Dimanche 25 mai 2008

Ségolène Royal refuse de "donner quitus" au gouvernement sur la réforme des institutions

Ségolène Royal sur LCI

Ségolène Royal a estimé jeudi qu'"aujourd'hui on ne peut pas donner quitus" au gouvernement par un vote favorable à la réforme des institutions, en commentant l'appel lancé par des députés socialistes en faveur de l'adoption de ce texte.

"Ce que je pense c'est qu'aujourd'hui on ne peut pas donner quitus par un vote au gouvernement, parce que les institutions ne fonctionnent pas bien. On voit des conflits entre l'Elysée et Matignon, on voit un Parlement auquel on impose la loi sur les OGM" avec des "méthodes un peu autocratiques".

"Ce qui manque cruellement dans la réforme des institutions c'est la démocratie sociale". Selon elle, "il faut être beaucoup plus ambitieux sur la réforme des institutions, y intégrer à la fois la démocratie parlementaire, la démocratie sociale et puis la démocratie participative qui est quand même très timide dans ce texte".

"Normalement la réforme des institutions doit échapper au clivage partisan" dans un pays qui "fonctionne bien avec des institutions où chacun joue son rôle, où il n'y a pas d'empiètement du pouvoir des uns sur les autres, où les choses sont claires".

Source : Désirs d'avenir

Communiqué de presse de Ségolène Royal

à propos du conflit des marins pécheurs

Ségolène Royal souhaite que les négociation avec Mr BARNIER Ministre de la pêche, aboutissent très rapidement compte-tenu de la tension qui règne dans les ports. Une réunion de travail aura lieu Vendredi 23 Mai au port de pêche de la Rochelle à 11H00 pour tirer les conséquences, avec les responsables de la profession, des annonces gouvernementales qui seront alors totalement connues.

La répartition des aides de la Région qui a décidé d'apporter 500 000 euros pour soulager les difficultés des familles des pêcheurs sera alors immédiatement mise en œuvre.

 

Source : Désirs d'avenir

« Ceux qui délocalisent devraient rembourser les aides publiques »


Ségolène Royal sur RMC / BFM TV

Jean-Jacques Bourdin : Mais dans une économie de marché, pour Mittal par exemple, qu'est-ce qu'on peut faire ?

Ségolène Royal : On peut imposer la responsabilité des entreprises à l'égard des territoires, lorsqu'elles ont reçu des fonds publics. Les entreprises réfléchiraient peut-être à deux fois avant de délocaliser, elles regarderaient le coût que ça représente pour elles. Ce n'est pas parce qu'on est dans une économie de marché qu'il faut se priver d'une politique industrielle. Ce que demandent les organisations de salariés, à juste titre, c'est qu'il y ait une réunion tripartite entre l'État, le patronat et les organisations syndicales, pour que l'ensemble des engagements qui sont pris par Mittal, qui a promis d'investir en appui avec le Président de la République 330 millions d'euros pour un nouveau projet industriel, soient écrits. Il y a aussi tout le problème de la sous-traitance : Mittal s'est engagé à continuer, même s'ils sont en Allemagne, à faire ses commandes aux sous-traitants en France parce qu'il y a autant d'emplois menacés dans la sous-traitance que dans l'entreprise elle-même et là il y a une vraie loi du silence, souvent, sur les difficultés des sous-traitants.

Jean-Jacques Bourdin : Pourquoi chaque entreprise n'aurait elle pas le droit de négocier la durée du temps de travail ?

Ségolène Royal : Parce que ça conduirait d'abord à un démantèlement de la durée légale du travail, c'est-à-dire que dans les entreprises où il n'y a pas de syndicat, où il n'y a pas de représentant des salariés, dans les petites entreprises où il y a un rapport de force très inégalitaire, les salariés n'auront pas les moyens de résister à la pression patronale et au chantage au licenciement. Donc la durée légale du travail c'est un progrès social considérable, qui est fixé à 35 heures, qui est annualisé, donc il y a déjà des souplesses suffisantes. Je crois qu'il faut réconcilier les français avec l'entreprises, c'est-à-dire trouver des moyens pour faciliter l'agilité des entreprises mais uniquement quand elles sont confrontées.

Source : Désirs d'avenir

Un Congrès de Reims fondateur pour la rénovation du Parti Socialiste


Deux évènements majeurs de l’histoire récente du Parti Socialiste ont pesé lourd dans la défaite de la gauche aux élections présidentielles.

Le Congrès du Mans , tout d’abord, qui a donné lieu à une dramaturgie de façade vers une synthèse finale sensée rassembler les socialistes. Cette synthèse , vide de sens et foulée aux pieds par les responsables socialistes, a discrédité le Parti Socialiste dans sa capacité à proposer un projet à nos concitoyens.

Puis, ce fut l’organisation de primaires internes à quelques mois seulement du scrutin présidentiel. D’une volonté de mener un débat démocratique exemplaire et transparent, cet exercice s’est transformé en une bataille qui laissa des traces profondes dans les mois qui suivirent au Parti Socialiste.

Malgré un parti socialiste désorganisé, les militants socialistes ont fait une campagne électorale de terrain participative, innovante et enthousiaste. Avec une fierté retrouvée, et malgré la défaite, les militants ont dit merci à Ségolène Royal au soir du deuxième tour.

Car, chacun des militants gardait en mémoire le silence volontaire, les coups bas de ceux des socialistes qui n’avaient pas emporté la primaire.

Car, chacun des militants gardait en mémoire l’effet dévastateur des attaques menées contre Ségolène Royal par ses challengers socialistes et reprises par Nicolas Sarkozy tout au long de la campagne électorale.

Le 18 mai 2008, « Rénover Maintenant » a décidé de se rapprocher des socialistes qui veulent renouveler cette même stratégie suicidaire . Dans cette volonté de séparer l’orientation politique du Congrès et l’élection présidentielle, ils veulent priver notre parti de la cohérence nécessaire avec le calendrier électoral au nom d’une ambition qui ne dit pas son nom.

Aujourd’hui, le temps de la clarification et de la cohérence est venu pour le Parti socialiste. Le prochain Congrès doit être utile et constituer un temps fort de la refondation de notre parti. Le projet que nous choisirons au Congrès de Reims devra être porté par notre premier secrétaire aux présidentielles de 2012. Parce qu’alors, nous aurons collectivement le temps de construire notre projet. Parce qu’alors, les socialistes arriveront sereins aux présidentielles de 2012.

C’est pourquoi , membres fondateurs de Rénover Maintenant, nous avons décidé de démissionner de notre courant. Nous ne pouvons, aujourd’hui, accepter de cautionner une stratégie de chaos destinée à préserver les postures de quelques-uns . Il en va du respect envers tous celles et ceux qui comptent sur le Parti socialiste pour leur apporter un espoir.

Nous voulons rester fidèles à la rénovation de notre parti pour laquelle nous avons oeuvré toutes ces années. Nous avions fait le choix en 2007 de soutenir Ségolène Royal . Elle a porté nos idées au delà de nos espérances : démocratie participative, réforma institutionnelle, développement durable, pacte social européen. Aujourd’hui, nous faisons le choix de continuer avec elle le travail de rénovation entrepris.

Yvette Roudy, Vice présidente de Rénover Maintenant et ancienne Ministre

Françoise Mesnard, Vice-présidente de Rénover Maintenant ministre et Vice –Présidente de la région Poitou-Charentes

Béatrice Arruga, Membre de la Direction Nationale de Rénover Maintenant et Vice-Présidente de la région Centre

Source : Désirs d'avenir

publié dans : Désirs d'avenir 86000-Poitiers
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