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Publié le par Arnaud

Ségolène Royal à Mont-de-Marsan le 1er mars 2007


Comme la semaine dernière à Dunkerque, Ségolène Royal a expliqué la politique que Nicolas Sarkozy et François Bayrou comptent mener conjointement dans les années à venir. A propos du premier -qui la devance toujours dans les sondages-, elle a affirmé qu'il voulait tromper les Français. "La morale politique consiste à rendre des comptes sur ses actes", a-t-elle dit, qualifiant son rival de "contre-exemple civique" car "il prétend rompre avec une équipe disqualifiée alors qu'il s'accroche jusqu'au bout au gouvernement". "Sarkozy, démission !", ont alors scandé les 5 000 personnes présentes dans la salle.

La candidate socialiste n'a pas non plus épargné François Bayrou, dont la montée dans les intentions de vote se confirme à chaque nouvelle enquête. Elle l'a notamment accusé "brouiller les cartes" alors que l'UDF "gouverne avec la droite dans les assemblées locales". "On ne peut pas tous les cinq ans, le temps d'une campagne électorale, conter fleurette à la gauche puis rentrer chez soi dès la proclamation des résultats", a-t-elle asséné, en sous-entendant que le leader centriste fera alliance avec Nicolas Sarkozy au second tour. "Le juste milieu conduit à l'inaction. La France a besoin de changement profond, pas de compromis mou", a conclu Ségolène Royal sur ce sujet.

Airbus s'invite dans la campagne

Elle s'est également longuement exprimée sur le dossier Airbus, tirant la conclusion que les Français auront à choisir le 6 mai entre "un Etat impotent" incarné selon elle par la droite, et "un Etat fort qui assume ses responsabilités", représenté par la gauche. "J'ai confiance dans la lucidité des Français sur le bilan des uns comme sur celui des autres. Nul candidat sortant ne peut être élu sur un tel bilan", a-t-elle affirmé après avoir rappelé, chiffres à l'appui, le montant de la dette, les déficits des comptes sociaux et du commerce extérieur.

Elle a aussi fustigé la prise de position sur Airbus du candidat UMP, qui avait dit mercredi ne pas considérer que "les Etats soient les actionnaires industriels les plus avisés", ce qui revient selon elle à soutenir que "l'Etat ne peut rien faire". "Non seulement l'Etat peut faire, mais il doit faire", a-t-elle clamé. "Avec moi, l'Etat sera fort, l'Etat sera juste, l'Etat sera à sa place", a-t-elle assuré.

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