Sondage Quotidien de Ipsos du 6 Mars 2007
Nicolas Sarkozy l'emporterait au second tour de l'élection présidentielle avec 54% des voix face à Ségolène Royal, créditée de 46% des intentions de vote, selon la cinquième vague du baromètre électoral quotidien Ipsos/Dell pour SFR et Le Point, rendue publique samedi. Le candidat UMP est en hausse de 0,5% et la candidate socialiste recule de 0,5% par rapport à la 3e vague publiée la veille par Ipsos/Dell.
Au 1er tour, M. Sarkozy arrive en tête, crédité de 32% des intentions de vote (+1 point). Mme Royal en recueille 25% (=), tandis que François Bayrou conforte sa troisième position à 19% (=). Jean-Marie Le Pen recule à 12% (+0,5%). Loin derrière viennent Olivier Besancenot à 2.5% (-0.5), Marie-George Buffet à 2,5% (=), Arlette Laguiller à 1.5% (-0.5), José Bové à 1,5% (=), Dominique Voynet à 1% (=) , Frédéric Nihous 0.5%(-0.5)
Quatre autres candidats restent stables à 0,5% des intentions de vote: Philippe de Villiers, Gérard Schivardi, Corinne Lepage et Nicolas Dupont-Aignan. 11% des personnes certaines d'aller voter n'ont pas exprimé d'intention de vote. Ce sondage sera actualisé chaque jour (excepté les dimanches), jusqu'au 4 mai, avant-veille du second tour de l'élection présidentielle.
Ségolène Royal se saisit du dossier Airbus
Selon la présidente du Poitou-Charentes, en campagne depuis jeudi dans le Sud-Ouest, terre natale d'Airbus, les régions pourraient, "comme l'ont fait les länder allemands", aller "jusqu'à une entrée dans le capital d'Airbus.
Elle a annoncé la création d'"un groupe stratégique" chargé d'examiner "des alternatives industrielles" au plan Power 8.
Selon Ségolène Royal , "l'actuel gouvernement est responsable de ce désastre". "Il n'y a qu'en France qu'on voit ça. Il y a de quoi se mettre en colère, les choses ont été laissées à vau-l'eau", s'est-elle indignée devant la presse.
"On est dans un système sur lequel il faut que toute la lumière soit faite: comment se fait-il qu'une entreprise qui a des commandes pour cinq à six ans soit obligée de procéder à des annonces très traumatisantes", s'est demandée Ségolène Royal.
La candidate socialiste à l'élection présidentielle a annoncé la création par les huit régions concernées par l'aéronautique (toutes PS), et "avec l'intersyndicale" d'Airbus, d'"un groupe stratégique" chargé d'examiner "des alternatives industrielles" au plan de restructuration Power8 de l'avionneur.
"Il faut organiser la riposte, dans l'intérêt même de l'entreprise. Les régions ont décidé de servir de contre-pouvoir mais dans un sens positif", a-t-elle commenté.
L'initiative des régions, a ajouté Ségolène Royal, est à la fois "une façon de dénoncer l'inertie gouvernementale" et d'"obliger le gouvernement à se positionner".
Le 1er mars, les Landes ont accueilli, à Mont-de-Marsan, Ségolène Royal. Plus de 10 000 personnes étaient présentes, 6 000 dans la salle, 4 000 à l?extérieur, devant un écran géant. Aprés un discours fort sur l?emploi, et en particulier sur Airbus, la candidate est allée à la rencontre de ceux qui étaient restés dehors, un moment fort de cet évènement. Henri Emmanuelli et Alain Vidalies, tous deux députés des Landes, puis Renaud Lagrave, premier secrétaire fédéral, et enfin Kader Arif, dans sa voiture sur le chemin du retour, livrent leurs impressions sur cette soirée rythmée par l?enthousiasme du sud-ouest. voir la suite en tapant l'adresse suivante: http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/03/02/531/