Désirs d'avenir 86000 Poitiers - Arnaud Fage

Publié le par Arno

L'équipe de la motion E : "L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes"

Des élus expérimentés, une équipe jeune et renouvellée : l'équipe de la motion E vous propose le changement pour un Parti socialiste prêt à affronter les crises d'aujourd'hui et les défis de demain.

Lors des déjeuners du mardi (ici, le 28 octobre 2008).

De gauche à droite : Guillaume Garot, Michèle Delaunay, Dominique Bertinotti, Vincent Peillon, Jean-Jack Queyranne, Ségolène Royal, Patrick Mennucci, David Assouline, Jean-Louis Bianco, Delphine Batho et Manuel Valls.


Le 28 octobre à Paris. De gauche à droite, Guillaume Garot, Delphine Batho, Julien Dray, Michèle Delaunay, Vincent Feltesse, Jean-Louis Bianco, David Assouline, Ségolène Royal, Vincent Peillon, Aurélie Filippetti, Dominique Bertinotti, Jean-Jack Queyranne, Patrick Mennucci et Manuel Valls.


Source : Désirs d'avenir

Discours de Ségolène Royal à Toulouse, le 29 octobre 2008


Ségolène Royal était à Toulouse le 29 octobre 2008.

Voir le discours qu'elle y a prononcé sur le lien ci-dessous

http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/discours-de-segolene-royal-a-toulouse-le-29-octobre-2008/29-10-2008

Source : Désirs d'avenir

Message très important aux anciens adhérants du PS de 2006 et 2007


Si vous avez déjà "franchi le pas" et adhéré en 2006 ou 2007, vous pourrez participer aux débats et au vote en vous mettant à jour de cotisation d'ici le jour du vote.

Vous devez absolument revenir pour nous aider à faire avancer la Gauche avec Ségolène Royal.

Nous comptons sur vous, relayez ce message autour de vous car la victoire est possible avec Ségolène !!!

Vous êtes 100.000 militants à ne pas avoir repris votre carte.

Si vous renouvelez votre adhésion, vous pourrez alors participer au scrutin comme le prévoit les statuts du parti qui stipulent que «seuls votent les adhérents ayant au moins six mois d'ancienneté, à jour de leur cotisation».

Merci d'avance de vous mobiliser et de convaincre les anciens adhérant du PS de 2006 et 2007 à reprendre leurs cartes pour participer aux débats et au vote et à ce rendre en section le jour du vote!!!

Arnaud Fage

"Orienter les flux financiers vers les besoins humains"


Ségolène Royal était l'invitée de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.

Lire la transcription de l'interview :

MARC-OLIVIER FOGIEL
L’évènement politique est sur EUROPE 1 ce matin. Jean-Pierre ELKABBACH, vous recevez Ségolène ROYAL.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
C'est bien que vous soyez là avec nous en direct. Ségolène ROYAL, bonjour.

SEGOLENE ROYAL
Bonjour.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Merci. Face à cette crise sans précédent, si vous étiez aujourd'hui à l’Elysée, quelles seraient les deux ou trois principales et grandes décisions, d’un plan Royal ?

SEGOLENE ROYAL
Premièrement, je prendrais une mesure d’urgence, qui consisterait à stopper les délocalisations et les licenciements des entreprises qui font des bénéfices et qui profitent de la crise et je ne ferais comment, en faisant voter une loi qui obligerait ces entreprises à rembourser toutes les aides publiques, directes et indirectes, si elles délocalisent ou si elles licencient, si elles font des bénéfices et par exemple, ARCELOR MITTAL serait resté en France, si ce dispositif existait.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Bon, alors, cela veut dire que les entreprises en difficultés, sans bénéfice, peuvent délocaliser et licencier.

SEGOLENE ROYAL
Non, ça veut dire que celles-là on les aide, parce qu’il s’agit essentiellement de petites et moyennes entreprises, celles-là on les aiderait en créant tout de suite une banque publique d’aide économique, qui aide…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
La CAISSE DES DEPÔTS.

SEGOLENE ROYAL
Ce n’est pas la CAISSE DES DEPÔTS, puisque ça, c’est trop lent, moi, ce que je demande puis longtemps, c'est la création d’une banque publique, d’aide, pour encourager et financer l’innovation dans les PME qui…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
C'est-à-dire un fonds stratégique souverain, qui aiderait tout de suite, avec comme noyau, peut-être la CAISSE DES DEPÔTS.

SEGOLENE ROYAL
Oui, qui pourrait être adossé à la CAISSE DES DEPÔTS.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ça, ce serait la deuxième mesure.

SEGOLENE ROYAL
La deuxième mesure.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
La troisième.

SEGOLENE ROYAL
La troisième c’est de redonner du pouvoir d’achat. On sait que la croissance économique doit s’appuyer sur la relance de la consommation, comment redonner du pouvoir d’achat. Premièrement, en baissant immédiatement le prix de l’énergie, puisque le prix du Brut a été diminué par deux, il n’y a pas eu les répercussions à la pompe, et c’est scandaleux, et deuxièmement, en supprimant les niches fiscales, 75 milliards de niches fiscales, vous n’en supprimez ne serait-ce que 20 et vous pouvez donner immédiatement 1 000 € à 20 millions de foyers en France.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais, comment un plan Royal relancerait-il aujourd'hui l’économie ?

SEGOLENE ROYAL
Mais, par ce que je viens de vous dire, c'est-à-dire que je redonnerais du pouvoir d’achat…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous croyez que ça suffirait, à l’échelle de la crise, qui touche la planète toute entière ?

SEGOLENE ROYAL
Non, ça ne suffirait pas, mais je pense que ces mesures d’urgence font écho à un nouveau modèle de société. Quel est ce nouveau modèle de société? C'est d’orienter les flux financiers vers les besoins humains, parce que je pense qu’il y a un levier considérable de croissance dans la satisfaction des besoins humains, que ce soit dans le domaine de l’écologie, de la santé, de l’éducation, des transports, des déplacements, de l’énergie propre, et donc s’il y avait autant d’énergie, Jean-Pierre ELKABBACH, mise dans les grands travaux qui permettent de satisfaire les besoins humains, que ce soit dans les pays riches ou dans les pays pauvres, qu’il n’y en a été mis pour sauver le système financier, autant d’énergie politique, autant d’énergie…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous voulez dire à l’échelle mondiale.

SEGOLENE ROYAL
Autant d’énergie financière que ce qui vient d’être fait pour la finance et pour la banque, sans d’ailleurs obtenir de contrepartie sur la réforme de la gouvernance des banques, ce qu’il faut faire. S’il y avait donc autant d’énergie pour relancer l’économie et la croissance dans ces domaines qui sont immenses en terme de besoins humains, nous changerions de modèle de société à l’échelle planétaire.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Dans toute l’Europe, le chômage est en train d’augmenter. Tous les dirigeants, qu’ils soient conservateurs ou sociaux-démocrates, cherchent des alliances et des solutions. Aujourd'hui, est-ce qu’il faut un plan d’action sociale commun à toute l’Europe, si c’était possible ?

SEGOLENE ROYAL
Ce qu’il faut, c’est un plan de croissance commun à toute l’Europe, et de croissance durable, et cela c’est trop lent. Un seul exemple : pourquoi est-ce que la filière automobile est en difficultés en Europe ? C’est tout à fait anormal, alors qu’il y a le défi du réchauffement planétaire, c'est-à-dire la mise au point du véhicule du futur, des déplacements collectifs, du ferroutage.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais, vous avez des moyens de convaincre par exemple, madame MERKEL…

SEGOLENE ROYAL
Mais oui !

JEAN-PIERRE ELKABBACH
… de participer à un plan d’action européenne dont elle ne veut pas entendre parler ?

SEGOLENE ROYAL
Mais moi j’aurais les moyens de convaincre madame MERKEL.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Comment ? Qu’est-ce que vous lui diriez ?

SEGOLENE ROYAL
Pourquoi, d’ailleurs ? Parce qu’il y aurait eu un lien de confiance, il n’y aurait pas eu ce passif et cette condescendance qu’a eu Nicolas SARKOZY avec madame MERKEL, ce qui fait que l’alliance franco-allemande s’est beaucoup affaiblie. Ce que je propose, c’est la constitution d’un gouvernement de développement économique franco-allemand, qui permettrait justement de dégager une énergie industrielle dans tous ces domaines, sur lesquels nous avons une capacité à nous défendre.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ce gouvernement économique franco-allemand, serait l’amorce d’un gouvernement économique de l’Europe.

SEGOLENE ROYAL
Oui, parce que les autres pays européens attendent…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ce que veut Nicolas SARKOZY, aussi.

SEGOLENE ROYAL
Oui…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Aussi.

SEGOLENE ROYAL
Beaucoup dans les paroles, mais pas beaucoup dans les actes.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais, parce qu’il y a la réalité qui existe.

SEGOLENE ROYAL
Non.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ils ne sont pas tous d’accord, même quand BROWN est à Paris, il veut mais il ne peut pas aller aussi loin que certains le souhaiteraient. Est-ce qu’il faut interdire…

SEGOLENE ROYAL
Et pourquoi… Attendez, mais pourquoi ont-il réussi à débloquer des milliards d’euros pour sauver les banques, le système financier ? Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas la même énergie européenne pour lancer justement les grands projets européens de développement économique et de croissance ?

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais, ils en ont le projet, mais apparemment c’est difficile à monter. Mais, il y a tellement de choses à vous demander. Dimanche vous avez par exemple demandé que l’Etat entre dans les conseils d’administration et dans la gouvernance des banques qu’il aide, vous le répétez, là, mais messieurs FILLON et SARKOZY ont répété à votre intention qu’ils décideront, si c'est nécessaire, comme ils l’ont fait pour DEXIA, parce que jusqu’ici, l’Etat couvre et garantit le prêt des banques, mais il ne participe pas au capital. Est-ce que ça vous rassure, ça ?

SEGOLENE ROYAL
Mais c’est scandaleux ! C’est scandaleux que l’argent des contribuables ne soit pas en contrepartie accompagné d’une obligation pour les banques de changer leur comportement. Pourquoi aujourd'hui…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais on n’entre pas dans le gouvernement de la banque.

SEGOLENE ROYAL
Mais si ! Mais il faut y entrer ! Les autres pays l’ont fait, Gordon BROWN l’a fait, même aux Etats-Unis ils ont nationalisé les banques, c'est-à-dire les systèmes les plus libéraux. L’Etat, en contrepartie de l’argent qu’il met au nom du peuple, entre dans le conseil d’administration des banques. Pourquoi ? Parce que si l’Etat n’y est pas, il ne peut pas contrôler le système. Pourquoi est-ce que l’Etat, en France, ne décide pas aujourd'hui cette nationalisation partielle des banques ? Par pure idéologie et par connivence de classe, monsieur ELKABBACH, par connivence de classe.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Oui. Vous ne dites pas « partielle », est-ce que vous ajoutez « provisoire » ?

SEGOLENE ROYAL
Non, je pense qu’une fois que l’Etat est au capital des banques, il doit y rester, sinon ça va recommencer. Ils vont récidiver…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais alors…

SEGOLENE ROYAL
Un seul mot. Aujourd'hui, les prêts interbancaires n’ont pas repris, et le besoin de fonds de roulement des PME n’est toujours pas garanti et satisfait par les banques, c'est nos…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ça commence à fonctionner.

SEGOLENE ROYAL
… ce sont les collectivités territoriales.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais vous avez une autre méthode plus rapide et plus efficace pour réactiver l’économie française ?

SEGOLENE ROYAL
Mais je viens…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Eh bien parce que vous dites que les banques ne fonctionnent pas assez vite, elles fonctionnent, et d’autre part, les banques aident les entreprises. La contrepartie c’est qu’elles aident les entreprises à recréer des emplois ou à permettre à des entreprises en difficultés, de fonctionner.

SEGOLENE ROYAL
Mais non, ce n’est toujours pas fait. Je vous le dis. Le crédit interbancaire est… interrogez les chefs d’entreprise, de PME…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
C’est ce qu’on fait tous les jours.

SEGOLENE ROYAL
Eh bien, le crédit interbancaire est encore bloqué. Le déblocage de fonds pour les entreprises qui innovent n'est toujours pas fait aussi rapidement. Les crédits revolving des PME, qui leur permettent de garder leur fonds de roulement, n’est toujours pas repris par les banques. Donc, ce n'est pas vrai, à partir du moment où l’Etat n'est pas au Conseil d’administration, il n’obtient rien des banques.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Est-ce…

SEGOLENE ROYAL
Et donc il y a un gouffre entre les annonces et les actes. La réforme du financement des banquiers n’est toujours pas mise en place, les traders sont toujours payés en fonction des spéculations qu’ils font, donc la spéculation continue.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Est-ce qu’il faut interdire les plans sociaux et sanctionner ceux qui les déclenchent ?

SEGOLENE ROYAL
Non, il faut mettre en place la Sécurité sociale professionnelle.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
C’est ce qu’il a dit, hier, dans son discours, à Rethel, et il a ajouté, tiens, c’est intéressant que vous me disiez ce que vous en pensez, il a demandé aux chefs d’entreprise, je le cite, de ne pas profiter de la crise pour justifier des réductions d’effectifs, pas de stratégie cynique et opportuniste et il promet que le gouvernement sera intraitable. Là aussi vous dites « c’est des mots » ?

SEGOLENE ROYAL
Aujourd'hui, les licenciements qui relèvent des plans sociaux ne sont, ne comptent que pour 3 % de la totalité des licenciements, donc il faut interdire les plans sociaux, comme je l’ai dit, dans les entreprises qui font des profits et exiger le remboursement des aides publiques, ça les calmera, et sur les entreprises qui sont en difficultés, il faut que lorsqu’elles ont un plan social à mettre en place, elles puissent bénéficier, mais d’une vraie Sécurité sociale professionnelle, qui n'est pas ce qu’a annoncé Nicolas SARKOZY, parce que son dispositif est extrêmement limité. Moi, ce que je demande, comme d’ailleurs je l’ai expérimenté dans la région que je préside et c'est le système généralisé dans les pays du Nord de l’Europe, c’est que pour aider une entreprise, c'est du gagnant/gagnant, c'est-à-dire on aide une entreprise à se remettre d’aplomb et à conquérir de nouveaux marchés, à mettre au point de nouveaux produits, et pendant ce temps-là, les salariés, au lieu d’être licenciés, continuent à percevoir leur salaire, une formation professionnelle qui leur permet d’être bien adaptée, soit aux besoins de l’entreprise…

Source : Désirs d'avenir

L'urgence est d'interdire les délocalisations dans les entreprises qui sont bénéficiaires"

Ségolène Royal était interviewée sur France Info. Ecouter l'interview.

Voir la vidéo sur le lien ci-dessous

http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/lurgence-est-dinterdire-les-delocalisations-dans-les-entreprises-qui-s

Source : Désirs d'avenir

Pour les salariés de la Camif

Le Président de la République a annoncé un plan de sauvetage de l'économie de 175 milliards d'euros. L'occasion lui est donnée de passer du discours aux actes avec la CAMIF dont près de 1000 salariés désespérés vont être brutalement licenciés.

Pour franchir cette passe difficile et permettre une reprise de ses activités soit par les salariés eux-même soit par un repreneur extérieur, 2O millions d'euros sont nécessaires.

J'ai relayé, il y a quatre jours, cette demande des salariés directement auprès de l'Elysée, sans réaction de sa part pour le moment.

Les salariés de la CAMIF sont ce matin dans l'incertitude la plus absolue sur leur avenir. Ils ne comprendraient pas qu'on puisse trouver des dizaines de milliards d'€ pour les banques et pas les 20 millions d'euros dont ils ont besoin.

Source : Désirs d'avenir

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