Désirs d'avenir 86000 - Arnaud Fage

Publié le par Arnaud Fage

Motion : "L'espoir à gauche, fièr(e)s d'être socialistes"

Sommaire

1- Inventer un monde nouveau : combattre et proposer

1.1. La mondialisation est là, nous devons l’affronter          

1.2. Mettons fin à la dérive spéculative       

1.3. Aller vers une économie de pointe : oui à l’innovation des PME, non à l’économie de rente

1.4. Faire le pari de l’enseignement supérieur et de la recherche    

2. Réconcilier dynamisme économique et progrès social : un Etat préventif, un Etat innovateur

2.1. Agir vraiment contre la vie chère
2.2. Rééquilibrer le rapport capital/travail : mettre l’économie au service de l’humain
2.3. Enfin une fiscalité juste !
2.4. Le droit des travailleurs à être bien formés, des entreprises compétitives
2.5. L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation
2.6. Repenser sans tabou la sécurité sociale pour la sauver
2.7. Bâtir un système de retraite transparent, universel et personnalisé        

3. Faire d’urgence l’excellence environnementale

3.1. Préparer dès maintenant l’après pétrole

3.2. Réduire notre consommation d’énergie

3.3 Modifier notre rapport à l'espace

4. Aller vers une société apaisée et favoriser l’émancipation     

4.1. Favoriser la mixité sociale pour éviter la ghettoïsation  

4.2. Assurer les solidarités numériques

4.3. Un nouveau regard sur l’immigration     

4.4. Prévenir la violence        

4.5. Lutter contre les discriminations  

4.6. Redonner leur place aux artistes et à la culture
4.7. Reconnaître la diversité comme une chance, la France métissée comme un atout et l’harmonie des générations comme notre garantie          

4.8. La laïcité, garante de la République      

5- Oser enfin « la démocratie jusqu’au bout »

5.1. Moderniser le Parlement 

5.2. Faire confiance aux élus locaux 

5.3. Encourager la démocratie participative

5.4. Garantir la liberté de la presse
5.5. Porter haut l’exigence de justice et des Droits de l’Homme      

5.6. La démocratie au secours de l’Europe
5.7. Pour un ordre mondial juste : des institutions internationales à la hauteur de leurs missions    

6- Faire du socialisme une force neuve dans le siècle  

6.1. Un grand parti porteur d’espoir  

6.2. Un parti décentralisé       

6.3. De nouvelles formes de militantisme      

6.4. Le respect des militants   

6.5. Fédérer la gauche et attirer les démocrates
6.6. L’augmentation massive du nombre d’adhérents et l’organisation de primaires        

Le socialisme, une idée neuve pour le XXIè siècle

    

Un nouveau monde

Le monde a changé. Le culte de l’argent roi prospère, malmenant nos principes démocratiques, dessinant un nouvel ordre mondial, synonyme de naufrages sociaux, humains, écologiques.

D’immenses défis surgissent, de grands dangers menacent. La crise financière mondiale illustre à l’envie les risques d’une économie mondiale dérégulée, une économie qui voit des banques provoquer le sur-endettement de millions de foyers et fermer le robinet du crédit aux petites et moyennes entreprises, une économie qui tolère que des paradis fiscaux hébergent sans entraves des fonds d’investissement sans éthique.

Aujourd’hui, des empires financiers s’effondrent comme des châteaux de cartes. La crise alimentaire plonge dans la malnutrition ou la famine des centaines de millions de personnes. La spéculation sur les matières premières fait rage. Les délocalisations sauvages se multiplient. Le coût du pétrole renchérit les prix. La crise écologique et climatique précipite les échéances. Les pays les plus pauvres payent le prix lourd au sous équipement. Dans de trop nombreux pays, les nationalismes, le terrorisme et les guerres régentent ce que nous n’arrivons pas à organiser. Voici la mondialisation malheureuse, celle que nous subissons. Refusons-la. Arrêtons-la !


C’est bien parce que nous sommes conscients de ces dérives, de ces drames et de ces faillites que nous entendons, lors du prochain de congrès de Reims, engager résolument la bataille du renouveau. La partie est difficile et n’est pas gagnée d’avance. Nous sommes certains, en tout cas, que si nous nous abandonnons à la liturgie du verbe pour invoquer d’hypothétiques grands soirs, elle sera irrémédiablement perdue.

Être de Gauche, être Socialiste suppose d'abord de penser le monde dans lequel nous vivons pour ne pas être contraints de subir «le cours logique du monde tel qu’il va». Parce que nous sommes portés par un idéal de progrès, de justice sociale, d’épanouissement de la personne humaine, nous ne nous résignons pas.

Des pans entiers de la population perdent confiance, confrontés à des difficultés quotidiennes pour trouver un emploi ou même un toit. Les salaires stagnent, les prix montent, tandis que l'ascenseur social reste obstinément cloué au sous-sol. Catégories populaires et moyennes, toutes sont logées à la même enseigne : chacun sait qu’il peut désormais devenir travailleur pauvre.

Plus grave, nous sentons le recul constant des valeurs de justice, de solidarité, de respect dans notre société. Ce sont les piliers de la République qui, l’un après l’autre, sont en voie d’effondrement.

Un nouveau projet politique, vite !


Parce que nous refusons la résignation, nous voulons un parti qui se mobilise et se batte pour les citoyens, avec les citoyens, un parti qui soit à leur service. Un parti qui fasse vivre la démocratie en son sein pour la diffuser et la porter dans la société. Un parti qui soit meilleur que la société qu’il prétend changer.

La gauche, en France et à tout le moins en Europe, n’a pas toujours su définir les termes d’une riposte cohérente et offensive. Elle n’a pas toujours su réguler et maîtriser le capitalisme contemporain, ni réunifier les intérêts des milieux populaires et des classes moyennes. Trop souvent, elle apparaît sur la défensive dans la bataille des idées, face à une droite qui cultive la transgression et la confusion pour mieux imposer son hégémonie culturelle.

La chute du mur de Berlin a marqué la fin du monde bipolaire. Elle a ouvert une nouvelle période historique. La disparition du « bloc de l’Est » et des régimes du « socialisme réel », en permettant la libéralisation débridée du marché, a placé les socialistes devant l’impérieuse nécessité de concevoir des réponses nouvelles.

Il faut le faire en tenant le cap, entre les risques d’un grand saut libéral et les tentations populistes, alors que le capitalisme va au bout de ses excès, au mépris des hommes, du travail et de nos libertés.

C’est à cette tâche que nous devons désormais nous consacrer. Pleinement. Entièrement. Nous, socialistes, ne pouvons nous contenter de réagir aux régressions orchestrées par la droite. Nous devons les combattre et proposer une alternative cohérente.


C’est à cela que nous sommes attachés. Oui, il nous appartient de forger dès maintenant des alternances durables, qui ne se résument pas à une conquête du pouvoir, pour le pouvoir.

Notre volonté est de remettre notre Parti sur les rails, en mouvement, au travail pour les années à venir.

C’est pour cela que ce Congrès est crucial. Nous devons en faire le moment d’un sursaut collectif.

Les militants sont lassés du spectacle désolant que nous offrons aujourd’hui. Ils sont agacés par les joutes d’égo, ils sont exaspérés par le tourniquet des ambitions et les éternelles tentations de faire du neuf en sauvegardant l’ancien, toujours et encore.

Ils craignent que le Congrès ne soit le théâtre d’une guerre des chefs qui, pourtant, partagent des valeurs communes. Ils ont aussi une même approche de ce vers quoi doit avancer notre société. Ils consacrent enfin leur énergie à aborder les questions de fond, à la mise en forme d’orientations novatrices qui répondent concrètement aux préoccupations de nos concitoyens.

Ils sont désireux, de peser à nouveau sur les choix de leur Parti et soucieux de voir leur choix et la parole de leur organisation respectée. Le PS est condamné à la défaite, pire, à la dissolution lente, si ses propositions ne sont pas clairement identifiables.


Dès à présent, il faut donc concentrer nos forces sur la conception d’un projet crédible et audacieux, s’appuyant sur nos valeurs pour inventer d’autres façons d’agir. Les socialistes doivent se réapproprier les notions de progrès et de mouvement, face à une droite qui a dévoyé l’idée même de changement, la transformant en stratégie d’écrasement des résistances sociales et de nivellement par lebas.

Il y a donc urgence.

La vraie nature du sarkozysme, c’est en effet une droite dure, encore en campagne, déjà en campagne, toujours en campagne idéologique pour défaire l’impartialité de l’État sur tous les terrains.

Voilà pourquoi nous devons travailler, être vigilant et ne pas nous laisser guider par des luttes intestines. Nous devons être capables d’assurer un renouvellement générationnel et de préparer la relève

Pour mener à bien ce travail, nous ne partons pas de rien. Notre déclaration de principes rassemble les valeurs qui nous sont communes. Le Parti socialiste s’y accepte comme réformiste, porteur d’une volonté radicale de transformation sociale, écologiquement responsable, européen, laïque et féministe.

Plus que jamais, l’effort qu’il nous faut fournir est celui de l’adaptation de notre analyse de la société, de nos orientations et de nos moyens d’action à l’époque et au monde d’aujourd’hui.


Mais le succès dépendra de notre capacité à aller plus loin, en nous appuyant sur ces principes pour trancher des débats qui ont, depuis trop longtemps, été laissés sans réponse, tout en conservant à l’esprit l’objectif final, qui est d’apporter des réponses concrètes aux problèmes de nos concitoyens.

En somme, deux conditions essentielles s’imposent pour conserver, voire renforcer nos positions aux Européennes, puis aux régionales et aux cantonales, puis enfin pour être en mesure de l’emporter en 2012.

D’abord la clarté de notre vision, ensuite, des propositions crédibles et réalistes qui répondent aux attentes des Français.

Ce n’est qu’après avoir effectué ce travail, et l’avoir effectué de façon collective, que se posera la question du choix de notre candidat(e) à l’élection présidentielle.

Voir la suite sur le lien suivant

http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/motion-lespoir-a-gauche-fieres-detre-socialistes/24-09-2008

Source : Désirs d'avenir

La contribution "Unité et Refondation(s)" rejoint la motion

La Contribution "Unité et Refondation(s) !" rejoint la dynamique de rassemblement portée par Ségolène Royal. Voici leur communiqué.

"Le 23 septembre, les motions seront déposées au Conseil national du PS et proposées au vote des militants. Dans le cadre de la dynamique de rassemblement et de renouvellement portée par Ségolène Royal, la contribution Unité et Refondation(s) ! appelle les militants socialistes à participer à la motion qui sera déposée par Ségolène Royal.

En effet, les grandes questions portées lors de la campagne présidentielle, notamment, sur la vie chère, le travail, le renouvellement de la vie démocratique, la République métissée doivent être au cœur d'un nouveau projet socialiste.

Convaincus que les questions qu'ils ont portées, telle que la question du travail, de la mondialisation, de la laïcité trouveront leur prolongement dans la motion qui sera déposée par Ségolène Royal, nous estimons important, qu'au-delà des querelles souvent subalternes et des compétitions de personne, ce qui s'est levé, dans le parti comme dans le pays, ne s'arrête pas.

C'est l'enjeu du congrès de Reims !"

Frédéric Léveillé, Premier Secrétaire Fédéral de l'Orne, conseiller délégué d'Argentan,

Charles Fiterman, ancien ministre d'Etat,

Pascal Joseph, délégué national à la coordination, adjoint au maire du 20ème arrondissement de Paris,

Hugues Manouvrier, Premier Secrétaire Fédéral de la Savoie, Vice-président de l'agglomération chambérienne

 

Source : Désirs d'avenir

Commenter cet article