Désirs d'avenir 86000 - Arnaud Fage

Publié le par Arnaud Fage

Ségolène Royal au journal de TF1

Vous trouverez ci-dessous l’intégralité des déclarations de Ségolène Royal sur TF1 hier soir.

Après en avoir parlé avec son équipe, Ségolène a pensé indispensable de tenir compte de l’exaspération des Français et des militants socialistes face au spectacle offert par la guerre des égos. C’est aussi la raison pour laquelle elle ne s’est pas exprimée dans les médias depuis quinze jours, se refusant ainsi à entrer dans un jeu de rôles pernicieux, à un moment où les Français attendent la gauche si fortement pour s’opposer et proposer.

Ce n’est pas un changement de stratégie. Elle a toujours privilégié le débat d’idées et elle est plus que jamais déterminée à faire gagner celles qui sont formulées dans la contribution « Combattre et proposer », déjà soutenue par plus de 7 500 signatures.

Dire qu’être candidate au poste de Premier secrétaire n’est pas un préalable, c’est dire qu’il faut d’abord convaincre sur des idées : pour la France, et pour le Parti socialiste. Elle l’a d’ailleurs toujours affirmé.

Amicalement,

L'équipe de Ségolène Royal

Vous pouvez visionner ici l’interview de Ségolène Royal par Laurence Ferrari sur TF1 hier, le 15 septembre 2008.

En voici le texte :

Laurence FERRARI

Bonsoir madame Royal.

Ségolène ROYAL

Bonsoir.

Laurence FERRARI

Alors ce n'est pas toujours facile de comprendre ce qui se passe à l'intérieur du PS…

Ségolène ROYAL

Ca c'est vrai.

Laurence FERRARI

On va essayer d'être clair si vous le voulez bien. Est-ce que vous êtes toujours candidate au poste de Premier secrétaire ?

Ségolène ROYAL

Je n'en fais plus un préalable. Je crois qu'il faudrait être sourd ou aveugle pour ne pas voir la colère qui monte, l'exaspération, parfois même le dégoût de ceux qui nous disent : « ça va mal dans le pays et où êtes-vous les socialistes ? Que faites-vous ? Pourquoi vous disputez-vous pour des postes ? » Et moi, je veux mettre un coup d'arrêt à cette lente dégradation du niveau du débat au Parti socialiste. Je veux que nous montions d'un cran, et donc ce que je propose, c'est que chacun mette au frigidaire les questions de candidature soit au poste de Premier secrétaire, soit pire à l'élection présidentielle parce qu'il y a là encore quelques années à attendre, parce que je pense que c'est cette façon de faire qui dégrade les choses.

Laurence FERRARI

Donc, vous retirez votre candidature ?

Ségolène ROYAL

Ce n'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit que je n'en faisais pas un préalable. Et je pense que ce sujet doit disparaître pour l'instant des débats du congrès, je pense que j'ai une responsabilité particulière pour le faire, parce que j'ai été candidate à l'élection présidentielle, que j'ai porté l'espérance, avec les socialistes, mais avec tous ceux aussi qui voulaient autre chose que ce que la France a aujourd'hui, ces 17 millions d'électeurs qui ont espéré d'autres  valeurs. Et pour eux, avec eux, il faut continuer ce qui s'est passé  pendant la campagne  présidentielle. Il faut continuer à porter cette espérance et les socialistes doivent être à la hauteur de l'attente qu'ils portent.

Laurence FERRARI

Est-ce que les sondages qui vous sont défavorables  et qui vous placent derrière Bertrand Delanoë et Martine Aubry, ne sont pas étrangers à cette décision de reporter votre candidature ?

Ségolène ROYAL

Vous savez, le vote n'est qu'en novembre. D'ailleurs c'est un interminable calendrier aussi qui n'est pas très propice à la sérénité des débats, mais c'est comme cela. Non, je crois que ce qui m'a motivé c'est le gouffre entre les préoccupations concrètes des citoyens et ce qui se passe au Parti socialiste. Je vais vous raconter deux petites histoires récentes. J'étais récemment  dans l'Ardèche et une charmante petite grand-mère est venue vers moi, et m'a dit : "Voilà, j'ai une petite retraite et cette année pour la première fois je n'ai pas pu aider mes petits enfants à partir en vacances." Un Français sur deux n'est pas parti en vacances. Et puis, vendredi, j'étais à la manifestation des salariés de la Macif qui liquide 500 emplois, et une salariée m'a dit : "J'ai été punie parce qu'un jour j'ai mis un bâton de rouge à lèvres dans ma poche." Et les dirigeants qui ont mis l'entreprise dans cet état eux sont partis eux avec des salaires mirobolants mais aussi avec des indemnités de départ. Moi, je ne veux pas cela pour mon pays. Et ce que je sais avec beaucoup de fermeté - c'est ce que je dirai très clairement au cours de ce congrès - en quoi je pense que nous devons poursuivre ce qui a été dit et fait les idées neuves de la campagne présidentielle. Mais surtout ce que je veux et ce que je ne veux pas pour la France – et ça je le dirais le 27 septembre au Zénith au grand concert de la fraternité – et je dirais dans le congrès ce que je veux et ce que je ne veux pas pour le Parti socialiste. Et les militants voteront, ils voteront en toute sérénité et je pense que …

Laurence FERRARI

Et à partir de là  vous vous déciderez ?

Ségolène ROYAL

Et à partir de là je me déciderai. Nous nous déciderons d'ailleurs collectivement dans le cadre de l'équipe que je présenterai aux militants.

Laurence FERRARI

Qui pensez-vous réunir autour de votre nom justement puisqu'on sait que Bertrand Delanoë, Martine Aubry se sont déclarés plus ou moins officiellement.

Ségolène ROYAL

Vous savez je pense que ce qui est important c'est … Ce qui m'intéresse c'est de pousser en avant une nouvelle génération, alliée bien évidemment à des élus de terrain expérimentés. Mais c'est surtout pousser en avant une nouvelle génération et construire un Parti socialiste qui soit meilleur que la société qu'il prétend réformer. Si le Parti socialiste n'est pas plus fraternel, plus solidaire, plus imaginatif, plus créatif que la société que les socialistes veulent construire, alors nous ne sommes pas crédibles. Mais si nous sommes capables de faire cela, alors nous serons crédibles.

Laurence FERRARI

Justement Bertrand Delanoë et François Hollande sont en meeting commun demain soir. Quel message avez-vous à leur adresser ?

Ségolène ROYAL

Je pense que c'est très bien de faire des réunions. J'aurais préféré que le Premier secrétaire se tienne au-dessus des débats, qu'il soit simplement le garant du bon déroulement du congrès, qu'il ne prenne parti pour personne. Mais je pense que c'est ce qu'il finira par faire.

Laurence FERRARI

Mais ce n'est pas le cas pour l'instant ?

Ségolène ROYAL

Mais nous verrons, vous savez nous encore quelques semaines.

Laurence FERRARI

Et si vous dites non au poste de Premier secrétaire, est-ce que vous direz non au poste  en tout cas à la candidature pour 2012, c'est-à-dire la prochaine présidentielle, Ségolène Royal ?

Ségolène ROYAL

Vous savez ce que je viens de dire, je vais me l'appliquer dès maintenant, c'est-à-dire que cette question là je ne l'aborde plus, je la mets au frigidaire, et je n'ai pas de conseil à donner aux autres, mais je crois que ce serait bien que tout le monde en face autant, et parle aujourd'hui des vraies questions. Vous avez vu la faillite des banques, moi je propose par exemple qu'il y est une banque nationale pour les petites et moyennes entreprises. Je propose  aussi que l'on interdise aux banques de faire de l'argent sur le dos des familles surendettées. Quand on est en déficit bancaire, on paye 18 % d'intérêt. Quand on est en excédent bancaire on n'est pas rémunéré. Donc moi, je propose que les banques ne puissent pas  prendre de pénalité sur les familles dès lors que, sur la durée d'une année par exemple, les excédents et les déficits s'équilibrent.

Laurence FERRARI

Merci beaucoup, Ségolène Royal, d'être venue sur le plateau de TF1, pour nous dire, donc, que vous prendrez votre décision après le 23 septembre, si j'ai bien compris.

Ségolène ROYAL

Non, après le vote des militants sur les projets politiques.

Laurence FERRARI

Merci beaucoup.

Source : Désirs d'avenir

Chères amies, chers amis,


J’ai le plaisir de vous annoncer le grand Concert de la Fraternité au Zénith de Paris, le samedi 27 septembre, de 18 à 22 heures. Y seront évoqués les grands défis de notre temps et les valeurs qui nous rassemblent : France métissée, écologie, justice, culture, intégration, école, mondialisation…

Avec des artistes : Trust, Cali, Alpha Blondy, Princess Aniès, Neg’Marrons, Hervé Vilar, Da Silva, Adrienne Pauli, Georges Moustaki, Patrick Fiori, Julie Delpy, Mohamed Lamine, Rost, Trait d’union, Phil Darwin, Thomas N’Gijol du Jamel Comedy Club, etc.
Avec des court-métrages, comme, entre autres, Il n’y a pas de Colin dans le poisson,Vos papiers ou encore des extraits d’Entre les murs de Laurent Cantet (Palme d’or au Festival de Cannes 2008) et une création d’Ariane Mnouchkine.
Avec toutes les générations et toutes les musiques dans la diversité de ce qui fait la France et le monde.

Soyez nombreux à nous rejoindre pour ce grand moment de fraternité et de plaisir d’être ensemble.

Ségolène Royal

Fiche de lecture : La nouvelle question scolaire

Fiche de lecture

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La nouvelle question scolaire : les bénéfices de la démocratisation, Éric Maurin, Seuil, 267 p., 18 euros.

Dans son dernier livre sur la question scolaire, Eric Maurin réhabilite la massification de l’enseignement secondaire et supérieure et montre qu’elle a été un facteur puissant de démocratisation.

La massification a généralement été attaquée sous deux angles : 1) un angle élitiste (la massification entraîne une baisse de niveau et de valeurs) ; 2) un angle malthusien (l'économie ne crée plus assez d'emploi qualifiés pour tous les jeunes diplômés qu'on encourage à poursuivre leurs études).

Selon Maurin, ces attaques sont empiriquement infondées. Il montre au contraire en quoi le processus de massification a été socialement et économiquement bénéfique en se fondant sur des matériaux statistiques. Trois thèses émergent de son analyse : 1) le niveau général n'a pas baissé ; 2) les inégalités ne se sont pas accrues ; 3) les jeunes diplômés ne sont pas inéluctablement voués au chômage.

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L'auteur commence par s'intéresser au développement du collège, afin de mieux comprendre comment un système sélectif permet de résorber ou d'accroître les inégalités. Généralement, la mise en place d’un enseignement unifié (pas de sélection à l’entrée ou en cours de cycle) a produit deux effets : 1) une baisse relative du niveau pour les élèves qui jusqu’alors suivaient les cours d’institutions d’excellence ; 2) une augmentation spectaculaire du niveau pour les autres. Cela est particulièrement vrai dans les pays scandinaves qui ont procédé par expérimentation puis généralisation.

Comme dans les cas britanniques ou nordiques, le niveau a également monté en France. Il compare pour cela les cohortes qui ont bénéficié du collège unique et celles qui n’en ont pas bénéficié. Les résultats en ce qui concerne la formation, le salaire et l'insertion des jeunes issus des classes moyennes et populaires se rapprochent de ceux obtenus dans d’autres pays. Le niveau général s’est ainsi élevé, certaines populations jusqu’alors exclues du système scolaire bénéficiant d’un accroissement sensible des compétences.

Maurin dresse le même constat en ce qui concerne la massification du lycée et de l’université. Bien sûr, l’emploi des jeunes a été victime de deux facteurs : la conjoncture économique ; la hausse du coût du travail pour les non ou peu qualifiés, ce qui a nuit aux enfants de milieux modestes. Toute chose égale par ailleurs pourtant, Maurin observe que le surcroît de formation a entraîné une diminution du taux de chômage pour les générations des années 1970 et 1980, sans que cela ne se fasse au détriment de la qualité de l'emploi.

Il démonte par ailleurs les critiques relatives à la dévalorisation des diplômes. Il n’y aurait dévalorisation que si le diplôme fonctionnait comme un pur signal pour les employeurs, c’est à dire comme un révélateur d’aptitudes indépendant des formations reçues. Or, bien des études empiriques montrent que les employeurs ne voient pas dans le diplôme un simple moyen de hiérarchisation, mais au contraire la preuve de l’acquisition de compétences. Les diplômés de grandes écoles fournissent toujours le même signal mais ont pourtant vu leur rémunération relative diminuer au fur et à mesure de la démocratisation du supérieur (leur compétence relative devenant plus faible avec l’arrivée de nouveaux entrants). Quoi qu’il en soit, Maurin calcule que l'employabilité des diplômés de la génération née en 1975 est de 5% supérieure à celle de la génération 1965.

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Eric Maurin ne nie pas les difficultés du système scolaire, notamment en terme d’inégalités. Il évalue donc un certain nombre d’hypothèses destinées à améliorer la réussite du plus grand nombre.

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Le primaire et la petite enfance

En ce domaine, Maurin souligne les résultats obtenus par plusieurs expériences américaines. Deux d’entre elles en particulier (Perry School Project, Carolina Abecederian Project) ont mis en place un suivi pédiatrique et pédagogique poussé : les résultats sont sans appel puisque, trente ans plus tard, les enfants du groupe test ont de meilleures situations sociales, des niveaux de diplôme et des salaires plus élevés que le groupe témoin. Mais ces programmes doivent être très ciblés, très lourds financièrement et administrativement, et sont donc difficilement applicables à l'échelle d'un pays.

Il existe aujourd’hui peu d'études ou d'expérimentations sur le système de l'école maternelle française. Certaines leçons du programme américain Head Start pourraient néanmoins être reprises : certains facteurs pourtant communément admis révèlent avoir peu d’impact sur la diminution des inégalités (l'information des familles, la qualification des formateurs) ; d’autres en revanche se révèlent déterminants (efforts en direction des enfants, de leur santé, de leur nutrition ou de leur éveil au langage).

Le libre choix et l’autonomie des établissements

E. Maurin met en exergue les dangers d’une libéralisation fondée sur le libre choix des établissements. Il reprend les expériences chiliennes (la libéralisation totale du système scolaire par Pinochet en 1981) et américaines (celle des charter schools, écoles financées par le gouvernement à hauteur du nombre d'élèves qu'elles attirent et plus autonomes). Dans tous les cas, la concurrence n'a pas d'impact majeur sur le bon déroulement des scolarités obligatoires, mais renforce les stratégies de recrutement des meilleurs élèves. Finalement, ce système produit un classement des écoles en fonction de la valeur des élèves et de son prédicteur le plus sûr : le niveau social des parents.

Pour autant, la carte scolaire française n'est pas nécessairement meilleure en raison de la ségrégation géographique, des stratégies et des capacités de mobilités différentes selon le niveau social.

Le financement de l’enseignement supérieur

Une troisième question soulevée par Maurin est celle du financement de l'enseignement supérieur. Maurin insiste sur une proposition en particulier : faire contribuer les ex-étudiants à l'images des alumnisanglo-saxons. Cela constitue à ses yeux une piste légitime permettant de redistribuer les bénéfices privés retirés par une minorité issue des classes sociales les plus favorisées (à l'image des élèves des grandes écoles). C'est ce qui a été expérimenté en Australie par la Dawkins Revolution de 1988, si bien qu’en 2005, 25% des coûts de l'enseignement supérieur étaient couverts par ces « remboursements ».

La lutte contre l’échec scolaire

Si les bourses permettent de répondre aux difficultés financières, elles n'influent que peu sur l'échec scolaire. Car il s'agit aussi de lutter contre le manque de motivation et l'auto-censure des enfants issus des milieux défavorisés, persuadés qu'il n'y a que peu à gagner dans un investissement à long terme dans l'école. Là aussi, les réponses à ce problème peuvent être multiples : cours de remise à niveau, incitations financières, réforme des premiers cycles universitaires (avec moins de spécialisation dans les deux premières années de licence).

Source : désirs d'avenir

François Bayrou et la cohérence

François Bayrou a proposé aux socialistes un rassemblement pour une victoire contre Nicolas Sarkozy en 2012.


N’a-t-il pas la mémoire courte ? Pourquoi donc s’est-il refusé, entre le 23 avril 2007 et le 6 mai 2007, à appeler à voter pour la candidate socialiste à l’élection présidentielle ? C’était pourtant à ce moment-là qu’aurait pu s’exprimer sa réelle volonté de battre Nicolas Sarkozy. Il a refusé et devrait s’en souvenir avant d’appeler aujourd’hui à un rassemblement. N’a-t-il pas fait prévaloir lui aussi son intérêt tactique et personnel avant ceux du pays ?

Ne nous y trompons pas. Si la gauche, une fois réunie et forte de ses valeurs et de ses convictions, a tout intérêt à ouvrir ses portes aux démocrates dans le but de combattre la politique de la droite, l’inverse ne fonctionnera pas. On veut faire croire à une faiblesse du Parti socialiste, à un démantèlement de ses structures et de son assise électorale. C’est assez piquant quand on sait que le Modem compte seulement trois députés à l’Assemblée nationale tandis que nombre de ses candidats aux élections municipales n’auraient pas été élus sans alliance avec les listes socialistes.

Sa ligne politique, qui reste enfermée dans un discours « ni de droite ni de gauche », n’est pas claire. En refusant de choisir, Bayrou continue de faire le succès de celui qu’il prétend combattre.

Faut-il ainsi rappeler que les partisans de François Bayrou siègent dans le groupe libéral au Parlement européen, alors qu’ils croient, en France, jouer l’opposition à Nicolas Sarkozy ? A Strasbourg, les votes du Modem sont bien souvent en contradiction avec les nôtres. Pire, ils sont aussi incohérents avec les positions que défend son président dans l’Hexagone.

Pour les élections européennes de 2009, c'est lui qui devra clarifier ses positions.

Source : Désirs d'avenir

Intéressement, mais pour qui ?

Nicolas Sarkozy a annoncé un crédit d'impôt de 20 % pour les entreprises qui verseront pour la première fois une prime d'intéressement à leurs salariés ou qui augmenteront les sommes versées. Il souhaite quadrupler les montants affectés à intéressement et participation en cinq ans.

Trois remarques.

- Alors que les salariés ont besoin d'une hausse de salaire pour faire face à la hausse des prix, on leur propose une mesure qui ne concerne que quelques-uns, dans les entreprises qui font des bénéfices, en leur versant ce que les actionnaires n'auront pas exigé. C'est aussi bancal que la mesure sur les heures supplémentaires.

- La réaction du MEDEF montre bien le sens de la mesure : faire partager par les salariés les objectifs de rentabilité financière des entreprises, sans aller jusqu'au bout du raisonnement. Si on veut aller vers une plus grande association des salariés, il ne faut pas se limiter à une portion congrue des bénéfices octroyée par les actionnaires, il faut partager les décisions et ouvrir les conseils d'administration aux représentants des salariés (c'est ce que Ségolène Royal déjà eu l'occasion de proposer).

- C'est une nouvelle illustration de l'incohérence du gouvernement : un jour on taxe l'épargne de tous les Français (avec la nouvelle taxe de 1,1 % sur les comptes d'épargne et l'assurance-vie), un autre on lance un nouveau crédit d'impôt en faveur des entreprises, tout en disant que l'on veut limiter l'effet des niches fiscales.

Source : Désirs d'avenir

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