Désirs d'avenir 86000 - Arnaud Fage

Publié le

Rassemblement de la fraternité le 27 septembre 2008


Très chères amies et amis de Désirs d’avenir,

Certains d’entre vous sont déjà en repos ; pour les autres, ça ne saurait tarder. Je pense aussi à toutes celles et ceux qui, frappés par la vie chère ou la précarité, ne pourront pas partir ou vont raccourcir leurs congés.

Je veux leur dire qu’ils gardent l’espoir d’un changement, d’un autre avenir auquel nous oeuvrons tous ensemble.

Merci à toutes celles et tous ceux qui sont venus à la Maison de la Chimie le 28 juin dernier, à vous qui avez été si nombreux pour regarder les vidéos de notre belle matinée de témoignages et de projet politique et à celles et ceux qui nous ont apporté leur soutien en signant notre contribution.

Sans avoir le parti, nous avons la plus belle réunion publique de l’année qui vient de s’écouler, en-dehors des échéances électorales.

Nous allons continuer à nous mobiliser avec joie et force.

Dès maintenant, retenez cette date :


Samedi 27 septembre
de 18 à 22 heures
au Zénith de Paris
Nous nous retrouverons pour
un Rassemblement de la Fraternité

Des artistes mais, des grands témoins, des citoyens victimes de la politique de la droite, des petits films, de l’humour, de la gravité mais aussi des raisons d’espérer et d’avancer… Nous allons vivre un moment collectif chaleureux et réconfortant.

Un groupe d’organisation s’est mis en place. Si vous avez des idées de témoignages vibrants dans vos régions ou toute autre proposition, envoyez-les à l’adresse suivante : organisation.fraternite@gmail.com

Une souscription sera lancée pour payer les frais de location, les techniciens, les musiciens et pour le bon déroulement de la soirée. Vous pouvez d’ores et déjà faire un don à Désirs d’avenir pour soutenir notre initiative.

Je voulais également vous dire que je serai présente à l’ouverture de l’Université d’été du Parti socialiste à La Rochelle, le vendredi 29 août 2008, pour le mot d’accueil à 14 heures 30.

Le même jour, à partir de 18h45, j’invite toutes celles et ceux qui seront présents à partager le pineau et le chabichou, dans la salle de l’Oratoire. Je dédicacerai également le livre que j’ai écrit avec Alain Touraine dans la journée de vendredi. D’autres séances de dédicaces devraient se tenir ailleurs en France : le 9 août à Aix-en-Provence, Nice et Marseille (voir l’agenda sur le site de Désirs d’avenir pour plus de détails).

Puisque je serai dans ma région juste avant l’Université d’été, je vous propose également de me rejoindre à Angoulême et d’assister au Festival du Film francophone qui commence le 27 août.

Encore merci pour tout, pour votre fidélité, vos idées.
Avec mes sentiments les plus chaleureux,

Ségolène Royal

PS : Je reviens d’Oujda, au Maroc, où j’étais l’invitée d’honneur du Festival international du raï. Quelques jours forts en émotion tant par la ferveur populaire de ce festival que par la chaleur de l’accueil des Marocains. Vous pourrez lire l’histoire de mon voyage sur le blog de Désirs d’avenir.

Si vous souhaitez adhérer en ligne à l’association Désirs d’avenir :
http://www.desirsdavenir.org/lassociation/adherer-et-soutenir

Si vous souhaitez soutenir l’association Désirs d’avenir (Bulletin en PDF) :
http://www.desirsdavenir.org/files/bulletin.pdf

Source : Désirs d'avenir


Laurent Wauquiez devrait lire "Si la gauche veut des idées"

À Laurent Wauquiez qui prétend que Ségolène Royal ne parle pas de son projet pour les Français, nous conseillons la lecture de Si la gauche veut des idées, le livre qu’elle a écrit avec Alain Touraine (éditions Grasset). Leur essai fait partie de meilleurs succès de l’été, ce qui prouve que les débats de fond intéressent beaucoup les Français, même en période estivale.

Source : Désirs d'avenir


De l'opposition en démocratie

David Assouline, Delphine Batho, Dominique Bertinoti, Jean-Louis Bianco, Aurélie Filippetti, Guillaume Garot, Jean-Pierre Mignard et Vincent Peillon co-signent une tribune parue dans Le Monde daté du 29 juillet.

" Nous serons courts. La gauche ne doit pas s'abîmer dans une discussion creuse comme un puits sans fond sur les avantages et inconvénients de s'opposer un peu, beaucoup, à la folie ou passionnément.

Fallait-il s'associer à la réforme constitutionnelle proposée par Nicolas Sarkozy ? Si la réponse a été non, la faute en revient à son promoteur. Il n'a pas su résister à la gourmandise de la majorité sénatoriale qui a sanctuarisé la Chambre haute pour se l'adjuger ad perpetuam. Ainsi, avant même d'en débattre, la moitié du Parlement avait été préemptée. La réforme pouvait discuter de tout, sauf de l'attribution du Sénat à la droite. Au moins est-on sûr qu'une majorité applaudira le président lorsqu'il viendra chercher des félicitations sur les bancs du Parlement. Il n'a pas su non plus résister à la tentation de limiter le droit d'amendement, droit fondamental des parlementaires. Curieuse conception de la revalorisation des assemblées ! La méthode elle-même supposait une conférence de consensus entre les grandes familles politiques. Le pouvoir a préféré faire son marché en débauchant ici ou là telle pièce que, à l'image d'un jeu d'échecs, on prend à son adversaire. D'emblée, c'est une stratégie de contournement des partis institués de l'opposition et de la gauche que le pouvoir a mise en place.

Enfin le succès supposait du président lui-même une exemplarité qu'on est bien en mal de trouver dans sa pratique du pouvoir. De la justice aux médias, la présidence exerce déjà une emprise que la réforme ne viendra nullement contrecarrer, puisque, en matière de nominations, la majorité parlementaire souscrira aux vœux de la présidence. D'où le verrouillage bien compris du Sénat.

Nous disons à nos amis qui s'interrogent sur la bienséance de l'opposition : pour être courtois, encore faut-il ne pas être contraint de s'excuser lorsque l'on vous a marché sur les pieds ! Nous voyons en effet peu à peu s'esquisser un régime politique de type nouveau, qui entend concentrer tous les pouvoirs, pour installer une domination idéologique et culturelle durable.

La droite décomplexée suffirait au bien du peuple. Quelques-uns à gauche sont sélectionnés par elle, dès lors qu'ils consentent aux règles du jeu qu'elle leur a imposées. Tous les autres sont rejetés du côté de la force obscure. Cette concentration des pouvoirs est non seulement dangereuse, mais elle est de surcroît inapte à réformer réellement le pays. Seule la mise en mouvement de toute la société permettrait de mener des réformes justes et durables.

En fin de compte, ce pouvoir et cette droite veulent une société de la résignation. La France dévisse, l'inquiétude grandit parmi nos concitoyens confrontés à une grave crise économique, sociale et écologique. Une France inégalitaire se fabrique sous nos yeux, où tous ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois paient une politique dont les bénéficiaires sont les "importants" et les "puissants". Pendant les travaux constitutionnels, le détricotage des droits sociaux continuait : suppression massive de postes dans l'éducation, cadres pressurés par l'augmentation du forfait jours, accords d'entreprises d'autant plus valorisés que le syndicalisme y est faible, couteau placé sous la gorge des chômeurs, priés d'être enfin raisonnables... Quelle fraternité peut-on espérer d'une telle déchirure ? Quel dynamisme, quelle volonté, quel espoir dans l'avenir quand tout semble joué et que les réseaux d'influence et de cooptation l'emportent sur les efforts et le travail ? Et ce n'est que le début. C'est pourquoi la domination culturelle, dans les médias notamment, est un enjeu capital car elle peut fabriquer de la résignation et brouiller la perception qu'une autre politique est possible.

La politique d'un tel pouvoir ne se divise ni ne s'épluche comme les quartiers ou la peau d'une orange. Elle est un bloc. C'est d'ailleurs ainsi qu'elle se présente et qu'elle se rengorge pour reprendre, depuis un an, le même couplet inquiétant et lancinant sur la fin de la gauche ou la mort du Parti socialiste. Nous nous opposerons à chaque fois que cela sera nécessaire, sans tomber dans la première embuscade tendue. Nous nous opposerons d'autant plus fermement que nous proposerons d'autres valeurs et une autre politique : révolution fiscale, préparation de l'après-pétrole, consolidation de notre protection sociale, VIe République. Combattre et proposer vont évidemment de pair : un combat sans propositions est vain, mais des propositions qui ne sont pas forgées dans un combat politique seraient désarmées. Il n'est pas juste de confondre la fermeté avec le sectarisme. En matière de convictions, la fermeté n'est pas un réflexe conditionné, elle est une preuve, celle qui nous est demandée dès aujourd'hui par de nombreux Français qui veulent espérer; c'est elle aussi qui nous sera demandée en 2012. Voilà pourquoi nous appelons les socialistes à l'unité et au courage."

David Assouline (sénateur PS, Paris), Delphine Batho (députée PS, Deux-Sèvres), Dominique Bertinoti (maire du 4e arr. de Paris), Jean-Louis Bianco (député PS, Alpes-de-Haute-Provence), Aurélie Filippetti (députée PS, Moselle), Guillaume Garot (député PS, Mayenne), Jean-Pierre Mignard (avocat), Vincent Peillon (député européen).

Source : Désirs d'avenir

Oujda, le Maroc et le raï

Youyouyouyou : dès l'atterrissage au Maroc, le séjour de Ségolène Royal s'annonçait haut en couleurs. À bord de l'avion, les femmes qui rentrent chez elles pour les vacances l'ont honorée de cette expression de joie particulière au Maghreb.  

Le week-end dernier, elle a découvert la région de l'Oriental, située à la frontière Est du Maroc, où elle était l’invitée d'honneur du festival international de raï.

Mohamed Brahimi, le wali, (c'est ainsi qu'on dénomme les représentants du roi dans les 16 régions du pays), nous a reçus longuement pour nous expliquer la renaissance du territoire d'Oujda, cité millénaire située au carrefour entre l'Europe et l'Afrique. Un vrai cas d'école en terme de développement.

Dans les rues de la capitale régionale, le changement est manifeste. Des immeubles sortent de terre en quelques mois, les chantiers parsèment la ville et les environs de la ville se modernisent.

Profitant de la présence de Ségolène Royal, les autorités lui ont fait visiter les grands chantiers : le complexe touristique de Saïdia, la faculté de médecine, le technopark, un projet de lutte contre pauvreté dans le cadre de l'Initiative nationale de développement humain (INDH), qui associe les populations des quartiers pauvres aux projets de développement.

Elle était accompagnée pendant son séjour de jeunes élus et responsables socialistes d'origine marocaine : Najat Belkacem, Kamel Chibli, Brahim Abbou et M'Jid El Guerrab. Ainsi que de Rabah Labied, président de l'association « Nous les Français issus de l'immigration », qui est lui-même originaire d'Oujda et vient de créer le comité local de Désirs d'avenir dans sa ville natale.

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C'est dans le but de promouvoir leur ville et de partager leur culture avec tout le pays que les responsables économiques et politiques ont lancé le Festival international de raï, dont c'était cette année la deuxième édition. Ou comment un événement populaire (plusieurs centaines de milliers de spectateurs) et culturel devient un levier formidable de développement.

Le raï puise ses sources dans cette région, d'Oujda au Maroc et Oran en Algérie. Cette musique métissée, faite d'influences multiples, a bâti des ponts entre le Maghreb et l'Europe. Le bendir se mêle aux guitares, la darbouka au synthétiseur, et l'arabe se teinte de français ou d'anglais.

Le raï est le fruit des migrations à travers la Méditerranée et d'une volonté de libre expression. D'ailleurs en arabe, raï signifie « opinion », « point de vue », « avis ». Il est probablement l'un des genres musicaux qui symbolisent le mieux l'échange culturel et la force des liens humains et historiques entre le Maghreb et l'Europe.

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Nous avons été très chaleureusement accueillis par le wali de la région ainsi que les responsables du festival. Les rencontres avec les artistes étaient également des grands moments de fraternité et de joie. Le chanteur ivoirien Alpha Blondy a accueilli Ségolène Royal avec ferveur et amitié. Un grand merci à tous. Nous reviendrons avec plaisir.

Source : Désirs d'avenir

À l'article 34, l'indépendance des médias

L’éditorialiste Bertrand Le Gendre souligne l’avancée que représente « l’amendement Assouline ».

Le Monde, le 26 juillet 2008

" La Constitution garantit désormais "l'indépendance des médias". Cet ajout à la Loi fondamentale est passé pratiquement inaperçu dans le brouhaha de la révision constitutionnelle. Injustement, car c'est l'un des "bonus" du texte que les parlementaires ont approuvé le 21 juillet.

Les spécialistes divergent sur la portée de cet ajout. Mais sa signification symbolique saute aux yeux. En 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, il s'est trouvé 539 parlementaires pour juger nécessaire de graver dans le marbre de la Constitution une évidence : la presse est indépendante dans une démocratie. 539 élus auxquels il faut ajouter tous ceux qui, à gauche, n'ont pas voté le projet de révision mais se réjouissent in petto que cette mesure y figure. Les sénateurs socialistes en particulier.

C'est sur l'initiative de l'un d'eux, David Assouline (Paris), qu'a été adopté un amendement précisant, à l'article 34 de la Constitution, que "la loi fixe les règles concernant (...) la liberté, le pluralisme et l'indépendance des médias". C'était le vendredi 20 juin, en première lecture, après dîner, dans un hémicycle clairsemé. Le vote a eu lieu à main levée, après acquiescement explicite du rapporteur UMP du projet, Jean-Jacques Hyest (Seine-et-Marne).
Seule a pris la parole pour s'y opposer la garde des sceaux, Rachida Dati, prétextant que les principes énoncés par cet amendement étaient "déjà garantis au niveau constitutionnel". Une demi-vérité qui n'a convaincu ni les sénateurs ni les députés, lesquels ont avalisé à leur tour l'amendement en seconde lecture.

La jurisprudence du Conseil constitutionnel garantit depuis les années 1980 le pluralisme des médias. Sur ce point Rachida Dati a raison. Ce qui est nouveau, c'est d'avoir donné force constitutionnelle à leur "indépendance". Indépendance par rapport à quoi ? Par rapport à qui ? Aux puissances de l'argent ? Au pouvoir politique ? L'amendement Assouline ouvre des perspectives innombrables aux défenseurs de la liberté d'expression.

Pour l'heure les interprétations divergent sur la portée réelle du nouvel article 34, version du 21 juillet 2008. Et sur les conséquences que le législateur va devoir tirer de l'affirmation selon laquelle "l'indépendance" des médias est une valeur fondamentale de la République.

Membre du comité Balladur sur la modernisation des institutions et professeur de droit constitutionnel, Guy Carcassonne estime que la nomination par l'Etat du président de France Télévisions - un projet cher à Nicolas Sarkozy - est compromise. Actuellement, le choix relève d'un collège de neuf personnes, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Une procédure qui garantit, juridiquement au moins, l'impartialité de ce choix.
Ancien président du Conseil constitutionnel, Robert Badinter, sénateur (PS) des Hauts-de-Seine, est moins affirmatif. Par expérience, il sait les limites que cette institution ne doit pas franchir sous peine d'instituer un gouvernement des juges. Il doute que le Conseil constitutionnel censure le nouveau mode de désignation du président de France Télévisions. Car, comme l'a annoncé Nicolas Sarkozy, la nomination de celui-ci par l'Etat sera assortie de deux précautions : la consultation du CSA et l'accord de la commission compétente au Sénat et à l'Assemblée nationale.

Il reviendra au Conseil constitutionnel de trancher ce débat et, plus généralement, de dire ce que recouvre la notion un peu vague d'"indépendance" des médias. Au moins celle-ci figure-t-elle aujourd'hui au fronton de la Ve République.

Source : Désirs d'avenir

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patakiol 18/08/2008 17:57

jy serai je vais morganiser!des que tu as des infos on cpte sur toi!