Désirs d'avenir 86000 - Arnaud Fage

Publié le par Arnaud Fage

Ségolène Royal "félicite" Rama Yade

Ségolène Royal a "félicité" la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade pour "ses déclarations courageuses et fermes" contestant l'opportunité de la visite en France du colonel Mouammar Kadhafi, dans un communiqué lundi.

"Ségolène Royal félicite Rama Yade pour sa prise de position sans ambiguïté concernant son opposition à la visite de Kadhafi et ses déclarations courageuses et fermes".

Ségolène Royal "rappelle qu'elle a été, dès mercredi dernier, la première à contester cette visite". Ce jour-là, elle s'était déclarée "profondément en désaccord" avec cette initiative. "Si la mobilisation s'était déclenchée à ce moment-là, cela aurait été beaucoup plus difficile pour Kadhafi de venir en France"

Tribune de Ségolène Royal sur l'environnement

Nous avons aujourd’hui une responsabilité historique pour faire face aux défis planétaires de l'environnement. Il y a deux logiques : celle du laissez-faire, du libéralisme, qui vise le profit immédiat et nous prépare au pire. Ou celle de la volonté, qui relève les défis, pour laisser à nos enfants une planète vivable et qui applique le principe pollueur-payeur, empêche la destruction de biens collectifs publics. Ces enjeux ne doivent pas être laissés au bon vouloir des marchés ou à l’égoïsme des Etats, y compris les plus grands comme les Etats-Unis dont le mépris affiché par l’administration Bush à l’égard du changement climatique est aussi incompréhensible que terrifiant.

Dans cet effort, le souci d'équité s'impose aux pays développés : ils ont la responsabilité d'organiser au plus vite les transferts de technologies propres vers les pays émergents dont les besoins sont légitimes, ce qui sera génèrera aussi une croissance économique supplémentaire. En protégeant les ressources des pays en développement, on permettra à ces sociétés de satisfaire leurs besoins, et donc d’agir sur les migrations de la misère. La Banque mondiale et les banques interrégionales prévoient d'investir 350 milliards de dollars dans le secteur énergétique. Ils doivent être mis au service d'un plan international d'économies d'énergie et de développement massif des énergies renouvelables dans les pays du Sud dont le potentiel est aujourd'hui inexploité. L'environnement et les tensions, les conflits qui secoueront la planète sont liés. Un plan d'accès à l'eau potable, garanti au niveau mondial, doit être engagé sans tarder. La paix du monde et l'avenir des peuples sont en jeu : la création d'une organisation mondiale de l'environnement est nécessaire. En clair, le combat pour protéger la planète rejoint celui de la lutte contre la pauvreté et contre les guerres.

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