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Publié le par Arnaud

Ségolène Royal veut imaginer une "France neuve"              

Ségolène Royal a déclaré dimanche soir son intention de rassembler au deuxième tour "une majorité de Français qui veulent vraiment que ça change", qu'elle a invités à imaginer une "France neuve".

"Pour me conduire vers la victoire, j'ai besoin de vous. Bien sûr de tous les militants socialistes mais bien au-delà", a déclaré la candidate peu après 01h00 devant le siège du PS, rue de Solférino où étaient encore massés des centaines de partisans qui l'ont attendue toute la soirée.

"Je n'appartiens plus seulement aux militants socialistes", a prévenu la candidate du PS, du PRG et du MRC. "Je dois aller au-delà. Bien sûr en rassemblant toute la gauche et les écologistes mais aussi encore au-delà pour rassembler un majorité de Français - la majorité de Français qui veulent vraiment que ça change", a-t-elle poursuivi depuis une estrade installée au milieu de la rue bloquée à la circulation.

Elle était encadrée par une partie de son équipe de campagne, de son compagnon, François Hollande, et de leur fils, Thomas.

"Un rassemblement est en marche, une dynamique est en mouvement la bataille commence dès ce soir", a-t-elle lancé à ses partisans.

"D'étape en étape, je sens une vague qui va se soulever cette vague qui a conduit des millions et des millions de Français vers les urnes", a expliqué Ségolène Royal, qui arborait une tenue blanche devenue l'une de ses marques de fabrique tout au long de la campagne.

"Nous avons une responsabilité essentielle, une responsabilité majeure: celle de réussir le changement, celle de construire cette France neuve, c'est à cela que je vous appelle. Mobilisez-vous! Avançons! En avant!", a-t-elle conclu.

La candidate s'exprimait à son retour de Melle, son fief électoral dans les Deux-Sèvres, où elle avait voté à la mi-journée et fait sa déclaration d'après-résultat vers 21h30.

Pour faire patienter les militants rassemblés devant rue de Solférino dans l'espoir de voir la candidate, François Hollande, entouré de plusieurs dirigeants du PS, avait pris la parole peu avant minuit.

La victoire est "à portée de main", a déclaré le premier secrétaire du PS, tout en concédant que le PS ne disposait pas de "beaucoup de réserve" de voix.

"Il nous reste 14 jours et 15 nuits, il nous faut maintenant mener campagne partout comme jamais nous ne l'avons fait", a-t-il insisté, la voix complètement cassée au terme de la campagne pour le premier tour, qui l'a vu se rendre dans 45 départements en trois mois.


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