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Publié le par Arnaud

Royal appelle au rassemblement des "républicains de progrès"

Ségolène Royal dénonce le "système destructeur" de son adversaire Nicolas Sarkozy, lui opposant son "modèle de réconciliation". La candidate socialiste a reçu un message de soutien de Romano Prodi.

Ségolène Royal s'est clairement posée vendredi 27 avril en opposition totale à Nicolas Sarkozy, défendant "un modèle de réconciliation" face à son "système destructeur", et a réitéré son appel au rassemblement des "républicains de progrès", à la veille de son débat avec François Bayrou.
La candidate socialiste, particulièrement en forme, a parlé pendant une heure devant plus de 20.000 personnes. Rassemblées dans un grand hall du centre Eurexpo de la banlieue de Lyon, elles ont agité des drapeaux de toutes couleurs et ponctué son discours de "on va gagner". Parmi elles figuraient une dizaine d'élus locaux centristes.
Dans un message vidéo de soutien à la candidate, le président du Conseil italien Romano Prodi a appelé à une nouvelle alliance de "centre gauche" entre socialistes et centristes en France. "Nous, les démocrates et socialistes européens convaincus, nous devons unir nos forces", a-t-il affirmé.

Le meeting de Ségolène Royal se tenait à la veille de son débat avec le président de l'UDF François Bayrou, dont elle espère qu'il va permettre de dégager des points de convergence.
DSK, qui a parlé juste avant elle, a dénoncé "les débauchages de parlementaires centristes" par Nicolas Sarkozy et ses "menaces contre les médias" : "Un Sarkozy pas encore président c'est déjà un danger, un Sarkozy président ce sont les libertés en cause".
L'attaque contre Nicolas Sarkozy a constitué aussi le coeur du discours de la candidate qui a prononcé son nom près d'une dizaine de fois, alors qu'elle évitait en début de campagne de le nommer.
"Je ne crois pas aux hommes providentiels (...), je ne me pose pas en victime comme le fait le président de l'UMP tous les quatre matins. Pauvre victime ! L'élection présidentielle ne se joue pas sur une victimisation, ou alors il faut faire autre chose !", a-t-elle lancé presque en riant.

Ségolène Royal faisait allusion à des déclarations de Nicolas Sarkozy en Auvergne, où il l'a accusée ainsi que François Bayrou de "faire des procès de Moscou" lorsqu'ils ont dénoncé des "pressions" pour empêcher la tenue de leur débat télévisé.
"Je ne suis pas une faible victime, je ne suis pas une faible femme, je suis comme disent les Antillais une femme debout, une femme solide, une combattante!", a-t-elle dit sous les vivats.
Elle a opposé "un système destructeur qui dresse les Français les uns contre les autres", celui de Nicolas Sarkozy, à son "modèle de réconciliation, de rassemblement (...) pour que nous construisions une France qui se rassemble".
"A l'approche de ce second tour, on voit que les choses se simplifient" entre "le candidat soutenu par Berlusconi et la candidate soutenue par Zapatero et Prodi", a observé Ségolène Royal.
"Sarkozy pense à être président depuis qu'il est tout petit : son projet c'est lui, mon projet, c'est vous, c'est la France", a-t-elle déclaré.

Elle a dénoncé aussi "la somme des attaques, des mots violents de mépris qu'il a eus pour François Bayrou": c'est "très choquant sur le plan du simple respect démocratique".
Ségolène Royal a lancé un "appel à un vaste rassemblement de la gauche et des écologistes, et au-delà", un rassemblement "des républicains de progrès". Cette "rénovation politique", a-t-elle ajouté "nous demande des efforts aux uns et aux autres", mais, a-t-elle dit, "il faut sortir des dogmes, des idées préconçues et des camps qui s'affrontent l'un contre l'autre".
"Je crois pouvoir rassembler" et "je sais que vous me soutenez dans cette démarche", a-t-elle déclaré à la salle qui l'a chaudement applaudie.

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