Désirs d'avenir 86000 Poitiers - Arnaud Fage

Publié le par Arno

Ségolène Royal demande que la solidarité nationale s’applique aussi à la CAMIF

Le dépôt de bilan de la CAMIF est une épreuve terriblement difficile pour l’ensemble des salariés, de leurs familles, et pour tout le bassin d’emplois niortais. Cette issue nourrit amertume et sentiment de gâchis. La CAMIF a en effet été pendant de longue années un fleuron de l’économie régional. Le contexte difficile de la vente par correspondance et l’échec des dirigeants, il y a quelques années, à réorienter l’activité de l’entreprise a malheureusement conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui.

Le Président de la République vient d’annoncer 175 milliards d’€ d’investissements publics dans les entreprises après avoir présenté un plan de 360 milliards d’€ pour renflouer et garantir les banques empêtrées dans la crise financière.

Les salariés de la CAMIF et leurs familles méritent tout autant la solidarité de l’Etat. Ségolène Royal demande donc au Gouvernement de débloquer en urgence les moyens financiers indispensables pour assurer leur avenir et un emploi. Elle interviendra autant que nécessaire auprès des pouvoirs publics pour défendre leurs intérêts.

Ségolène Royal se tient à la disposition des salariés et de leurs représentants pour définir avec eux et en lien avec la ville de Niort, la CAN et le Conseil Général, l’aide que la Région peut leur apporter.

Source : Désirs d'avenir

Lutter contre la crise économique

La crise dans laquelle nous sommes plongés risque de faire beaucoup de dégâts, nous devons être vigilants. Mais elle est aussi l'occcasion historique de définir le modèle de société que nous voulons. Ce que nous faisons dans la motion E, déposée au Parti socialiste.

Lire et voir le discours de Ségolène Royal sur la crise financière à Parempuyre, le 15 octobre.

Lire, ci-dessous, la comparaison des propositions économiques entre les différentes motions, réalisée par Désirs d'entreprendre.

Comparaison des propositions économiques des motions du Congrès de Reims 

L’effondrement du capitalisme financier, la crise du pouvoir d’achat, des rapports sociaux dans l’entreprise ainsi que la crise écologique rendent plus que jamais nécessaire une orientation économique claire du PS et en font un élément capital de sa crédibilité.

La motion signée, entre autres, par Ségolène Royal se différencie des autres motions sur trois aspects :

Son caractère anticipateur : il ne faut pas seulement constater les méfaits du capitalisme financier, mais il faut les prévenir pour mieux les affronter ;

Le choix du combat : toutes les avancées sociales ont été arrachées par le combat et les luttes sociales contre la droite la plus conservatrice. On ne peut reporter à de futures conventions les choix urgents du parti socialiste ce qui laisserait à Nicolas Sarkozy le champ libre jusqu’à 2012 ;

La précision de ses propositions (crise financière, retraites, pouvoir d’achat modèle de développement économique). On notera sur ce point la faiblesse de la motion de Bertrand Delanoë très influencée par l’action municipale mais qui ne fait pas le dernier kilomètre vers les propositions concrètes sur les enjeux nationaux (retraite, fiscalité…).

1/ Mondialisation et crise financière : anticiper et affronter

Notre motion « L'espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes » axe ses propositions sur :

La mise en place de nouvelles régulations (détaillées dans la motion, inspirées des réflexions menées au niveau international par la FSE…) ;

Réunion d'un nouveau Bretton Woods afin de réguler mondialement le nouvel ordre financier et économique qui s'est mis en place ces derniers temps ;

Responsabilisation et réhabilitation du rôle de l'Etat aussi bien en amont qu'en aval ;

Réorientation de l'épargne nationale vers l'investissement productif ;

Réorientation de la finance en direction des PME, principaux producteurs de richesses matérielles, humaines et environnementales.

Elle se distingue par le choix d’une politique de combat. Il ne s’agit pas de se lamenter longuement sur les effets de la crise mais de l’affronter en mettant fin aux dérives spéculatives par de nouvelles régulations. Ceci implique un repositionnement mondial de la France vers une économie de pointe, et l’interdiction aux fonds spéculatifs d’engager plus d’argent que ne leurs permettent leurs réserves, la lutte effective contre les paradis fiscaux et le blanchiment d’argent.

La motion de Bertrand Delanoë parle certes de durcissement de la mondialisation, et de non-préparation de la France à celle-ci (éléments connus depuis dix ans ) mais reste très discrète sur les solutions reprenant au passage plusieurs idées de Ségolène Royal (comme le nouveau modèle de développement, ou la justice sociale)

La motion de Martine Aubry s’étend longuement sur la description de la crise et le risque de déclassement économique et financier de la France. Elle propose le renforcement des règles de prudence des banques et des systèmes de surveillance des marchés. Mais là encore sans être aussi précise que la motion E « L'espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes ».

La motion de Benoît Hamon n’hésite pas, pour sa part, à proposer une solution utopique en développant des thèses protectionnistes essentiellement défensives comme la sortie du libre-échange, les tarifs extérieurs, alors qu’il s’agit au contraire de rétablir leur compétitivité mondiale notamment par l’innovation.

Notre motion propose une mesure concrète, applicable, là où la sortie du libre-échange ne l’est pas, de protection offensive des PME créatrices de richesses : un Small Business Act pour la France. Ce mécanisme utilisé aux Etats-Unis est une dérogation aux règles du libre-échange qui oblige la puissance publique à réserver une part de leur budget à des PME indépendantes.

2/ Quel modèle de croissance ?

La motion E axe ses propositions sur :

L’invention d’un nouveau modèle de croissance préparant l’après-pétrole et faisant de l’écologie l’axe essentiel du projet de société des socialistes (souvenons nous de l’excellence environnementale de la campagne présidentielle), en développant massivement les énergies renouvelables, déconcentrées et décentralisées ;

Une manière nouvelle d’aborder la mesure de la création de richesse ;

La création d'une économie de pointe qui fera le pari de l’enseignement et de la recherche (3% du PIB) ;

Une réorientation du rôle de l’Etat préventif, régulateur et protecteur ;

La recherche de l’efficacité énergétique.

On retrouve les mêmes termes dans les motion de Benoît Hamon et de Martine Aubry. Cependant que la motion de Bertrand Delanoë propose la mise en place au niveau européen d’une véritable politique industrielle des produits et technologies propres.

Sur ce point les motions Delanoë, Aubry et Hamon reprennent les idées développées par Ségolène Royal dans la campagne présidentielle en insistant (Aubry) sur la nécessité d’une montée en gamme de l’appareil productif et d’une vraie politique industrielle ainsi que de la conciliation entre écologie et justice sociale et sur une politique européenne de gestion de l’eau et d’une refonte de la fiscalité selon le principe pollueur payeur (Hamon).

3/ Place des entreprises, le point de clivage central entre notre motion et les autres.

C’est sur cette question que notre motion crée le clivage le plus important.

C’est sur les entreprises et particulièrement les PME qu’il convient de s’appuyer pour faire émerger l’économie de demain ;

Développer les politiques favorables à la création d’entreprises ;

Accompagner les PME pour qu’elles passent à la dimension supérieure ;

Investir dans les politiques d’innovation capables de nous différencier des pays émergents.

Dans la motion de Martine Aubry on parle de moduler l’impôt sur les sociétés en fonction de la part des bénéfices réinvestis, de taxer les entreprises abusant des emplois précaires, d’interdire les stocks options pour les principaux dirigeants exécutifs, de limiter les parachutes dorées
par des conventions collectives. Ce sont toutes des mesures intéressantes et nécessaires mais qui placent l’entreprise non pas comme un partenaire mais uniquement comme un objet d’encadrement et de surveillance.

La motion de Benoît Hamon ne considère pas l’entreprise mais des politiques publiques et des stratégies industrielles, comme si ces stratégies se construisaient sans partenaires.

La motion de Bertrand Delanoë ne consacre que quelques lignes aux PME pour constater que ces dernières fournissent 69 % de l’emploi salarié et qu’il faudra une action publique puissante pour financer efficacement la création de PME innovantes, développer le capital risque.

Il y a un accord entre les motions pour conditionner les aides aux entreprises à des négociations salariales engagées et abouties et pour la limitation des parachutes dorés, thème repris depuis par Nicolas Sarkozy.

4/ Capital, travail et relations sociales

La motion E, "L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes" insiste sur le fait que la France connaît un véritable problème de relations sociales qui se conjugue avec une relation capital/travail fortement déséquilibrée et propose :

Un véritable dialogue social ;

Une syndicalisation de masse ;

La recomposition des conseils d'administrations avec 30 % de salariés (proposition la plus audacieuse sur ce point) ;

Une véritable place de la formation tout au long de la vie : parcours professionnel sécurisé.

La motion de Bertrand Delanoë abonde dans le même sens en parlant de renforcement des syndicats, de représentation des salariés, en allant moins loin dans les solutions et en restant plus vague. Elle reprend l'idée du parcours professionnel sécurisé de la campagne de Ségolène Royal.

La motion de Martine Aubry évoque de même le renforcement des syndicats et le besoin d'améliorer les relations sociales et de répartir les richesses.

Le pôle écologique axe sur le développement social.

La motion d'Utopia établissent la puissance publique dans l'entreprise et le capital….

5/ Fiscalité

La motion E propose d’établir enfin une fiscalité juste :

Réforme radicale de l'impôt sur le revenu (équité et transparence) ;

Fusion de l'IR et de la CSG-CRDS qui impacte aussi les plus modestes afin de mettre en place un véritable impôt progressif ;

Individualisation de l'impôt afin de lever l'injustice qui pèse sur la taxation du travail féminin ;

Suppression des niches fiscales et répartition du gain sur l'ensemble des contribuables pour générer une baisse d'impôt ;

Prélèvement des charges sociales sur l'ensemble de la valeur ajoutée pour ne pas pénaliser l'embauche.

La motion de Bertrand Delanoë parle de fiscalité écologique (laquelle se limite à l'approche pollueur–payeur), de rééquilibrer la taxation capital-travail et de rétablir une véritable progressivité dans l'impôt sans entrer dans les détails.

La motion de Benoît Hamon se limite aussi au concept de progressivité de l'impôt.

Le pôle écologique insiste sur la progressivité, mais développe une approche complète de la taxation écologique.

Utopia veut passer à une fiscalité internationale et annuler la dette des pays pauvres, imposer une taxation sur toutes les transactions financières et les bénéfices des firmes transnationales. Ce sont effectivement des objectifs que l’on peut tous partager mais la motion Utopia ne dit pas comment y parvenir.

6/ Pouvoir d'achat

Face à la flambée des produits de consommation courante, à la faiblesse du consommateur face aux acteurs économiques et bancaires et à la montée intolérable des loyers et charges, la motion E propose :

Une réglementation des abus bancaires ;

La création d'une action de groupe à la française ;

Une réforme de l'indice CPI INSEE ;

La gestion véritable de la politique des logements sociaux ;

La motion de Bertrand Delanoë n'a pas trop d'idées sur le sujet (« créer de nouveaux emplois… »).

La motion de Martine Aubry propose d’augmenter le SMIC, impose des renégociations salariales et un plafonnement des loyers.

La motion de Benoît Hamon augmente les salaires, et s'occupe du logement.

Tous évitent de traiter des effets pervers de l’augmentation du Smic sur les revenus légèrement supérieurs.

Conclusion

De toute évidence, il ressort de manière évidente qu’avec notre motion « L'espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes », nous avons procédé à un travail de fond :

Connaissance des mécanismes financiers et économiques internationaux ;

Positionnement micro-économique sur l'échelle mondiale ;

Connaissances des ressorts qui activent les différents acteurs sociaux ;

Travail approfondi de prospective.

Il en résulte une motion volontariste et réaliste, se positionnant sur l'échiquier international, avec une approche économique précise, complète, innovante qui ouvre la voie à des solutions d'avenir concrètes, efficaces répondant réellement aux attentes des Français.

Surtout, nous avons, pour chaque sujet, une stratégie systématique de non évitement.

Source : Désirs d'avenir

Un fonds souverain financé par la rente de Total

En réaction à l’intervention de Nicolas Sarkozy à Annecy ce midi, nous souhaitons un fonds souverain alimenté par la rente de Total et non par la dette des Français.

Quelques précisions :

•    Qu’est ce qu’un fonds souverain ?

C’est un fonds d’investissement public financé par une rente. Ce sont des revenus tirés du pétrole en Norvège ou dans les pays du Golfe, ou des revenus tirés des interventions sur le marché des changes en Chine.

C’est donc de l’argent mis de côté et placé sur les marchés pour préparer l’avenir, notamment en matière d’écologie et de croissance verte.

•    Le fonds proposé par le gouvernement, c’est le contraire.

Ce n’est pas de l’argent mis de côté puisqu’il sera financé par de la dette.

Le fonds du gouvernement, c’est purement et simplement de la D-E-T-T-E en plus.

•    Créer un fonds souverain pour financer les PME, c’est donc une bonne idée, mais à deux conditions, qui ne sont pas aujourd’hui remplies :

- Que l’on s’entende sur les objectifs de ce fonds, qui « interviendra chaque fois qu'une entreprise stratégique aura besoin de fonds propres ».

Ce n’est pas un fonds de sauvetage venant combler les erreurs de gestion des dirigeants de grandes entreprises. C’est un fonds destiné à investir dans les entreprises véritablement stratégiques, c'est-à-dire les PME qui innovent et prennent des risques.

- Que l’on prenne l’argent là où il se trouve. On ne peut pas laisser l’Etat s’endetter indéfiniment et augmenter les impôts du contribuable.

•    Il y a plusieurs mois maintenant que nous avons proposé la création d’un fonds financé par la rente énergétique de Total, Areva, GDF-Suez et EDF.

Ce fonds serait destiné à investir dans les PME qui imaginent les solutions écologiques de demain. Voilà une solution courageuse et crédible que nous soumettons au gouvernement pour financer la croissance verte dont la France a besoin.

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Fiche technique : Le fonds souverain après-pétrole

Le « Fonds après-pétrole » est alimenté chaque année de la manière suivante : un milliard d’euros sur les profits de Total, deux à trois milliards prélevés sur la rente nucléaire d’EDF et, à terme, un milliard d’euros par an sur la rente technologique d’Areva. A terme, cela représente donc un montant total de 3 à 5 milliards d’euros par an.

Utilisation des fonds :

•    un milliard d’euros par an pour financer la recherche sur les énergies de substitution au pétrole, dont la gestion serait confiée à l’Agence nationale de la recherche ;

•    le solde (entre 2 et 4 milliards d’euros par an) sera placé dans un fonds d’investissement destiné aux PME qui innovent en matière écologique.

Le fonds pourrait disposer d’une réserve de près de 50 milliards d’euros en 2017, diminuée de 10 milliards d’euros consacrés à la recherche mais augmentée des revenus de placement.

Source : Désirs d'avenir

Des paroles aux actes : de nouvelles actions sans augmentation d'impôts

Dans le double contexte de crise économique et financière et de baisse du pouvoir d'achat, Ségolène Royal prône une action responsable en matière de fiscalité de la part de l'Etat comme des collectivités territoriales. Plus que jamais un euro dépensé doit être un euro utile. Pour cette raison, et pour la quatrième année consécutive, Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes, a décidé de ne pas augmenter les impôts, de maitriser les dépenses et de stabiliser la dette.

Cet effort de rationalisation et d'efficacité des dépenses permet de soulager le pouvoir d'achat des familles tout en maintenant et en approfondissant les mesures concrètes pour l'emploi, la formation, l'innovation, l'investissement dans les énergies renouvelables et la croissance verte, les nouvelles formes de mobilité  plus respectueuses de l' environnement, l'agriculture durable et pour mieux vivre ensemble.

Ne pas augmenter les impôts et rechercher en permanence l'efficacité de l'action publique est un devoir politique quand les Français souffrent et que la récession s'installe. C'est un acte d'espoir  quand il s'accompagne du renforcement des mesures contre la vie chère, et en faveur de la justice sociale, du développement par l'innovation et de l'excellence environnementale.

Source : Désirs d'avenir

"L'aide aux banques est utile si elle permet d'entrer au capital"

Ségolène Royal était interviewée au Journal de 18 heures sur Europe 1. Ecouter l'interview.

Voir la suite sur le lien ci-dessous

http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/laide-aux-banques-est-utile-si-elle-permet-dentrer-au-capital/21-10-20

Source : Désirs d'avenir

Fiche technique : les PME dans la tourmente

les PME dans la tourmente   

«Des banques ne répondent pas aux demandes de crédits. Pas de retour, ni téléphonique, ni par mail», constate Emmanuel Leprince, délégué général du Comité Richelieu, composé de plus de 250 PME innovantes.

Les PME sont les premières à être prises dans la tourmente avec une intensité rare. Déjà fragilisées par un système de financement inadapté, voire souvent inexistant, beaucoup d'entre elles sont ou se sentent irrémédiablement condamnées. Pourtant elles sont quasiment seules à être créatrices de richesse au sens de l'économie réelle, elles recèlent le potentiel de la nouvelle configuration économique : notre production, notre compétitivité, nos emplois… Alors le financement des PME devrait être la priorité européenne, déjà entreprise depuis un certain temps par des régions faisant preuve d'une lucidité extrême, elle doit être reprise à grande échelle avec des moyens véritables résultant de l'implication de tous les acteurs, afin d'aller vers une véritable création de valeur qui mettra en place l'économie tournée vers l'humain. 


             I.      Les PME sont les premières à être prises dans la tourmente

Un sondage auprès de 400 PME "de croissance" avec un stock d'environ 60 collaborateurs par unité, constatent majoritairement connaître des difficultés dans leurs relations avec leurs banques depuis quelques mois avec une intensification extrême ces dernières semaines, trois quart d'entre elles estiment être déjà fragilisées. Certaines pensent qu'elles ne tiendront plus que quelques semaines.

En effet la crise de confiance, a rendu l'accès aux liquidités difficiles pour les banques, celles –ci ne peuvent plus accorder les mêmes montants de crédit, donc elles le réduisent, jusqu'à ne plus en accorder et même remettre en cause les découverts, c'est le credit crunch. Cette restriction s'applique évidemment en premier aux PME, qui sont justement les plus dépendantes de ces financements.

Baisse drastique des carnets de commandes (non soutenus par les commandes d'Etat) se combinant avec :

  • Restriction de l'octroi de crédit

  • Refus de crédit court terme

  • Coupures des autorisations de crédit


II. Alors même qu'elles étaient déjà très vulnérables en termes de financement


- Les PME françaises sont traditionnellement fragiles :

o    taux de défaillance beaucoup plus élevé que celui des grands entreprises notamment au-delà du seuil des 3 ans d’existence.

o    rentabilité d’exploitation structurellement plus faible que celle des grandes entreprises (20% contre 32%).

o    marge d’autofinancement nettement inférieure à celle des grandes entreprises (le taux d’autofinancement y est de moitié inférieur)

o    taux d’endettement plus élevé, ce qui se traduit par un indicateur de solvabilité dégradé (charge d’intérêts nets versés/ EBE).

o    insuffisance des PME en fonds propres qui est un handicap chronique, dans la mesure où elle grève leur solvabilité, mais aussi leur rentabilité, et par conséquent leur propension à investir et à créer des emplois.

o    environ 30% des PME connaissent des difficultés récurrentes de trésorerie

- Seulement 9% de l’aide publique (65Mds€) va aux PME d’après le CID (Centre des Jeunes Dirigeants et Entrepeneurs)

- Le Capital investissement est trop faible :

- Le Financement Européen n’arrive pas aux destinataires :

Exemple en effet les PME représentent des montants trop faibles pour être gérés directement par la BEI, et les banques françaises ne prennent pas le relais, en revanche en Allemagne les banques régionales (système bancaire non encore fusionné au niveau national sauf Hypobank et Vereinsbank devenues Hypovereins) relaient ce type de financement au niveau régional. Ainsi il est attendu que seules les entreprises françaises type PSA ou Air France vont en bénéficier.

Jusqu’à aujourd’hui le dispositif de la BEI « Initiative Innovation 2010 » lancé en 2000 avec un budget de 46mds€ n’a pas été rendu accessible aux PME Françaises. La France l’a un peu utilisé pour des infrastructures (tramway, TGV…), l’Allemagne au contraire l’a utilisé pour ses PME à hauteur de déjà ¼ du budget !

- Des délais de paiement très pénalisants car les grandes entreprises (et d'Etat!) font des profits sur leur trésorerie, Bercy a toujours fait opposition à la prise de mesure amenant à restreindre ces délais….

- Un mode de financement complètement inadapté:


-  Un credit scoring modélisé pour les grandes entreprises inaccessible, critères

  • Taille

  • Ancienneté

  • Capitaux propres

  • Projection de cash flows définis (inexistants en éco-innovations…)

- Absence de capital-risque

- Attribution de financement sous forme de trésorerie (emprunt court terme, découverts….) très coûteuse

- Le financement du long terme par le court terme


III. Pourtant elles sont notre avenir, et deja notre present

  • Départ d'une partie des états majors des institutions financières et des grandes entreprises en mena-bric

  • Les PME (entreprises de moins de 500 salariés) sont créatrices de valeur au niveau de l'économie réelle :

    • Elles produisent la moitié de la valeur ajoutée de la France

    • elles réalisent 41% des investissements corporels de l’ensemble des entreprises et 30% des exportations.

    • Elles emploient 60% des salariés alors queles grandes entrperises sont destructrices d'emplois et le seront encore plus.

    • L’INSEE a relevé que 5% des ces PME dites « les Gazelles », dont la croissance est la plus rapide, regroupent 52% des emplois créés

  • Les PME ne se délocalisent pas

  • Les seuls secteurs porteurs de valeur ajoutée en termes de compétitivité avec les mena –bric : l'éco-innovation, le développement durable, la santé et l'enseignement sont développés par les seules PME

Il est donc urgent de considérer leur financement comme une priorité nationale et surtout européenne


IV. Néanmoins pour lutter contre les conséquences de la crise financière qui s’annonçait depuis plusieurs années, les régions sont venues en aide aux entrepreneurs avec pourtant des moyens réduits et avec un résultat plus que probants.


L'extrême lucidité et le mérite de la Présidente de Poitou-Charentes qui avec peu a fait beaucoup :

- Pour soutenir l’innovation :

  • les grands projets mobilisateurs comme la voiture électrique présentée la semaine dernière

  • le fonds régional de l'innovation qui permet de passer de l'idée du chercheur au produit vendu par l'entreprise

  • les fonds de capital risque : la Région utilise tout ce que la loi permet, y compris la mobilisation de l'épargne en proximité, en proposant aux ménages de Poitou-Charentes d'investir dans les entreprises de la région plutôt qu'à la bourse, c'est le private equity, le non côté.

- Pour aider les entrepreneurs à investir :

La Région tente d’épauler les entrepreneurs qui se lancent et qui ont du mal à débloquer des prêts bancaires

  • Les fonds régionaux de garantie permettent aux entreprises d'obtenir de meilleures conditions de crédit, de rassurer les banques, de débloquer plus vite les fonds

  • C'est avant tout une responsabilité de l'Etat, mais les régions ont mis en place des outils de terrain, efficaces pour les petites et moyennes entreprises qui sont celles qui se battent le plus sur les marchés de l'export et l'innovation.

Pour être éthiquement plus exigeant, la région conditionne toutes ses aides au respect de la charte d'engagements réciproques.

Voir la suite sur le lien ci-dessous

http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/fiche-technique-les-pme-dans-la-tourmente/21-10-2008

Source : Désirs d'avenir

"Le gazole devrait coûter 0,75 euros"

Ségolène Royal était l'invitée de l'émission Dimanche +.

Elle demande aux compagnies pétrolières et gazières de diminuer les prix de l'essence, du fioul et du gaz naturel. Le cours du baril de pétrole a diminué de moitié depuis le mois de juillet, mais cette baisse n'a pas été, loin s'en faut, répercutée sur les prix pour le consommateur. Le litre de gazole à la pompe, qui s'élevait à 1,5 euros en juillet, vaut encore 1,2 euros aujourd'hui. Pour tenir compte de cette baisse du prix du cours, le gazole devrait coûter aux consommateurs  0,75 euros !

Ségolène Royal rappelle que les compagnies pétrolières justifiaient la hausse de l'essence par la hausse du baril de brut. Qu'elles tirent maintenant toutes les conclusions de la baisse des cours : au lieu d'accroître le profit de leurs actionnaires (12 milliards d'euros pour Total en 2007), elles doivent, à l'approche de l'hiver, prendre en compte l'intérêt des Français et baisser leur prix.

Ségolène Royal rappelle notamment que le litre de fioul a augmenté de plus de 25% en un an, hausse non compensée par la faible majoration de la prime à la cuve. Si Total et GDF n'agissent pas, de nombreuses personnes âgées ne pourront pas se chauffer cet hiver, créant une situation intolérable dans la cinquième puissance mondiale.

L'énergie est un bien public. Les profits qu'elle dégage ne doivent pas être accaparés par quelques uns mais profiter à tous.

Voir la vidéo sur le lien ci-dessous

http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/le-gazole-devrait-couter-075-euros/19-10-2008

Source : Désirs d'avenir

Hommage à Soeur Emmanuelle

Ségolène Royal rend hommage à Soeur Emmanuelle.

" Soeur Emmanuelle fut une femme d'exception et d'engagement inlassable au service des plus pauvres, en particulier en partageant la vie des chiffonniers du Caire. Une femme libre dont la forte parole et l'action aux côtés des déshérités portent un message universel de dignité et de fraternité.

Passionnée d'éducation, elle rappelait qu'éduquer les filles, c'est éduquer un peuple.

Aux jeunes, elle recommandait de croire en eux et de faire partager leur soif de justice. Sa générosité, son courage et sa gaieté ont su trouver le coeur de tous.

La vie de Sœur Emmanuelle doit servir d'exemple en cette période où le règne de l'argent l'emporte trop souvent sur les valeurs humaines. "

Source : Désirs d'avenir

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David C. 02/11/2008 02:49


Brown, DSK et Obama : même combat !
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/30/dominique-strauss-kahn-je-proposerai-au-g20-un-plan-de-nouvelle-gouvernance-mondiale_1112710_1101386.html
http://elections-americaines.lesechos.fr/article.php?id_article=2272
Depuis quelques semaines, l’oligarchie financière internationale est entrain de s’organiser pour prendre le contrôle total sur le système financier international à l’issu du 15 novembre. Il y a une tentative brutale de transformer ce sommet en British Woods. Déjà beaucoup de rumeurs courent sur l’échec de ce sommet, un méga crack est annoncé pour le lundi 17 novembre.
Le problème de ces Loperello de l’oligarchie financière, ils croient que le système est seulement boiteux ! Il pense qu’il suffit quelques corrections pour sauver le système de la City et Wall Street.
Mais la vérité, c’est que ce n’est pas une simple crise financière! C’est que le système est MORT !
Il est temps pour les citoyens et les décideurs de comprendre les réels enjeux du Bretton Woods II à Washington du 15 novembre 2008. C’est ici que seront défini nos vies et celle de nos enfants pour le pire et pour le meilleur.
DSK a raison sur une chose beaucoup de choses changent à toutes les niveaux en ce moment.
Citoyen ! lève toi ! et mobilise toi pour transformer cette réunion capital pour notre avenir.
Afin d’aiguiser vos convictions politiques et économiques pour dire NON au Hold up de l’oligarchie financière. Je vous invite à prendre connaissance des éléments d’un VRAI Nouveau Bretton Woods ! http://david.cabas.over-blog.fr/pages/La_recette_dun_VRAI_Nouveau_Breton_Woods-816002.html
Je vous invite aussi à lire l’interview de Jacques Cheminade sur Capital.fr : http://www.capital.fr/Actualite/Default.asp?numpage=&Cat=ACT&numero=71347&interview=O&source=FI
Tout savoir sur le VRAI Nouveau Bretton Woods : www.nouveau-bretton-woods.com
David C. david.cabas.over-blog.fr

MKL 31/10/2008 12:45

Rappelons-nous que dehors, 4 millions de chômeurs/rmistes et 3 millions de précaires galèrent 24h/24 et que nous risquons tous un jour ou l'autre de venir grossir leurs rangs sous l'effet de la récession!Et que proposent les projets Royal/Aubry/Delanoë pour s'attaquer de front à ce problème ?Des mesures de relance pour favoriser le retour de la croissance - génial - ça fait 30 ans qu'on en voit passer et quel résultat!Le seul projet un minimum réaliste sur ce plan est celui de B. Hamon, en particulier grâce à la collaboration de Pierre Larrouturou qui va permettre de lancer un vrai débat sur la RTT.Aux USA et en GB, malgré une croissance de + de 4%/an jusqu'au début 2008, le temps de travail moyen constaté hors chômeurs est tombé respectivement à 33,7h/semaine et 32.1 (36,2 en France) ! Dans l’industrie et les services à haute valeur ajoutée, il est de + de 40h/s, mais ne concerne plus qu’à peine les 2/3 des emplois, le reste de la population active n’a droit qu’à des petits boulots de quelques heures/s. Et cette précarité est elle-même due à l’explosion de la productivité réalisée en 45 ans : multipliée par 5 (informatique, robotique, formation), alors que durant les 150 années pécédentes elle n’a été multipliée que par 2 ! Dans le même temps (45 ans donc) la durée légale de travail hebdomadaire est restée en gros partout à 40h/s. Le temps de travail a donc été réparti de manière anarchique par le marché, entre d’une part ceux qui font jusqu’à 70h/s (et qui aimeraient faire moins pour la plupart), ceux qui ne récupèrent que les "miettes" de quelques h/s et enfin les chômeurs qui font 0h/s. En France, les centaines de milliers d'emplois créés récemment sont pour la plupart des emplois aidés et à temps partiel, alimentant par wagons entiers l'armée de précaires que notre société produit à la chaîne depuis 2 décennies... Dans de telles conditions, par peur de basculer du "mauvais côté", la négociation salariale ne se résume souvent qu’à un : "Si t’es pas content tu peux aller voir ailleurs" !Pour un électrochoc au PS !http://nouvellegauche.fr