"Il faut transformer ce vote sanction en vote d'avenir."

Ségolène Royal s’exprime sur le scrutin du 16 mars.
Ségolène Royal constate que "Le mouvement du premier tour s'est amplifié au
second" ce qui implique que"nous devons être à la hauteur, des espoirs que les électeurs
placent en nous ce soir pour transformer ce vote sanction en vote d'avenir
La gauche doit faire face a ses nouvelles responsabilités "Dans un contexte de profonde inquiétude, nous, élus locaux, devons à la fois
protéger, imaginer et surtout réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit au cours des derniers mois. La peur du lendemain s'empare même de celles et ceux qui se croyaient à
l'abri".
Ségolène Royal dresse un bilan de la siutation en France "Nous avons aujourd'hui de l'improvisation, du désordre gouvernemental, nous avons
une perte de sens, de repères, de valeurs. Nous avons une crise morale, sociale, économique, écologique".
Elle demande en conséquence au gouvernement "de renoncer aux mesures fiscales injustes et d'augmenter les retraites et les salaires, de
renoncer au paquet fiscal et de supprimer les franchises médicales.
Le gouvernement a dit après le premier tour qu'il entendrait le message, eh bien, qu'il le fasse et qu'il change sa politique et son
comportement >".
Pour Ségolène Royal,"il ne s'agit pas d'arrêter des réformes mais de faire de bonnes réformes". "La situation est grave, il faut que le pouvoir se ressaisisse et écoute ce que viennent de dire les
Français".
Visite de Ségolène Royal, hier, à Florange, Thionville et Longwy pour soutenir les
candidats socialistes.
Article du Républicain Lorrain
Philippe Tarillon, maire socialiste sortant de Florange, fait le pied de grue devant La Passerelle, l'une des salles de spectacles en vue dans le
secteur. Bientôt quarante minutes de retard pour Ségolène Royal annoncée à 16h. Ce qui devait être un marathon de soutien s'est transformé en sprint effréné entre Florange, Thionville et
Longwy, trois villes où les candidats socialistes sont en position, plus ou moins favorable, pour remporter la mise.A son arrivée à la Passerelle, la grande salle est comble et oublie
l'attente. Elle se lève. « Il faut voter pour Philippe, un maire respectueux des gens, le contraire de l'exemple d'insolence et de désinvolture donné au sommet de l'Etat », le ton est donné, à
chacune de ses étapes éclair, Ségolène Royal attaque de front Nicolas Sarkozy. « Quand j'entends le Président de la République dire en conseil des ministres qu'il n'y a pas de vote sanction
parce qu'il y a beaucoup d'abstentions, je dis qu'il essaie de vider de son contenu le sens des élections municipales, il n'a pas compris la leçon du premier tour et donc il faut refaire la
leçon », a lancé l'ancienne candidate à la présidentielle. Elle va marteler le même message à la maison de quartier de la Côte des Roses, haut lieu de l'abstention à Thionville. Là encore, la
salle est pleine à craquer avec une forte présence de jeunes.
« Dimanche, ici c'est possible, dans votre quartier, où le lien social est brisé depuis longtemps », espère Bertrand Mertz, candidat socialiste qui a accroché le maire sortant au premier tour.
« Dîtes à vos parents d'aller voter », insiste Ségolène Royal qui décrit « une France qui a soif de gens polis qui respectent les citoyens ». A peine un quart d'heure après son arrivée, le
convoi emprunte la direction de Longwy, où elle rencontre le même succès populaire, salle Robert Schuman, accueillie par Jean-Marc Fournel, maire socialiste sortant qui sait que le second tour
sera extrêmement incertain. « Il faut ce très bon maire pour Longwy », lance Ségolène. Elle poursuit sur Sarkozy dont « la seule réforme accomplie est la réforme du paquet fiscal qui offre 15
milliards d'euros aux plus riches ». L'argument porte.
Après avoir fait sa fête au président, elle a entonné un chant d'anniversaire pour le sénateur socialiste Jean-Marc Todeschini, natif de Longwy et qui fêtait ses 52 ans hier. Après ce petit
moment de convivialité, Ségolène est sortie, photographiée par plusieurs dizaines de téléphones portables brandis par des jeunes. « Ségolène en photo c'est pas mal, mais franchement j'aurai
préféré Benzema », précise l'un d'eux.
« A Longwy ça va le faire ! »
Article du Le Républicain Lorrain
Un triomphe hier soir à Longwy-Haut pour Ségolène Royal venue soutenir le maire sortant Jean-Marc Fournel.
Très en forme, Ségolène Royal a fait un triomphe personnel hier soir à Longwy-Haut, devant des centaines de personnes. Et un triomphe aussi à un Jean-Marc Fournel, le maire sortant, qui a pris
au vol l'opportunité.
Bonjour Longwy ! Merci de cet accueil. A Longwy, ça va le faire. Dimanche prochain, Jean-Marc Fournel sera maire. Et on gardera le canton. Mais mobilisez-vous ». Complètement en retard sur le
timing serré, Ségolène Royal, après un passage dans les villes de Florange et Thionville pour soutenir les candidats du PS, a tenu un discours électoral en faveur du maire sortant de Longwy. La
salle Léo-Ferré était noire de monde, devant des centaines de militants conquis d'avance mais aussi quelques dizaines de curieux.Il s'en suit durant une bonne vingtaine de minutes un violent
discours contre le président de la République. « Sarkozy a dit que ce n'était pas grave le résultat du vote de dimanche dernier car il y a eu un faible taux de participation. C'est scandaleux !
C'est la première fois qu'un président de la République n'est pas tout à fait à la hauteur de sa fonction ».
Ségolène Royal scande à nouveau : « Je vous appelle à voter dimanche un bon maire, énergique, travailleur, au service du bien public ». Puis à nouveau, les critiques pleuvent sur la politique
nationale : les retraites maigres, les patrons qui ne paient pas les salariés, « l'invention de six impôts nouveaux », la flambée des prix des denrées alimentaires, de l'essence, les scandales
financiers de la Société Générale, Arcelor Gandrange. Tout y passe et toujours en choeur : « Pas supportable, pas acceptable ! On peut compenser dans nos villes. Plus on sera nombreux à
conduire une municipalité, plus ce sera un vote d'espoir et d'avenir. Avec le même bulletin de vote, on peut sanctionner ! Je reviendrai à Longwy mais mobilisez-vous pour Jean-Marc Fournel
».
Le meeting se termine par un « Joyeux anniversaire Jean-Marc ! ». Ségolène Royal chante mais c'est un autre Jean-Marc qui est fêté, M. Todeschini, sénateur et patron du PS de la Moselle, dont
c'était l'anniversaire hier. La députée de Rombas-Bouzonville, Aurélie Filippetti, se joint à la fête improvisée mais un peu bling-bling. Quelques autographes, un coussin garni de fleurs, des
bises, la sortie est très rapide car l'avion n'attend pas à l'aéroport de Luxembourg-Findel.
"Nicolas Sarkozy n'a pas compris la leçon du premier tour et donc il faut refaire la
leçon"
En visite à Thionville pour soutenir le candidat socialiste à la mairie, Bertrand Mertz, Ségolène Royal revient sur les propos de Nicolas
Sarkozy:"Quand j'entends le président de la République dire en conseil des ministres qu'il n'y a pas de vote sanction, parce qu'il y a
beaucoup d'abstentions, je dis qu'il appelle à l'abstention pour essayer de vider de son contenu le sens des élections municipales"
"Nicolas Sarkozy nous dit finalement que cette élection n'est qu'une péripétie, elle ne vaut rien parce qu'il y a beaucoup d'abstentions, il
n'a pas compris la leçon du premier tour et donc il faut refaire la leçon"
La présidente de Poitou-Charentes appelle les électeurs à "renforcer, approfondir, et élargir le vote sanction (...) pour que ça change, pour
que les engagements soient tenus".
Elle demande à "sanctionner ce nouvel accroc à la démocratie que constitue l'appel d'un président de la République à l'abstention, du jamais
vu dans l'histoire de la République".
Se rendant ensuite à Longwy (Meurthe-et-Moselle), pour soutenir le maire sortant socialiste, Jean-Marc Fournel, Mme Royal s'exprime de nouveau, devant quelque 200 personnes, sur les propos
tenus par Nicolas Sarkozy: "ce sont des déclarations scandaleuses c'est la première fois qu'on entend un président de la République se réjouir
de l'abstention. Il n'est pas tout à fait à la hauteur de sa fonction, une fois de plus", "Il n'en est pas à piétiner une valeur républicaine près, c'est incroyable!".
Dans ce contexte, Ségolène Royal appelle à "voter massivement dimanche prochain",
présentant le scrutin comme un "vote moral, un vote d'espoir, un vote d'avenir", mais aussi "un vote sanction".
Message de Ségolène Royal
Lettre aux adhérents de Désirs d'Avenir
Chers Amis,
Dimanche dernier, c’est un vote d'espoir que nous avons exprimé. Le premier tour du scrutin municipal a placé la gauche largement en tête avec 47 % des suffrages. Je félicite tous les maires,
qui, parce qu’ils ont su moderniser leur ville avec un sens reconnu de l’intérêt général, ont été réélus dès le premier tour, notamment Jean-Claude Boulard au Mans, Gérard Colomb à Lyon, Michel
François Delannoy à Tourcoing, François Hollande à Tulle, Jean-Marc Ayrault à Nantes, François Rebsamen à Dijon, Manuel Valls à Evry, Maxime Bono à La Rochelle. Mais je félicite aussi ces
candidats de gauche qui, dès le premier tour, ont conquis des bastions de la droite : Jean-François Debat à Bourg-en-Bresse, Guillaume Garot à Laval, Valérie Fourneyron à Rouen, Joaquim Pueyo à
Alençon, Christophe Sirugue à Chalon-sur-Saône, Christian Teyssedre à Rodez.
Toulouse Cette poussée de premier tour doit maintenant être confirmée et amplifiée dimanche prochain. Et là, je pense à tous ces candidats qui sont en bonne position pour gagner ou conserver
des villes, petites, moyennes ou grandes comme Blois avec Marc Gricourt, Saint Brieuc avec Danielle Bousquet, Angoulême avec Philippe Lavaud, Caen avec Philippe Duron, Reims avec Adeline Hazan,
Strasbourg avec Roland Ries, Lille avec Martine Aubry, Paris avec Bertrand Delanoë, Toulouse avec Pierre Cohen, Marseille avec Jean-Noël Guérini et bien d’autres encore.
Aujourd’hui, la France a besoin d’initiatives et de confiance. Pourtant c’est la méfiance qui domine, et, je le vois bien souvent, le désarroi. Le gouvernement a voulu réformer en heurtant les
gens de plein fouet, en les braquant, dans le mépris total de ceux qui étaient les plus fragilisés. Il a confondu la brutalité avec la réforme.
Tous, nous avons le sentiment d’entrer dans une période à risque parce que le gouvernement n’a pas pris la mesure des problèmes, parce qu’il n’a pas de cap. Aujourd’hui, trois français sur
quatre vivent avec moins de 1900 euros nets par mois, la moitié des retraités touchent une pension inférieure à 700 euros, les prix augmentent parfois de 30%. La droite baisse les impôts pour
certains et les augmentent pour tous les autres. Taxe sur la santé avec les franchises médicales, hausse du rendement de la TIPP et de la TVA, création d'un impôt sur les séjours hôteliers,
taxation de la publicité, retour en clair-obscur de la TVA sociale : le gouvernement demande aux revenus moyens et modestes de rembourser un paquet fiscal qui coûte 15 milliards chaque année,
75 milliards sur cinq ans.
Afin de lutter contre le déclin qui s’annonce, nous devons choisir de bonnes équipes pour nos territoires. J’ai sillonné toute la France pour épauler de nombreux candidats aux élections
municipales et cantonales. Les équipes qui portent nos valeurs sont les meilleures parce qu'elles font de la politique autrement. Ce sont des équipes au travail, à l'écoute, sérieuses, qui
rendent compte, qui tiennent leurs engagements, qui respectent tout le monde. C'est cela que nous attendons de la politique et c'est cela que nous proposons à nos concitoyens.
D’ici dimanche, il nous incombe de rassembler toutes les forces progressistes à gauche et au centre, sur des idées fortes. J’appelle de mes vœux un rassemblement fondé sur des valeurs communes,
sur des projets partagés, partout où cela est nécessaire et possible : je crois qu’il y a une nouvelle voie à ouvrir. De nombreuses villes ont d’ores et déjà donné l’exemple. Il faut amplifier
le mouvement.
Amis, nous devons tous voter massivement dimanche prochain pour sanctionner une majorité qui reste sourde au premier désaveu que les citoyens lui ont infligé le 9 mars. La victoire de la gauche
aux élections municipales sera celle de tous les Français qui désirent trouver dans l'action publique des réponses concrètes aux problèmes qu'ils rencontrent. Alors, régions, départements et
communes agiront dans le même sens et seront au service de tous.
À très bientôt,
Ségolène Royal