colères.

L'urgence, c’est la mobilisation conjointe et cette fois-ci déterminée de l’Europe et des Etats-Unis, en liaison avec les pays frontaliers, pour en finir avec l’immobilisme meurtrier qui, depuis 16 ans, a succédé au processus de Madrid et aux accords d’Oslo. Force est malheureusement de constater que la mission confiée par le Quartette à Tony Blair n’a, pour l’instant, rien donné d’autre qu’un piteux alignement sur les positions de l’administration Bush.

L’urgence, c’est que chacun comprenne qu’il n’a pas à choisir ses interlocuteurs dans le camp d’en face mais à prendre, tels qu’ils sont, ceux qui représentent effectivement les populations concernées. Le seul préalable à l’ouverture de premières négociations, ce doit être le cessez-le-feu. Le reste, tout le reste, doit en être l’aboutissement, de la reconnaissance d’Israël et de son droit à la sécurité aux contours d’un Etat palestinien souverain et viable.

Trop de temps perdu, trop de promesses non tenues, trop de malheur de part et d’autres et trop, aussi, de politiques inéquitables accréditant l’idée ravageuse d’un « deux poids, deux mesures » dont toujours les mêmes feraient les frais. Il est temps de stopper ce fol engrenage qui a transformé de jeunes lanceurs de pierres des Intifadas passées en bombes humaines car sinon, comme l’a très bien dit l’écrivain franco-libanais Dominique Eddé, « 
les jeunes oubliés de la vie seront de plus en plus nombreux à être candidats à la mort ». Non par fascination nihiliste ou par fanatisme religieux mais par conviction de n’avoir plus rien à perdre et pas d’autre moyen de faire entendre leur voix.

Il est temps de comprendre aussi qu’il en va non seulement de la sécurité d’Israël et de la dignité de la nation palestinienne mais, plus largement, de l’équilibre et de la sûreté d’un monde où l’éternisation du conflit israélo-palestinien attise le pire.

Rien ne sert de déplorer « l’importation du conflit » : à l’heure d’Internet et des medias télévisés globaux, Gaza est dans tous les foyers et dans toutes les consciences. Les humiliés s’identifient aux humiliés et jugent sévèrement la légèreté avec laquelle la plupart des gouvernements occidentaux semblent, dans cette affaire, traiter leurs propres valeurs. Voilà pourquoi ce qui se joue à Gaza, ce sont aussi nos lendemains à tous car, tôt ou tard, l’histoire présente toujours l’addition.

C’est pourquoi j’en appelle à un effort de lucidité historique et de courage politique de l’Europe, meilleur moyen d'aider Barack Obama à assumer, le jour venu, les responsabilités politiques qui sont celles de son pays.

Mahmoud Darwich, immense poète palestinien aujourd’hui disparu, disait s’efforcer d’exprimer « 
la conscience du perdant ». Il appelait cela « être un poète troyen », c'est-à-dire ne jamais se contenter du récit du vainqueur et de la version du plus fort. Il est temps qu’il n’y ait plus, sur la terre d’Israël et de Palestine, non pas un mais deux perdants, comme c’est le cas aujourd’hui.La paix, forcément faite de concessions réciproques, est possible à condition que la justice et l’intelligence du temps qui est le nôtre soient au rendez-vous.

Car, comme le dit le grand écrivain israélien, Amos Oz, « l
a vie, c’est le compromis. Et l’opposé du compromis, ce n’est pas l’idéalisme, c’est le fanatisme et la mort ».


Source : Désirs d'avenir

Le DVD "Une campagne pour l'avenir"

Nous vous invitons à un peu de détente en découvrant notre DVD, « Une campagne d’avenir ». Une demi-heure de souvenirs, d’amusement, de musique, mais aussi de réflexion et de gravité.

Vous pouvez vous le procurer en nous renvoyant le bulletin de commande rempli (télécharger ici).

Ou, en venant l’acheter directement au 95, boulevard Raspail, 75006 Paris, de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 17 h, les jours ouvrables.

(Coût : 8, 50 euros pour envoi par La Poste, 7 euros sur place.)


Source : Désirs d'avenir

Investir dans l'éducation

Communiqué de Ségolène Royal sur l'éducation

Ségolène Royal comprend l'impatience des enseignants, parents et élèves qui constatent que Nicolas Sarkozy a trouvé des milliards pour les banques et rien pour l'éducation.

Pour combattre la crise économique, la France doit investir dans l'éducation et la formation pour mettre la valeur humaine au coeur du système : voilà la vraie réforme que nous attendons.

Nicolas Sarkozy doit cesser les décisions brutales et non concertées qui conduisent à l'impasse et à la violence, et finalement à l'immobilisme.

Il faut des réformes justes, efficaces, respectueuses et utiles au pays.

Source : Désirs d'avenir


Remettre l'économie au service de l'humain et les banques au service de l'économie

Ségolène Royal a rendu visite à deux entreprises en Poitou-Charentes. Couture Venise Verte, une Scop, créée par des ouvrières du textile, et les Chantiers navals Gamelin, en graves difficultés. Persuadée qu'on peut mettre l'économie au service de l'humain et créer une économie solidaire, elle vient en aide à ces deux entreprises.

Voir la vidéo sur le lien ci-dessous

http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/remettre-leconomie-au-service-de-lhumain-et-les-banques-au-service-de-


Source : Désirs d'avenir

Appel à commandes auprès des grands couturiers

Ségolène Royal lance un appel à commandes, en faveur des Scop. Elle a visité le 6 janvier les 16 couturières de l'entreprise Couture Venise Verte qui, fortes de leur savoir faire, ont repris début janvier 2009 leur entreprise de prêt-à-porter façonnerie sous forme de coopérative (SCOP) suite à une liquidation judiciaire en 2008. (Voir la vidéo ici.)

Pour la pleine réussite économique de cette expérience humaine, Ségolène Royal lance un appel auprès des grands couturiers et des donneurs d'ordre des entreprises textile afin qu'ils passent commande auprès des SCOP et des entreprises de confection et de façonnerie situées en région Poitou-Charentes.

Contact : Couture Venise Verte : 05 49 28 25 17

Source : Désirs d'avenir

La vraie question : le procureur de la République

Jean-Pierre Mignard répond aux questions liées à la réforme de la justice.

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Source : Désirs d'avenir


Message de Ségolène Royal



Chères amies, chers amis,

Je suis très heureuse de vous présenter mes vœux pour l'année 2009.

Je souhaite que cette année vous soit douce et légère.

J'adresse une pensée particulière à toutes celles et tous ceux qui sont dans la solitude, dans la maladie, dans la détresse, au chômage.

L'année 2008 a vu en France des êtres humains mourir de froid tandis que des milliards d'euros étaient destinés à renflouer les banques. Cela ne peut plus durer.

En 2009, je souhaite un monde plus juste et plus fraternel.

Ensemble, avec Désirs d'Avenir, nous y apporterons notre contribution.

Du fond du cœur, je vous souhaite à nouveau une excellente année avec des joies familiales, des joies amicales et beaucoup de bonheur.


Très fraternellement,

Par Arnaud Fage - Publié dans : Désirs d'avenir 86000-Poitiers
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