Désirs d'avenir 86000 - Arnaud Fage

Publié le par Arno

Ségolène Royal à Nice : 100 livres signés en une heure

Plus d'une centaine de livres dédicacés et vendus en moins d'une heure !

Hier, très exactement entre 11 h 20 et 12 h 18 Ségolène Royal se sera livrée, à la librairie Masséna de Nice, à un test de popularité estival assez concluant pour elle.

L'article de Nice Matin http://www.nicematin.com/

Plus d'une centaine de livres dédicacés et vendus en moins d'une heure !

Hier, très exactement entre 11 h 20 et 12 h 18 Ségolène Royal se sera livrée, à la librairie Masséna de Nice, à un test de popularité estival assez concluant pour elle.

Du moins auprès des militants d'un parti qu'elle vise désormais à diriger. Bien sûr d'ici le mois de novembre bien des choses - alliances et contre-alliances - peuvent se passer en interne. Mais il était vain, comme journaliste, de lui demander lors de son passage niçois ce qu'elle pensait, par exemple, de la proposition de Julien Dray - lui aussi candidat au secrétariat du parti - de voir fusionner les « courants » Hollande-Royal-Delanoë et les élargir à la gauche du PS.

Photos avec Ségolène

Hors-sujet selon elle. Qui sait ? La présidente de la région Poitou-Charentes en vacances dans sa maison de Mougins préférera peut-être en parler en tête à tête avec Julien Dray fidèle, lui, à un séjour aoûtien à Vallauris. Entre voisins...

Hier donc, point de grandes manoeuvres politiques, place au livre « Si la gauche veut des idées » (voir encadré) pour une promotion estivale faisant brève étape à Nice. La librairie niçoise était presque trop petite pour accueillir celles et ceux, jeunes et moins jeunes, recherchant non seulement un autographe de la candidate du PS à l'Élysée mais aussi visant à obtenir une photo avec elle.

Là, pas de problème. Au contraire. Ségolène Royal, tout sourire, s'affiche volontiers très disponible à ces exercices. Elle a un mot gentil pour chacun des acheteurs-supporters. Il y en a même un qui lui soumet à réflexion un texte du Premier ministre australien. Quant au secrétaire du parti démocrate de la région voisine d'Imperia il la gratifie d'un « ciao » très sympathique. Patrick Allemand, leader des socialistes azuréens, n'en revient pas « d'une telle affluence au coeur des vacances avec très peu d'annonce ». Le producteur de cinéma et ami Dominique Besnehar, venu pour deux jours de Savoie sur la Côte d'Azur, capte lui aussi le moment avec son appareil photo.

Tout comme, à un autre niveau, le photographe antibois Michel Beauvisage qui, pendant la campagne électorale de 2007 a saisi les affiches lacérées des deux principaux concurrents dans la course à l'Élysée et en a fait un petit livre. « Un oeil original » que lui dédicacera même Ségolène Royal.

Bref l'ambiance, côté royalistes, est des plus détendue et confiante. Un « désir d'avenir » commun visiblement partagé. Et à suivre, maintenant, jusqu'au rendez-vous décisif de Reims. Mais cela pétillera-il autant pour elle ?

S.Royal ne s’arrête jamais

PETIT MARATHON de dédicaces hier pour Ségolène Royal.
La candidate au poste de Premier secrétaire du PS a interrompu pendant une journée ses vacances dans le Sud pour rencontrer ses supporteurs. Au programme, trois librairies, à Nice, Aix-en-Provence et Marseille, pour signer des exemplaires de son livre « Si la gauche veut des idées », coécrit avec le sociologue Alain Touraine.

Lire l'article du Parisien http://www.leparisien.fr

PETIT MARATHON de dédicaces hier pour Ségolène Royal.
La candidate au poste de Premier secrétaire du PS a interrompu pendant une journée ses vacances dans le Sud pour rencontrer ses supporteurs. Au programme, trois librairies, à Nice, Aix-en-Provence et Marseille, pour signer des exemplaires de son livre « Si la gauche veut des idées », coécrit avec le sociologue Alain Touraine.

« C’est un succès », souffle l’attachée de presse. L’entourage de Royal craignait qu’en plein mois d’août les militants ne soient pas au rendez-vous. Mais l’association Désirs d’avenir a battu le rappel et, dans chaque librairie, une centaine de personnes en moyenne se bousculent pour faire signer les ouvrages.

« Je suis là parce que j’ai beaucoup d’estime pour elle », raconte Danielle, 64 ans. Cette Niçoise n’a pas renouvelé sa carte du PS car elle se dit déçue par l’attitude de certains leaders socialistes qui n’ont pas soutenu Royal lors de la présidentielle de 2007. Jean, 20 ans, n’est pas un fan : « Elle m’a déçu après l’élection lorsqu’elle a expliqué qu’elle ne croyait pas à son programme », raconte-t-il en avouant se sentir plus proche de Martine Aubry. « En faisant dédicacer mon livre, j’ai quand même demandé à Ségolène Royal de me convaincre de la rejoindre », lâche-t-il. Il reconnaît qu’il n’a pas été forcément convaincu.

Bronzée, dans une robe estivale, Royal pose pour des photos entre deux signatures. Elle ne cache pas son plaisir lorsque Claudine lui annonce qu’elle a déjà pris « son billet pour le Zénith ». Le 27 septembre, celle qui veut devenir la patronne du PS a en effet décidé d’organiser un « rassemblement de la fraternité » dans cette salle parisienne, en présence d’artistes notamment. « Je voulais faire cela juste après la présidentielle pour remercier ceux qui m’avaient soutenue, nous confie-t-elle, mais le PS avait refusé de financer l’événement. »

Cette fois, Royal a lancé un appel aux dons pour parvenir à ses fins et « retrouver la même ambiance qu’au stade Charléty » pendant l’entre-deux-tours de l’élection de 2007. Le 27 septembre, ce sera quatre jours après le dépôt des motions pour le congrès de Reims, mais la candidate à la succession de François Hollande assure que c’est « une coïncidence ». « C’était la seule date où le Zénith était libre », se justifie-t-elle.

A trois mois du congrès, les supporteurs de Royal sont partagés. Aurélien, 23 ans, sait que la partie n’est pas gagnée pour la présidente de la région Poitou-Charentes. Mais dans la librairie d’Aix-en-Provence, lui qui se définit comme un « ségoléniste de la première heure » est confiant. Il croit à une alliance avec François Hollande : « Politiquement, ils sont encore proches et ils peuvent s’entendre. Après tout, il est le père de ses enfants », note-t-il. Claude, à Nice, est plus inquiet : « Je souhaite qu’elle s’impose pour sortir les socialistes du marasme, mais connaissant le parti, ce sera extrêmement difficile pour elle », soupire-t-il. Paul partage cette analyse tout en ayant confiance pour l’avenir. « Même s’ils l’écartent de la tête du parti dans une coalition Tout sauf Ségolène , elle reviendra en 2012 pour les enfoncer ! » promet-il. « Régénérée », comme le dit son entourage, par les bains de foule de la journée, Royal repart quelques jours en vacances. Avant de retrouver ses rivaux aux universités d’été de La Rochelle, fin août.

 

Séance de dédicaces à Nice, Marseille et Aix-en-Provence

 

Ségolène Royal défend son analyse de la société française menée avec le sociologue Alain Touraine dans leur livre "Si la gauche veut des idées". Aujourd'hui, elle rencontre ses lecteurs à Nice, Aix et Marseille et répond, offensive, à La Provence.

Lire l'interview sur http://www.laprovence.com/

Ségolène Royal : "Ce que je crois"



Avant sa rentrée au Zénith, elle parcourt la région pour rencontrer les lecteurs de son livre à Nice, Aix et Marseille

Encore une fois, Ségolène Royal impose son calendrier, bien en amont du congrès du PS, en novembre. Fin juin, elle présentait sa contribution. En ce mois d'août, elle défend son analyse de la société française menée avec le sociologue Alain Touraine dans leur livre Si la gauche veut des idées. Aujourd'hui, elle rencontre ses lecteurs à Aix et Marseille et répond, offensive, à La Provence.

- Ce livre, c'est votre nouveau programme présidentiel ?

Ségolène Royal : N'instrumentalisez pas tout. Je n'ai pas vécu ainsi mon travail d'échange et de réflexion avec Alain Touraine. Mais vous avez partiellement raison sur le fond. Durant la campagne, parce que la communication réduit tout, nous n'avons pas pu creuser certains thèmes majeurs. Par exemple celui des retraites. Mais ce livre-dialogue est loin de tout enjeu de pouvoir.

- Ce dialogue vous a-t-il permis de comprendre certaines lacunes de votre campagne ?

S.R. : Oui, sur les retraites, nous avons commis des erreurs. Le PS n'avait pas de proposition claire. Je me refusais à aller dans le sens de Nicolas Sarkozy qui a promis avec démagogie une réévaluation de 25% des petites retraites et n'est parvenu qu'à créer des nouveaux pauvres chez les retraités. Mais nous avons sans doute perdu des voix parce que nous n'avons pas su développer un vrai programme sur ce thème.

- C'est un des chapitres dérangeants de votre ouvrage…

S.R. : Nous avons travaillé avec des économistes de haut niveau sur ce thème et d'autres. Nous proposons un système inspiré de la Suède. Chaque cotisant aurait un compte sur lequel il accumule des points au cours de sa vie active afin de déterminer le montant de sa pension lorsqu'il choisit de partir en retraite. Avec un système de formation pour s'adapter aux périodes de chômage et aux changements de métiers. Les Français sont prêts aux réformes si l'État les protège au lieu de les malmener.

- Rencontrer vos lecteurs, cela vous permet de sentir ce qu'attend l'opinion ?

S.R. : Je sens que les Français sont déprimés, que l'avenir leur fait peur. Mais ils ont conscience que la mondialisation influe sur leur quotidien. Le pétrole, les crises bancaires, au bout du compte, c'est leur pouvoir d'achat qui est en jeu. Alors, ils ont soif de pédagogie, soif de politiques qui bâtissent un pays où l'économie est au service de l'humain, où on ne met pas les salariés au passif et les machines à l'actif. Je défends une mondialisation positive, créatrice de richesses.

- Élue de terrain, comment jugez-vous la nouvelle carte militaire ?

S.R. : Ce n'est pas seulement parce que je suis fille de militaire mais je pense qu'on s'attaque aux fondamentaux de la société en cassant ce service public. Pourquoi fermer des bases alors que l'on pourrait y développer un service militaire de défense opérationnelle du territoire pour les jeunes "incasables"?

- Vous êtes sévère sur la "guerre amère" au sein du PS.

S.R. : Mon parti ne donne pas une belle image de démocratie mais je ne participe à aucune bataille et aucune opération d'appareil. Les militants trancheront. Je ferai ma rentrée le 27septembre lors d'un "Rassemblement de la Fraternité" au Zénith avec des artistes, des salariés, des politiques, des syndicalistes… Je souhaite des retrouvailles après le dernier meeting de la campagne présidentielle à Charléty.

Source : Désirs d'avenir

Le silence des anneaux

Ce n’était pas un pari absurde que de confier à la Chine l’organisation des Jeux Olympiques. C’est un immense pays, une grande civilisation et une grande puissance. Malgré toutes les résistances, le développement économique, la mondialisation, internet font que l’ouverture de ce pays est inéluctable.

En dépit de quelques timides progrès, elle tarde beaucoup.

Et  les Jeux Olympiques auraient pu être une formidable occasion d’accélérer l’histoire, tout en saluant la fierté chinoise et les accomplissements économiques de la Chine.

L’occasion est  manquée, par inertie et faiblesse du Comité International Olympique et par la lâcheté d’une majorité de dirigeants politiques dans le monde, plus occupés de contrats que de droits de l’Homme.

Les opposants sont bâillonnés, la presse muselée, internet censuré, les pauvres chassés. La répression s’accroît  même à l’approche des Jeux. La Chine dispose de plusieurs dizaines de milliers de cyberpoliciers.

Elle a inventé une nouvelle catégorie de délinquants : les cyberdissidents. Selon Amnesty International, 500.000 personnes seraient détenues sans inculpation ni procès.

L’air à Pékin est tellement pollué que des athlètes ont renoncé à certaines épreuves. D’autres viennent d’annoncer qu’ils porteraient un masque anti-pollution pendant toute la durée des Jeux.

Quant à mon cher Tibet, dont la survie culturelle est menacée, vous avez remarqué : on n’en parle plus

Bon voyage à la cérémonie d’ouverture, Monsieur le président !

"Ce n’est pas à la Chine de fixer mon agenda ni de dicter mes rendez-vous" avait dit Nicolas Sarkozy.Pourtant il ne recevra pas le Dalaï Lama alors que celui-ci séjourne en France pendant près de deux semaines;

"Les droits de l’homme ne sont pas un détail" avait dit Nicolas Sarkozy.Pourtant il n’en dit pas un mot,il n’y fait même pas allusion dans son interview à l’agence Chine nouvelle.C’est grotesque de prétendre qu’il va,entre deux portes,pouvoir plaider la cause des dissidents.

La France ne s’honore pas de cette attitude.

Une fois les Jeux terminés je crains qu’un rideau de fer ne tombe sur le Tibet.

Source : Jean-Louis Bianco (désirs d'avenir)

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Pékin moyen 17/08/2008 14:47

Il est évident que Daïli Lama est un des points d'entrée incontournable pour comprendre et soutenir la cause tibétaine, mais attention pour comprendre la politique de la Chine, il n'est pas le seul. La Chine dirigée par l'ethnie majoritaire les Hans (92%) est composée de 56 minorités officielles qui représentent plus de 100 millions de personnes. L'attitude des dirigeants Hans n'est pas spécifique au Tibet, toutes ces minorités à des degrés divers en sont également victimes. Notre démarche ne doit pas se résumer pas à un seul aspect de cette politique qui ne serait restreinte qu'aux seuls droits de l'homme. L'un des aspects de géopolitique assez révélateur de la politique chinoise est son expansion vers l'Afrique non seulement pour acquérir des matières premières mais comme continent d'immigration massive. En effet, l'immigration est devenue une partie de la solution pour faire baisser la pression démographique en Chine ... Quand la Chine comptait 700 millions de Chinois, Mao avait fait une confidence à un secrétaire d'état américain, il avait dit en substance: "Nous avons un gros problème; nous avons 20 millions de femmes en trop. Pour le résoudre, nous pourrions faire en sorte que ce problème devienne le vôtre." Maintenant que la Chine dépasse les 1 milliard 300 millions, il est encore plus vrai que dans l'esprit des dirigeants chinois, et singulièrement dans celui du président actuel, surnommé parfois Hu jintao l'Africain, l'immigration est plus que jamais l'une des solutions pour faire baisser la pression démographique, la surchauffe économique et la pollution. "Nous avons 600 rivières en Chine, 400 sont mortes de pollution, affirmait un scientifique au Figaro (7-8-2007), sous couvert de l'anonymat. On ne s'en tirera pas sans envoyer 300 millions de personnes en Afrique!". Ils sont pour l'instant des centaines de milliers en avoir fait le grand saut. Lire: "LA CHINAFRIQUE" de Serge MICHEL et Michel BEURRET (Ed. Grasset) Et ailleurs? Alors la Chine, combien de tentacules? En conséquence, ne voir que le Tibet, comme le "seul" problème de la Chine serait une erreur fondamentale. Il est donc nécessaire d'avoir un champ d'observations plus large pour comprendre les méthodes de ce régime chinois si non le proverbe chinois suivant prendrait tout son sens: "Le poète montre la lune, le fou ne verrait que le doigt ..." SVP,à transmettre à SR