Désirs d'avenir 86000 - Arnaud Fage

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Tous à la Maison de la Chimie


Chères amies, chers amis,

Je vous invite à une grande réunion de présentation de la contribution que nous soumettrons très prochainement aux militants du Parti socialiste. Elle se tiendra le Samedi 28 Juin de 10h à 13h à la Maison de la Chimie 28 rue Saint Dominique, Paris 7ème (Métro/RER Invalides, Bus n°63/69/83/93)

Notre contribution, notamment alimentée par les 2 500 textes que vous avez envoyés sur le site « Congrès utile et serein » ainsi que les compte-rendus de plus de 200 débats dans toute la France, nous permettra de poursuivre un débat riche et utile lors du Congrès du mois de novembre.

Nous comptons sur votre présence à tous !

À très bientôt,

Ségolène Roya l!!

Source : Désirs d'avenir

Ségolène Royal sur la déclaration de principe du PS

Lire en ligne : Déclaration de Ségolène Royal sur la Déclaration de principe du Parti socialiste.

Je sais qu’il y a bien du scepticisme autour de cette démarche, et ce n’est pas l’adoption unanime d’un texte qui suffira d’ailleurs à le lever, chacun le sait.

Mais je veux vous convaincre que cet exercice n’est pas anodin.

Ce texte, c’est en quelque sorte la carte d’identité du Parti socialiste. C’est celui qui permet à chaque militant, chaque adhérent, de répondre aux questions simples qui nous sont parfois posées : Qu’est-ce qu’être socialiste ? Pour qui, pour quoi luttez-vous ? Comment vous situez-vous par rapport au capitalisme et à l’économie de marché ? Quel est votre idéal ? Quels sont vos moyens d’actions ?

Ces derniers temps, les socialistes pouvaient donner l’impression qu’il y avait autant de réponses à ces questions (pourtant anciennes) que de dirigeants ! Il n’est donc pas inutile d’y mettre bon ordre, d’actualiser nos valeurs, nos références, nos principes.

Il y a dans cette nouvelle déclaration de principe des avancées qui méritent d’être soulignées. Les idées font leur chemin car, avec ce texte, bien des acquis de la campagne présidentielle font leur entrée dans la carte d’identité de notre parti.

En voici quelques exemples parmi d’autres :

- L’écologie : La déclaration de principe dit que le socialisme moderne a pour tâche essentielle, avec l’émancipation sociale, la sauvegarde de la planète et l’invention d’un nouveau modèle de développement, en rupture avec le productivisme qui a longtemps fait partie des références à gauche. Certes, il était temps. Mais c’est la première fois que l’environnement acquiert cette place centrale dans une déclaration de principe socialiste.

- Le PS réaffirme qu’il incarne une critique du capitalisme plus que jamais d’actualité à l’heure de la mondialisation et de la financiarisation. Ici, rien de neuf, mais cela va mieux en le disant ! Surtout, la déclaration clarifie ce que nous opposons au capitalisme : une économie sociale et écologique de marché, combinant secteur privé dynamique et secteur public efficace.

- La démocratie est affirmée comme une fin et un moyen dans ses quatre piliers : démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative.

- Et puis, de nombreuses références sont inscrites dans notre déclaration de principe pour la première fois : la place centrale du travail et le refus de l’assistance, une conception exigeante de la citoyenneté comprenant droits et devoirs, la sécurité des biens et des personnes pour tous, notre définition de la Nation française, le féminisme, des affirmations telles que « le PS est un parti décentralisateur » qui hier auraient soulevé de longs débats...

- S’y ajoute le respect des règles et des militants et l’exigence que les décisions collectives soient respectées.

Bien sûr, cette nouvelle déclaration ne clôt pas notre débat de congrès, elle l’ouvre. Elle n’est pas un aboutissement de la rénovation, mais un point de départ. Mais que tout cela soit désormais inscrit dans le patrimoine commun des socialistes, et qu’ils se rassemblent autour de lui, oui, je m’en félicite.

Ségolène Royal

Source : Désirs d'avenir

Chers amies, chers amis

J’ai le plaisir de vous annoncer la mise en ligne sur internet de notre nouveau site Désirs d’avenir. L’adresse ne change pas, vous la connaissez : www.desirsdavenir.org.

Mais ses nouvelles fonctionnalités, nouveaux habits et ses nouvelles couleurs sont plus adaptés aux enjeux qui sont les nôtres aujourd’hui. Outre les caractéristiques principales qui demeurent (actualités, discours de Ségolène, débats participatifs, etc.), vous trouverez quelques nouvelles fonctions.

Les comités locaux disposent désormais de leur propre agenda, qu’ils peuvent mettre en ligne eux-mêmes. Ainsi, les animateurs locaux pourront signaler les événements et les débats dans les régions, les départements, les territoires.

Autre nouveauté, les adhérents et les inscrits qui postent leur contribution ou leur commentaire pourront ajouter une photo à leur profil et visionner, sur la même page, tous les textes qu’ils ont écrits.
Cela ajoutera peu plus de convivialité, en quelque sorte, pour que ce site Internet continue à être une réelle communauté de rencontres et d’échanges.

Vous découvrirez également un nouvel onglet, entièrement dédié à nos « Jeunes d’avenir », qui, eux aussi, disposent dorénavant des mêmes outils que le site de Désirs d’avenir. Ils nous rejoignent en page d’accueil et géreront eux-mêmes les débats qu’ils souhaitent lancer.

Enfin, vous trouverez, en Une, directement sur la page d’accueil le blog de Ségolène Royal. En plus de la lettre d’informations qu’elle vous fait déjà parvenir régulièrement, vous pourrez ainsi visiter le site pour lire les récits de déplacements, ses interventions, ses argumentaires, ses réflexions et ses commentaires de l’actualité.

J’espère que ce nouvel outil nous permettra de mieux échanger, de mieux nous connaître. Utilisez-le, visitez-le et
enrichissez-le de vos contributions car il est fait pour vous.

Amitiés,

Jean-Pierre Mignard
Président de Désirs d’avenir

Source : Désirs d'avenir

Déclaration de Ségolène Royal sur la Déclaration de principe du Parti socialiste

Chers amis,

Demain, lors de la Convention nationale, les socialistes vont adopter leur nouvelle déclaration de principe.

Je sais qu’il y a bien du scepticisme autour de cette démarche, et ce n’est pas l’adoption unanime d’un texte qui suffira d’ailleurs à le lever, chacun le sait.

Mais je veux vous convaincre que cet exercice n’est pas anodin.

Ce texte, c’est en quelque sorte la carte d’identité du Parti socialiste. C’est celui qui permet à chaque militant, chaque adhérent, de répondre aux questions simples qui nous sont parfois posées : Qu’est-ce qu’être socialiste ? Pour qui, pour quoi luttez-vous ? Comment vous situez-vous par rapport au capitalisme et à l’économie de marché ? Quel est votre idéal ? Quels sont vos moyens d’actions ?

Ces derniers temps, les socialistes pouvaient donner l’impression qu’il y avait autant de réponses à ces questions (pourtant anciennes) que de dirigeants ! Il n’est donc pas inutile d’y mettre bon ordre, d’actualiser nos valeurs, nos références, nos principes.

Il y a dans cette nouvelle déclaration de principe des avancées qui méritent d’être soulignées. Les idées font leur chemin car, avec ce texte, bien des acquis de la campagne présidentielle font leur entrée dans la carte d’identité de notre parti.

En voici quelques exemples parmi d’autres :

-      L’écologie : La déclaration de principe dit que le socialisme moderne a pour tâche essentielle, avec l’émancipation sociale, la sauvegarde de la planète et l’invention d’un nouveau modèle de développement, en rupture avec le productivisme qui a longtemps fait partie des références à gauche. Certes, il était temps. Mais c’est la première fois que l’environnement acquiert cette place centrale dans une déclaration de principe socialiste.

-      Le PS réaffirme qu’il incarne une critique du capitalisme plus que jamais d’actualité à l’heure de la mondialisation et de la financiarisation. Ici, rien de neuf, mais cela va mieux en le disant ! Surtout, la déclaration clarifie ce que nous opposons au capitalisme: une économie sociale et écologique de marché, combinant secteur privé dynamique et secteur public efficace.

-      La démocratie est affirmée comme une fin et un moyen dans ses quatre piliers : démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative.

-      Et puis, de nombreuses références sont inscrites dans notre déclaration de principe pour la première fois : la place centrale du travail et le refus de l’assistance, une conception exigeante de la citoyenneté comprenant droits et devoirs, la sécurité des biens et des personnes pour tous, notre définition de la Nation française, le féminisme, des affirmations telles que « le PS est un parti décentralisateur » qui hier auraient soulevé de longs débats...

-      S’y ajoute le respect des règles et des militants et l’exigence que les décisions collectives soient respectées.

Bien sûr, cette nouvelle déclaration ne clôt pas notre débat de congrès, elle l’ouvre. Elle n’est pas un aboutissement de la rénovation, mais un point de départ. Mais que tout cela soit désormais inscrit dans le patrimoine commun des socialistes, et qu’ils se rassemblent autour de lui, oui, je m’en félicite.

Source : Désirs d'avenir

Le mépris du dialogue social : les syndicats trahis

À Paris, le gouvernement a d’abord incité les syndicats à négocier. Alors la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME ont accepté, à titre expérimental, d’assouplir les règles relatives aux contingents d'heures supplémentaires. On leur a promis de reprendre leurs propositions dans la loi. En récompense : une trahison ! Dans le projet dévoilé en fin de semaine dernière par le gouvernement, on découvre la possibilité, contestée par les syndicats, de déroger aux 35 heures.

François Chérèque s’estime « trompé par le ministre du Travail », tandis que Bernard Thibault s’offusque de la méthode et du contenu du projet de loi relatif au temps de travail, qui « modifie autoritairement les 60 articles du code du travail ». « C’est gravissime », juge-t-il à raison.

Pour ajouter l’insulte à l’injure, à Bruxelles, le gouvernement français a lâché nos voisins espagnols, belges, grecs ou hongrois qui ont vivement critiqué, d’une seule voix, l’autorisation de pousser la durée maximale du travail à 60, voire 65 heures, dans l’Union européenne.

Voilà le résultat d’une politique gouvernementale qui méprise le dialogue social. Non seulement c’est gravissime pour les garanties collectives, mais c’est aussi une forme de sabotage de toute tentative future de réforme. Aucune réforme n’est juste et efficace si elle ne respecte pas le dialogue social et si elle le décrédibilise comme l’a fait le gouvernement.

Si la loi n’est pas fidèle à l’accord et étend de nouvelles dérogations aux 35 heures, quel crédit les syndicats pourront-ils apporter encore à une négociation ?

Source : Désirs d'avenir

Nouveau design pour le site de Desirs D'avenir !

http://desirsdavenir.org

Ségolène Royal critique "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant"

Ségolène Royal, a critiqué samedi devant des militants socialistes à Bordeaux "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant", à propos notamment de la flambée du prix des carburants.
Si "les caisses sont vides" c'est "parce qu'ils les ont vidées", a Ségolène Royal, qui a jugé que l'on était face à "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant", particulièrement face à la hausse des prix de l'énergie.

Dans ce cadre, elle a appelé à "prélever les profits de Total, qui sont un bien collectif", afin d'investir "80% de ces profits dans les énergies renouvelables" et de "préparer l'après-pétrole".

"Notre principale priorité, ce doit être de s'opposer de toutes nos forces" à la politique menée par le gouvernement, a également affirmé Ségolène Royal, qui a en outre jugé que "sur la scène internationale Nicolas Sarkozy ne fait pas particulièrement honneur à la France".

A propos du processus de désignation du prochain Premier secrétaire du Parti socialiste, qui doit intervenir lors du congrès du PS en novembre à Reims, Ségolène Royal a jugé que le "calendrier est extrêmement long, sans doute trop long".

"Nous avons besoin d'un leader, d'une équipe, d'un projet", a-t-elle poursuivi, ajoutant que "malheureusement, les socialistes allaient devoir attendre le mois de novembre".

En début d'après-midi, la présidente de la région Poitou-Charentes s'était également rendue dans le Lot-et-Garonne, dans le cadre d'un déplacement sur le thème du grand âge et de la maladie d'Alzheimer.

Source : Désirs d'avenir

Voir loin : l’après-pétrole

Face à ce constat dramatique sur nos ressources énergétiques, le sursaut est impérieux. Comment se fait-il que les éoliennes aient été inventées par des Français, expérimentées dans les années 1950 dans la Beauce et que la France n’en construise pas – ou très peu ? Comment se fait-il que notre pays ne produise quasiment pas d’énergie solaire ou géothermique ?
Il faut une réelle mobilisation nationale. Car c’est une nouvelle ère qui s’ouvre. Elle était prévisible, nous n’y sommes pourtant pas prêts. Il va falloir nous adapter beaucoup plus vite que ce qu’on croit à une nouvelle manière de nous éclairer, de nous chauffer, de nous déplacer.

En attendant de pouvoir généraliser des solutions alternatives au pétrole, nous devons tenter de corriger les inégalités qu’entraîne la hausse du prix du baril. Surtout, sans attendre l’après-pétrole, nous devons investir dès maintenant et massivement dans les énergies renouvelables et changer nos modes de consommation. J’ai dit samedi à Bordeaux que l’État, géré actuellement par la droite, était irresponsable, impotent, imprévoyant. Comment peut-on rester à ce point immobile face à une révolution énergétique de cette nature ?

Que la France seule ne soit pas en mesure de faire baisser le prix du brut, soit. Mais que le gouvernement français n’ait pas les moyens de corriger les conséquences néfastes de ces prix exorbitants sur la vie quotidienne des Français, je n’y crois pas. Il faut arrêter d’insinuer que l’État ne peut rien.
Transformer nos modes de vie pour les rendre moins gourmands en énergie et plus autonomes, dans les campagnes ou même dans les villes, c’est possible. Les incitations fiscales pour forcer les entreprises génératrices de profits à investir dans des solutions écologiques, c’est possible.
L’entreprise Total, quatrième producteur mondial de pétrole et première entreprise de France, a encaissé plus de 12 milliards de bénéfices en 2007. Ses profits croissent évidemment à mesure que le prix du pétrole explose. Il faut donc organiser une meilleure redistribution des bénéfices et inciter les compagnies pétrolières à investir dans les énergies renouvelables. J’ajoute que le Royaume-Uni taxe déjà de cette manière British Petroleum.

L’idée de taxation des méga-profits réalisés par Total que j’ai avancée dernièrement a été reprise par les autres dirigeants socialistes. Bertrand Delanoë d’abord, dimanche, a appelé à « taxer Total ». Stéphane Le Foll, lundi, a même rappelé que le géant pétrolier « a profité du poids de la diplomatie française » pour ses implantations internationales. Nous sommes sur la même longueur d’onde pour mieux répartir la richesse de notre pays.

C’est ainsi que je conçois le Parti socialiste. Révoltés par les injustices grandissantes dont souffrent les Français, unis autour des mêmes propositions, confiants en la possibilité d’une autre politique, nous, socialistes, parviendrons à combattre une droite qui n’a pas compris que le monde change.

Source : Désirs d'avenir

Ségolène Royal critique "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant"

Ségolène Royal, a critiqué samedi devant des militants socialistes à Bordeaux "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant", à propos notamment de la flambée du prix des carburants.

Si "les caisses sont vides" c'est "parce qu'ils les ont vidées", a Ségolène Royal, qui a jugé que l'on était face à "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant", particulièrement face à la hausse des prix de l'énergie.

Dans ce cadre, elle a appelé à "prélever les profits de Total, qui sont un bien collectif", afin d'investir "80% de ces profits dans les énergies renouvelables" et de "préparer l'après-pétrole".

"Notre principale priorité, ce doit être de s'opposer de toutes nos forces" à la politique menée par le gouvernement, a également affirmé Ségolène Royal, qui a en outre jugé que "sur la scène internationale Nicolas Sarkozy ne fait pas particulièrement honneur à la France".

A propos du processus de désignation du prochain Premier secrétaire du Parti socialiste, qui doit intervenir lors du congrès du PS en novembre à Reims, Ségolène Royal a jugé que le "calendrier est extrêmement long, sans doute trop long".

"Nous avons besoin d'un leader, d'une équipe, d'un projet", a-t-elle poursuivi, ajoutant que "malheureusement, les socialistes allaient devoir attendre le mois de novembre".

En début d'après-midi, la présidente de la région Poitou-Charentes s'était également rendue dans le Lot-et-Garonne, dans le cadre d'un déplacement sur le thème du grand âge et de la maladie d'Alzheimer.

Source : Désirs d'avenir

La gauche américaine bouge, la droite française piétine


Les 35 heures

J'estime que la droite a trahi la parole donnée aux partenaires sociaux, qui avaient signé un compromis historique. Pour se réformer de façon juste et durable, la France a besoin du dialogue social entre organisations représentatives, c'est-à-dire d'une vraie démocratie sociale. Aujourd’hui plus que jamais. Et c’est cette condition que le gouvernement vient de mettre à mal.

Le 10 avril dernier, la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME ont conclu un accord inédit sur les nouvelles règles du dialogue social en France. Pour démocratiser le dialogue social, les partenaires sociaux estiment que tout accord devrait être désormais signé par des syndicats représentants une majorité des salariés concernés. Symbole de ce compromis historique, la CGT et la CFDT avaient même accepté qu'un accord majoritaire assouplisse, à titre expérimental, les règles relatives aux contingents d'heures supplémentaires.

C'est cette avancée fondamentale de la démocratie sociale que la droite a piétiné en permettant à des organisations minoritaires d'assouplir les contingents d'heures supplémentaires fixés par la loi. Un sacrifice de l’intérêt général pour donner des gages à une droite aux abois. Au final, un formidable gâchis.

L’éducation et les annonces de Nicolas Sarkozy

Dans l'éducation, les coup durs sont déjà donnés. 11 000 postes supprimés en 2007/2008, 20 000 suppressions prévues pour l'année prochaine. La vraie « réforme » de l'éducation de Nicolas Sarkozy est à observer de ce côté-là, beaucoup plus que dans ses dernières annonces.
Les intentions et les promesses de réforme sont souvent floues et n'engagent que ceux qui y croient encore. « Imaginer un lycée beaucoup plus souple. » Pourquoi pas ? Mais qui peut nous dire comment le gouvernement va traduire ce vœu pieu en actes concrets ?

Sur la formation des enseignants, les annonces ont, pour une fois, été précises. Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont voulu supprimer les IUFM sans le dire explicitement, pour faire des économies. La formation des enseignants se ferait donc à l'université, tout simplement. Sans aucun enseignement qualifiant. L'inquiétude des professeurs et de ceux qui souhaitent le devenir est légitime.

Je continue de prétendre qu’une autre politique éducative est possible.

Les émeutes de la faim

La crise alimentaire dans le monde est sans précédent. Elle touche des centaines de millions personnes dans les pays les plus pauvres de la planète.

Les causes sont bien connues : hausse de la demande des grands pays émergents, développement de l'élevage au détriment des cultures, hausse du prix de l'énergie, accidents climatiques...

Les propositions de Nicolas Sarkozy ne sont pas à la hauteur du drame actuel et de la capacité d'initiative de la France : une meilleure coordination des organisations internationales, même si elle est indispensable, est nettement insuffisante.

Je rappelle que l'aide publique au développement a diminué depuis un an, repassant en dessous du seuil de 0, 5 % de la richesse nationale, cela sous les coups de butoir d’une politique étrangère incohérente et au mépris des engagements pris par la France il y a quelques années.

Il nous faut commencer par respecter nos engagements internationaux pour l'aide publique au développement, sous forme de subventions « cash » et non pas de simples annulations de dette.

Je propose aussi qu'on étudie un mécanisme de stabilisation des prix agricoles dans les pays pauvres, sous la responsabilité de la Banque mondiale. La crise actuelle nous montre que nous ne pourrons nous passer plus longtemps d'une politique agricole mondiale.

Ségolène Royal

Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association  Désirs  d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion 

Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/pdf/bulletin.pdf

Source : Désirs d'avenir

Déclaration de Ségolène Royal sur les primaires américaines

Je suis très heureuse du beau succès de Barak Obama à l'issue des élections primaires américaines et je tiens à lui adresser mes félicitations les plus chaleureuses. Je l’avais soutenu dès le départ, avant même qu’il ne devienne favori. C'est un choix historique, celui d'un porteur d'espoir qui a prouvé, durant ces primaires âprement disputées, qu'il incarnait pour son pays un formidable désir de changement et d'avenir. Il incarne l’Amérique d’aujourd’hui etde demain, l’Amérique métissée. Il a massivement mobilisé les jeunes, de toutes origines.

Aux Etats-Unis, le 4 Février dernier, je me suis mêlée à la foule d'un de ses meetings à Boston et j'ai vu la ferveur que suscitait son message auprès d'Américains de tous âges et de toutes origines, fraternellement unis.

De tous les procès instruits contre lui, Barak Obama a su faire une force sans jamais se laisser aller à répondre aux coups bas. Sa campagne populaire et citoyenne, son parti-pris de rassembler, sa capacité à faire bouger les lignes sans sectarisme, sa fermeté sur des valeurs fondamentales ont réconcilié avec la politique beaucoup de ceux qui s'en étaient détournés, à commencer par les plus jeunes.

A l'inverse de tant de responsables politiques qui se disent expérimentés, il a eu, sur l'intervention américaine en Irak, un jugement lucide et c'est, pour en finir avec les errements des années Bush, un atout de poids.

Je lui souhaite aujourd'hui d'avoir, pour l'épauler dans la campagne qui s'ouvre, un Parti soudé à ses côtés car c'est une des conditions de la victoire.

Source : Désirs d'avenir

Revue de presse des régions lors des déplacements de Ségolène Royal


© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 21 Mai 2008. / Lorraine / Société

Ségolène Royal met la pression

Tournée des syndicats, visite de Corus rail à Nilvange, prise de parole sur le piquet de grève CGT du site de Gandrange… Cette nouvelle irruption de la socialiste a fait un tabac.

L'adversaire de Nicolas Sarkozy a exigé hier, en Moselle, le respect des engagements pris par l'Etat et par l'industriel dans la restructuration de l'aciérie de Gandrange.

Tournée des popotes syndicales, visite de Corus rail à Nilvange, prise de parole sur le piquet de grève CGT du site de Gandrange… Comme attendu, cette nouvelle irruption de la socialiste dans le dossier de « la délocalisation de confort » opérée par MittalArcelor a fait un tabac. S'immergeant dans cette France du labeur et de la crise, première étape sur le chemin de la conquête du PS, l'ex-candidate à l'Elysée s'ancre dans le pays réel. Celui auquel l'actuel locataire de l'Elysée avait promis de revenir, d'ici fin juin, graver dans le marbre les promesses de Lakshmi Mittal sur la revitalisation de la filière. Une pilule qui ne passe pas. Le cédétiste Edouard Martin l'a rappelé hier avec émotion, à l'intention de Royal alors en mairie de Fameck. « La plaque de marbre attend toujours dans le garage. Et ça n'est pas une plaque funéraire. On n'a pas le droit de jouer avec nous. Attention à la "Gandrangite" qui ronge cette vallée ! Elle symbolise le manque d'anticipation des industriels. D'ici 2012, les effectifs baisseront de 40 % et on n'a toujours pas mis en place les outils pour opérer les transferts de compétences. Chaque semaine qui passe est une semaine perdue. On est en danger de mort. »Au diapason, Ségolène Royal ne mégote pas son soutien. Elle le fait à la manière d'un Besancenot. Prudente, elle se garde d'ailleurs de tout coup de griffe à l'endroit du postier de la LCR, qui lui a grillé la politesse à Gandrange (lire ci-contre). Daniel, militant rallié au ségolénisme, s'en charge pour elle, remonté par cette singulière concordance de calendrier : « C'est Sarko qui a mis un billet de train dans la poche de Besancenot. Sa pire crainte, c'est un nouveau duel contre Ségolène, il préférerait affronter Delanoë, alors il nous balance Besancenot dans les pattes. » Voilà pour l'explication, livrée brute de décoffrage dans la chaleur et le vacarme de la grande halle de Corus rail.

En opposante acharnée, Royal étrille l'impuissance du gouvernement. « Ce que je retiens de cette journée, c'est ce manque d'anticipation. On mesure à quel point il est nécessaire de prendre en compte l'expertise des salariés. Il faut accorder par la loi un pouvoir d'alerte aux syndicats. Cette méthode a fait ses preuves dans d'autres pays européens, où, je le répète, un site industriel ne pourrait pas fermer dans de telles conditions, dans un secteur d'activité ­ l'acier ­ en croissance de 5 % par an. »

A celle qui réclame le remboursement des aides publiques et le respect des engagements pris en matière de reclassement, Jean-Pierre Masseret suggère un état des lieux des sommes versées. Mais déjà son homologue de Poitou-Charentes embraye à l'intention des représentants de salariés : « C'est vous qui défendez le fleuron de l'industrie française, en lieu et place de l'Etat qui devrait pourtant être au corps à corps avec cette réalité sociale et industrielle. Au lieu de sa scandaleuse désinvolture, le président de la République devrait incarner l'avant-garde de ce combat », conclut l'oratrice dans un vibrant élan de patriotisme économique.

Entre deux appels à la mobilisation, Royal retrouve ses réflexes de candidate. Le temps d'un déjeuner avec le maire de Metz, suivi de son soutien apporté à Clément Arnould, premier adjoint de Fameck en lice pour la cantonale partielle en remplacement de Gérard Lamm, elle sonde les coeurs et les reins pour la nouvelle partie qui se joue. Celle-là la concerne au premier chef. Pour être chef. Mais sans bataille de chefs. A ce qu'elle promet.

Xavier BROUET.


© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 21 Mai 2008. / Metz / Actualité

« Ségolène me porte chance ! »

Dominique Gros maire de Metz et Michel Liebgoitt (député) accueillent Ségolène Royal en gare de Metz.

Pour la seconde fois en trois mois, Dominique Gros a accueilli sur ses terres Ségolène Royal. Non plus en qualité de candidat aux municipales, comme au mois de février, mais ceint de l'écharpe de premier magistrat. Le maire est donc allé quérir l'ex-candidate à la présidentielle (et désormais candidate à la tête du parti socialiste) en gare de Metz, hier à midi. « Que voulez-vous, elle me porte chance ! », s'est enflammé Dominique Gros, qui avait convié son hôte à un déjeuner à l'hôtel de ville, auquel participaient également les députés Aurélie Filipetti et Michel Liebgott, le patron du PS en Moselle Jean-Marc Todeschini, le président de la Région Jean-Pierre Masseret, et le sénateur de Paris David Assouline. Au menu : saumon fumé et volaille aux morilles, arrosés d'un petit vin d'Alsace. Selon l'un des participants, il ne fut « nullement question » de la guerre des chefs au PS mais seulement de l'avenir du site de Gandrange et… de la politique de Sarkozy. La victoire de la gauche à Metz fut, tout de même, évoquée entre la poire et le fromage.


© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 21 Mai 2008. / Thionville / Actualité

Ségolène, la sidérurgie et la politique

Celle qui brigue la tête du Parti socialiste était là pour « comprendre, entendre et écouter » comme l'a indiqué Clément Arnould. /

Hayange, Gandrange, Fameck… Ségolène Royal, accompagné des ténors locaux du Parti socialiste, a passé sa journée dans les Fensch et Orne Vallées…

18h30 tapantes, Ségolène Royale est entrée espace Victor-Hugo à Fameck. Pour l'accueillir, une nuée de photographes, plutôt qu'une foule en délire. Rayonnante, à peine marquée par cette folle journée frappée du sceau de la sidérurgie et du développement économique, celle qui brigue la tête du Parti socialiste a pris place sur une tribune fortement chargée d'élus. Tous socialistes, forcément. Composée d'une majorité de femmes… incontestable signe des temps.

A ses côtés, quelques hommes tout de même. Dont Michel Liebgott, député-maire de Fameck et, l'autre star de la soirée, Clément Arnould. L'actuel candidat à la cantonale partielle du canton de Fameck, arrivé largement en tête du premier tour (47,72 %) devant son challenger UMP Rémy Sadocco (23,76 %). Le tout avec une abstention record de près de 75 %… autre signe des temps.

Car hier, finalement, il n'y avait pas tant de monde que ça. Une petite centaine de curieux, jeunes, couples, familles avait certes fait le déplacement, arrivant au compte goutte salle Victor-Hugo, portable bien en main pour ne pas rater la photo. Carnet et stylo déjà sortis pour oser l'autographe. Le discours de Ségolène sur la sidérurgie en danger, les délocalisations, l'amendement Gandrange que les députés PS vont tenter de faire passer… a bien peu passionné les foules. Ségolène joue de son image. Hier, elle donnait le sentiment d'en avoir été victime, même si Clément Arnould affirmait qu'elle était là pour « comprendre, entendre et écouter » la problématique liée au monde industriel et notamment la sidérurgie. « Elle est aussi venue rencontrer le public. Il n'y a qu'elle qui peut rassembler avec un message novateur, capable de trouver une majorité élargie ».

Source : Désirs d'avenir

Ce que j’ai toujours dit sur la question du libéralisme et ce que je redis


Pour répondre à ceux qui déforment mes propos, voici d’abord les citations complètes de ce qu’ai dit et écrit sur le sujet :

CITATIONS

1) « Dimanche + », le 25 mai 2008

«(…) Il faut rassembler les socialistes sur les valeurs qui sont les nôtres et en l’occurrence, je crois qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redéfinir le contenu du mot socialisme, c'est-à-dire pour l’adapter aux défis du temps présent qui n’existaient pas au XIXe siècle. Les déplacements massifs de population, le réchauffement planétaire, les grandes pandémies, les masses financières qui se déplacent à l’échelle planétaire à la recherche de placements spéculatifs, la crise alimentaire qui est due à la spéculation sur les denrées alimentaires.

Donc ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est comment, avec de nouvelles règles et de nouveaux principes,on garantit à chacun l’accès au bien public collectif, c'est-à-dire manger, se loger, s’éduquer, se soigner et travailler ou être utile aux autres. Donc dès lors que l’on pourra garantir à chacun, d’abord en France mais aussi à l’échelle planétaire, ces fondements même de la dignité humaine, alors le socialisme aura réalisé un idéal (... ). »

« (…) Ce que je pense, simplement, c’est qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redonner de la modernité, un nouveau souffle au socialisme. Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques et je crois que le socialisme a déjà intégré tout l’héritage des droits et des libertés individuelles. Les socialistes et la gauche sont issus de la déclaration de 1789, de la Convention européenne de droits de l’Homme, du combat de JAURES pour DREYFUS, du combat de François MITTERRAND et de BADINTER contre la peine de mort, donc les droits et les libertés individuelles font partie de notre patrimoine commun. C’est très important, faut-il aller donc jusqu’à réhabiliter ce mot de libéralisme ? Non ! (…) »

« (…) Le mot libéralisme a des connotations positives dans certains autres pays, par rapport aux Etats-Unis. En France, non. Il est tellement chargé et tellement synonyme aujourd’hui de capitalisme débridé et de dégâts et d’écrasement des bas salaires, d’insécurité, de creusement des inégalités et donc de violence, qu’il fournit de la violence (…). »

(…) Ce qu’a dit Jaurès sur la question est très important parce que c’est très moderne. Ça reste très moderne, parce qu’il avait déjà intégré cet héritage-là, des droits et des libertés individuelles, au socialisme… mais agrandi à la dimension sociale de l’homme. Et aujourd’hui qu’est-ce qu’il nous manque dans le monde dans lequel nous sommes, par rapport à toutes ces souffrances, par rapport à ces 5 euros, qu’est-ce qui nous manque ? Il nous manque du social, et les socialistes ne sont pas pour le social contre l’économique, ils pensent que l’un ne va pas sans l’autre (…). »

2) Le Point du 27 mars 2008

« De quel libéralisme parle-t-on ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. Voyez Jaurès justifiant contre Jules Guesde la défense du capitaine Dreyfus et affirmant que « l’individu est la mesure de toute chose ». La liste serait longue de la contribution des socialistes au renforcement des libertés individuelles et politiques ! »

« Mais si vous appelez libéralisme cette idéologie du laisser-faire, du laisser-aller, alors oui, le socialisme ne mange pas de ce pain-là (…). »

« La bonne question est : que fait-on pour que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée à une société prise en otage par les intérêts particuliers, mais pour qu’ils servent au bien-être de tous ? Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge. On attend de nous une autre façon de produire les richesses et de les distribuer. On me disait par exemple qu’il était impossible de conditionner les aides aux entreprises à l’interdiction de délocaliser ou de licencier en cas de bénéfices ; je l’ai fait en Poitou-Charentes et nous sommes aujourd’hui l’une des régions mieux placées en termes de créations d’entreprises ! »

3) Maintenant, Ségolène Royal répond à Marie-Françoise Colombani, Hachette Littératures, mars 2007

"Nous, socialistes, nous sommes des libéraux au sens politique originel car nous sommes ardemment attachés aux libertés individuelles et démocratiques. (...) Donc, pas question de jeter l'opprobre sur le mot lui-même (…).

(...) Mais si vous entendez par libéralisme cette conception de l'économie, je dirais même ce dogme ou cette idéologie, qui confie aux marchés, et aux marchés seulement, la régulation des sociétés, alors, oui, je pense que le libéralisme est l'ennemi de la justice sociale."

COMMENTAIRES

Suite à ce que j’ai dit, voilà ce que je voudrais rajouter :

Sur le « libéralisme »

Une chose est de « ne pas jeter l’opprobre » sur le mot, mot qui a eu un sens face aux despotismes et au totalitarisme, notamment collectiviste, une autre est d’en faire aujourd’hui son étendard et de se l’approprier au point d’affaiblir le socialisme.

Le mot « libéral » a un sens, et ce sens, c’est celui que nos adversaires lui ont donné. Le libéralisme a été préempté par une droite dure et, aujourd’hui, c’est le mot d’un capitalisme inquiétant, même lorsqu’il n’est pas accompagné du terme d’ « ultra ».

Les libertés politiques et les droits de l’homme sont intégrés dans le socialisme démocratique depuis bien longtemps. Il est donc inutile de se dire libéral. C’est une source de confusion et c’est dangereux.

La modernité politique ne passe pas par l’acceptation d’un libéralisme qui, à force de déréglementation, symbolise la perte de repères et l’écrasement de la personne humaine. Elle passe par la définition d’un socialisme du 21ème siècle, qui aille au-delà de simples ajustements à la marge des méfaits du libéralisme.

Notre désaccord avec la droite porte sur la protection des libertés et la définition de nouveaux droits, mais aussi sur la politique économique et sociale (paquet fiscal, franchises médicales, casse de l'éducation nationale, abolition des 35h, retraites…).

Se dire libéral et socialiste, c’est laisser croire que le socialisme ne parle pas de l’individu, de la liberté ou de l’efficacité économique et qu’il a besoin pour cela de l’apport du libéralisme. Or rien n’est plus faux.

Car être socialiste, c’est :

- voir que les services collectifs rendent les individus plus forts et d’une certaine façon plus libres (comment être libre quand on n’arrive pas à se loger, à se nourrir, ou quand on sort du système scolaire sans qualification ?) ;

- mettre les sécurités et la solidarité au service de la libération des énergies et de la prise de risque (comment avoir l’esprit d’entreprise quand on vit dans l’incertitude et la précarité ?);

- faire de la lutte contre les inégalités un moyen pour que chacun contribue à la richesse du pays et à sa compétitivité (comment se priver du dynamisme des jeunes des quartiers populaires ?) ;

Le socialisme n’a pas besoin de se dire libéral. En luttant contre les inégalités, il réalise, lui, la promesse de liberté que ne tient pas le libéralisme. Le socialisme est un dépassement du libéralisme et pas une doctrine d’appoint.

Sur la question du Parti et des alliances

Nous voulons d’abord un parti fort car ouvert sur la société, ferme sur ses convictions et ses valeurs.

Le parti socialiste doit être un centre de gravité pour la gauche. Une fois qu’il aura réaffirmé ses valeurs et défini son projet, tous ceux qui partageront ses ambitions, à gauche comme au centre, pourront nouer des alliances avec lui.

Source : Désirs d'avenir

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